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Pambazuka News 72: Sékou Touré : Entre «la pauvreté dans la liberté» et «l’opulence dans l’esclavage»
Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.
Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847
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CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Résumé de l'Édition Anglaise, 4. Zimbabwe, 5. Moniteur de l'Union Africaine, 6. Droits humains, 7. Réfugiés & migration forcée, 8. Mouvements sociaux, 9. Elections & gouvernance, 10. Corruption, 11. Développement, 12. Santé & VIH/SIDA, 13. Éducation, 14. Environnement, 15. Média & liberté d'expression, 16. Bien-être social, 17. Nouvelles de la diaspora, 18. Conflits & urgences, 19. Cours, séminaires, & ateliers
Sommaire de cette édition
CHRONIQUE : Entre «la pauvreté dans la liberté» et «l’opulence dans l’esclavage».
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Nouvelles priorités de développement pour les ACP.
RESUME DE L’ÉDITION ANGLAISE : Genre et disparités socio-spirituels pendant le Ramadan.
ZIMBABWE : Mbeki à nouveau appelé à la rescousse pour sortir le pays de l’impasse.
MONITEUR DE L’UNION AFRICAINE : L’ultimatum de l’UA à la Mauritanie.
DROITS HUMAINS : Afrique du Sud : Le parquet fait appel de la relaxe de Zuma.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Global : Arrivée record de 230 clandestins dans une même barque aux Canaries.
ELECTIONS & GOUVERNANCE : Afrique du Sud : Après la démission de Thabo Mbeki, où va le pays ?
CORRUPTION : Mali : Démission d’un ministre en rapport avec une enquête de l’UE.
DEVELOPPEMENT : Afrique du Sud : Le développement retardé par la crise financière interntionale.
SANTE ET VIH/SIDA : Gabon : Inauguration d’un centre contre le paludisme.
EDUCATION : Côte d’Ivoire : Les librairies informelles dictent leur loi.
ENVIRONNEMENT : Afrique : L’ONU met en garde contre l’expansion des bidonvilles.
MEDIAS & LIBERTES D’EXPRESSION : Global : Six chaînes africaines diffusées en France.
BIEN-ETRE SOCIAL : Togo : Rush vers le secteur de la récupération des ferrailles.
NOUVELLES DE LA DIASPORA : Afrique du Sud : Le sommet de la Diaspora africaine reporté.
CONFLITS ET URGENCES : Afrique : Signature d’un traité international sur l’interdiction des bombes à fragmentation.
COURS, SEMINAIRES ET ATELIERS : Afrique : Conférence sur la publication et la diffusion électroniques.
Chroniques
Ahmed Sékou Touré : «Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage»
2008-10-05
Tidiane Kasse
Le 28 septembre 1958, la Guinée vote «Non» à l’occasion du référendum sur le projet de Constitution proposé par le général Charles de Gaulle, pour l’établissement d’une Communauté franco-africaine. Elle est ainsi le seul territoire, parmi les colonies françaises d’Afrique, à prendre le chemin de l’Indépendance. Celle-ci sera prononcée le 2 octobre 1958. Cet acte de souveraineté internationale dont on fête le 50e anniversaire, avait été d’abord posé le 25 août 1958, dans un discours prononcé par Ahmed Sékou Touré, futur président de la Guinée indépendante. Une phrase restée dans la postérité en résume l’esprit : «Il n’y a pas de dignité sans liberté : nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage». A quoi de Gaulle avait répondu : «L’indépendance est à la disposition de la Guinée [mais] la France en tirera les conséquences’’.
Sékou Touré était alors président du Conseil du gouvernement et député-maire de Conakry. Il recevait le chef de l’Etat français dans le cadre d’une tournée dans les Territoires d’Outre-Mer pour faire la promotion de son projet de Constitution visant la création d’une Communauté franco-africaine. Le «Non» de la Guinée à cette union se traduira de manière écrasante lors du référendum du 28 septembre, avec 1 million 136 324 voix contre 56 981, sur un total de 1 millions 203 875 votants pour 1 million 408 500 inscrits.
La Guinée proclame ainsi son indépendance le 2 octobre 1958. Un an après le Ghana de Kwame Nkrumah, cet acte de rupture exalte les progressistes sur le continent africain et au sein de la diaspora. Ils sont nombreux à affluer en Guinée pour aider le jeune État sur la voie de la construction de son développement et l’affirmation de sa dignité.
Comme un symbole, le «Non» de la Guinée avait été prononcé 60 ans jour pour jour après l’arrestation, par les Français, de l’Almamy Samory Touré (1830-1900), un des plus grands résistants africains à la pénétration coloniale et dont Sékou Touré se présentait comme un descendant.
Devant une France devenue hostile alors qu’elle lui tendait la main dans l’indépendance et l’égalité, Sékou Touré assume le nouveau destin de son pays. Le 4 novembre 1958, un mois après la souveraineté internationale acquise, il déclare : «Le paysan noir n’avait rien à perdre sinon une partie de la misère et de soin humiliation en accédant à l’indépendance (…) Le choix de la Guinée est donc un choix africain et il a traduit les aspirations profondes de nos populations. L’Afrique a vécu sur l’apport de la France. Elle demande à vivre avec l’apport de la France, mais si cet apport lui est refusé, elle saura vivre sans cet apport dans la dignité».
Le premier président de la Guinée est mort le 26 mars 1984, alors qu’il était au pouvoir. Ayant dirigé son pays d’une main de fer, il n’a pas su faire de ce qu’il appelait un «scandale géologique», du fait de son extraordinaire richesse minière et naturelle, un «miracle du développement». Pas plus que ses héritiers au pouvoir. La Guinée est encore aujourd’hui un des pays les plus en retard dans l’Indice de développement du PNUD.
Mais cinquante ans plus tard, le discours du 25 août de Sékou Touré ne brille pas seulement pour son symbole. Il continue d’interpeller un continent sur la voie de la dignité et de la liberté. Pambazuka News vous le propose.
* Tidiane Kassé est rédacteur en chef de l’édition française de Pambauka News
* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Entre «la pauvreté dans la liberté» et «l’opulence dans l'esclavage»
2008-10-02
Sékou Touré
Monsieur le président du gouvernement de la République française,
Dans la vie des nations et des peuples, il y a des instants qui semblent déterminer une part décisive de leur destin ou qui, en tout cas, s'inscrivent au registre de I'Histoire en lettres capitales autour desquelles les légendes s'édifient, marquant de manière particulière au graphique de la difficile évolution humaine, les points culminants, les sommets qui expriment autant de victoires de l'Homme sur lui-même, autant de conquêtes de la société sur le milieu naturel qui l'entoure.
Monsieur le président, vous venez en Afrique précédé du double privilège d'appartenir à une légende glorieuse qui magnifie la victoire de la liberté sur l'asservissement et d'être le premier chef du gouvernement de la République française à fouler le sol de Guinée. Votre présence parmi nous symbolise non seulement la «Résistance » qui a vu le triomphe de la raison sur la force, la victoire du bien sur le mal, mais elle représente aussi, et je puis même dire surtout, un nouveau stade, une autre période décisive, une nouvelle phase d'évolution. Comment le peuple africain ne serait-il pas sensible à ces augures, lui qui vit quotidiennement dans l'espoir de voir sa dignité reconnue, et renforce de plus en plus sa volonté d'être égal aux meilleurs ?
La valeur de ce peuple, monsieur le président, vous la connaissez sans doute mieux que nul autre, pour en avoir été juge et témoin aux heures les plus difficiles que la France ait jamais connues. Cette période exceptionnelle à l'issue de laquelle la liberté devait resurgir avec un éclat nouveau, une force décuplée, est marquée par l'homme d'Afrique d'une manière toute particulière, puisqu'il a, au cours de la dernière guerre mondiale, rallié, sans justification apparente, la cause de la liberté des peuples et de la dignité humaine.
A travers les vicissitudes de l'Histoire chaque peuple s'achemine vers ses propres lumières, agit selon ses caractéristiques particulières et en fonction de ses principales aspirations sans qu'apparaissent nécessairement les mobiles réels qui le font agir.
Notre esprit, pourtant rompu à la logique implacable des moyens et des fins, ainsi qu'aux dures disciplines des réalités quotidiennes, est constamment attiré par les grandes nécessités de l'élévation et de l'émancipation humaines. L'épanouissement des valeurs de l'Afrique est freiné, moins à cause de ceux qui les ont façonnées, qu'à cause des structures économiques et politiques héritées du régime colonial en déséquilibre avec ses aspirations d'avenir.
C'est pourquoi nous voulons corriger, non par des réformes timides et partielles, mais fondamentalement, ces structures afin que le mouvement de nos sociétés suive la ligne ascendante d'une constante évolution, d'un perpétuel perfectionnement.
Le progrès est en effet une création continue, un développement ininterrompu vers le mieux, pour le meilleur. Etape après étape, les sociétés et les peuples élargissent et consolident leur droit au bonheur, leurs titres de dignité, et développent leur contribution au patrimoine économique et culturel du monde entier.
L'Afrique noire n'est pas différente en cela de toute autre société ou de tout autre peuple. Selon nos voies propres, nous entendons nous acheminer vers notre bonheur et cela avec d'autant plus de volonté et de détermination que nous connaissons la longueur du chemin que nous avons à parcourir.
La Guinée n'est pas seulement cette entité géographique que les hasards de l'Histoire ont délimitée suivant les données de sa colonisation par la France, c'est aussi une part vive de l'Afrique, un morceau de ce continent qui palpite, sent, agit et pense à la mesure de son destin singulier. Mais aussi vaste que soit notre ère d'investigation, aussi étendu que soit notre champ d'action, cela est insuffisant en regard de nos propres exigences d'évolution.
Pour y répondre, nous devrons engager non seulement l'ensemble de nos potentialités propres, mais encore tout ce qui constitue les biens et les connaissances universels, lesquels chaque jour se développent et s'accroissent de manière inappréciable.
A travers le désordre moral dû au fait colonial et à travers les contradictions profondes qui divisent le monde, nous devons taire les pensées idéales afin de serrer au plus près les possibilités réelles, les moyens efficaces et immédiatement utilisables ; nous devons nous préoccuper des conditions exactes de nos populations afin de leur apporter les éléments d'une indispensable évolution, sans laquelle le mieux-être qu'elles prétendent légitimement obtenir ne pourrait être créé. Si nous ne nous employions pas à cette tâche, nous n'aurions aucune raison de vouloir remplir les fonctions dont nous avons la charge, aucun droit à la confiance de nos populations. C'est parce que nous nous interdisons de confisquer à notre profit la souveraineté des populations guinéennes, que nous devons vous dire sans détour, monsieur le président du Conseil, les exigences de ces populations pour qu'avec elles, soient recherchées les voies les meilleures de leur émancipation totale.
Le privilège d'un peuple pauvre est que le risque que courent ses entreprises est mince, et les dangers qu'il encourt sont moindres. Le pauvre ne peut prétendre qu'à s'enrichir et rien n'est plus naturel que de vouloir effacer toutes les inégalités et toutes les injustices. Ce besoin d'égalité et de justice nous le portons d'autant plus profondément en nous, que nous avons été plus durement soumis à l'injustice et à l'inégalité. L'analyse logique et une connaissance de plus en plus grande de nos valeurs particulières, de nos moyens potentiels, de nos possibilités réelles nous laissent cependant exempts de tout complexe et de toute crainte : nous sommes uniquement préoccupés de notre avenir et soucieux du bonheur de notre peuple.
Ce bonheur peut revêtir des aspects multiples et des caractéristiques diverses selon la nature de nos aspirations, de nos désirs, selon notre état propre ; il peut être aussi bien une chose unique qu'un faisceau de mille choses, toutes également indispensables à sa réalisation. Nous avons, quant à nous, un premier et indispensable besoin, celui de notre dignité. Or, il n'y a pas de dignité sans Liberté, car tout assujettissement, toute contrainte imposée et subie dégrade celui sur qui elle pèse, lui retire une part de sa qualité d'Homme et en fait arbitrairement un être inférieur.
Nous préférons la pauvreté dans la liberté à l’opulence dans l'esclavage. Ce qui est vrai pour l'homme l'est autant pour les sociétés et les peuples. C'est ce souci de dignité, cet impérieux besoin de Liberté qui devait susciter aux heures sombres de la France les actes les plus nobles, les sacrifices les plus grands et les plus beaux traits de courage. La Liberté, c'est le privilège de tout homme, le droit naturel de toute société ou de tout peuple, la base sur laquelle les Etats africains s'associeront à la République française et à d'autres Etats pour le développement de leurs valeurs et de leurs richesses communes.
Monsieur le président, vous me permettrez de rappeler un passage du discours que j'ai prononcé à l'occasion de la visite récente d'un représentant du gouvernement français, M. Gérard Jacquet, ancien ministre de la France d'Outre-Mer.
Notre option fondamentale qui, à elle seule, conditionne les différents choix que nous allons effectuer, réside dans la décolonisation intégrale de l'Afrique : ses hommes, son économie, son organisation administrative, et, en vue de bâtir une communauté franco-africaine solide et dont la pérennité sera d'autant plus garantie qu'elle n'aura plus dans son sein des phénomènes d'injustice, de discrimination ou toute cause de dépersonnalisation et d'indignité.
En effet, le monde évolue rapidement et les impératifs de la vie moderne posent avec brutalité le problème du choix entre la stagnation et le progrès, entre la division des peuples et leur union fraternelle, entre l'esclavage et la liberté, enfin entre la guerre et la paix.
Pour l'Afrique noire d'influence française, ces problèmes doivent être abordés avant tout avec un esprit réaliste, compréhensif. Notre coeur, notre raison, en plus de nos intérêts les plus évidents, nous font choisir, sans hésitation, l'interdépendance et la liberté dans cette union, plutôt que de nous définir sans la France et contre la France. Et c'est en raison de cette orientation politique que nos exigences doivent être toutes connues pour que leur discussion soit facilitée au maximum.
D'aucuns, en parlant des rapports franco-africains, situent leur raisonnement dans le domaine économique et social exclusivement, et concluent fatalement, compte tenu du grand retard des pays sous-développés d'Afrique, par l'apologie de l'action coloniale de la France. Ces hommes oublient qu'au-dessus de l'économique et du social il y a une valeur autrement plus importante, qui oriente et détermine le plus souvent l'action des hommes d'Afrique ; cette valeur supérieure réside essentiellement dans la conscience qu'apportent les hommes d'Afrique à la lutte politique, tendant à sauvegarder leur dignité et leur originalité et libérer totalement leur personnalité. Qui ne sait aujourd'hui que les drames douloureux enregistrés dans l'histoire coloniale française en Indochine et en Afrique du Nord sont interprétés aussi différemment selon que l'on donne la suprématie à l'économie, ou que le droit à l'indépendance, le respect de la dignité des peuples sont considérés comme les bases les plus solides de toute association de peuples différents !
Aujourd'hui, en raison de l'évolution de la situation internationale et surtout du gigantesque progrès du mouvement de décolonisation dans les pays dépendants, nous pouvons affirmer que la force militaire dirigée contre la liberté d'un pays ne peut plus garantir ni le prestige, ni les intérêts d'une métropole. Le rayonnement de la France, la garantie et le développement de ses intérêts en Afrique ne sauraient désormais résulter que de l'association libre des pays d'Outre-Mer. L'action économique et culturelle de la France demeure encore indispensable à l'évolution harmonieuse et rapide des Territoires d'Outre-Mer.
C'est en fonction de ces leçons du passé et des impératifs de cette évolution nécessaire, de ce progrès général irréversible déjà accompli, de la ferme volonté des peuples d'Outre-mer à accéder à la totale dignité nationale excluant définitivement toutes les séquelles de l'ancien régime colonial, que nous ne cessons, dans le cadre d'une Communauté franco-africaine égalitaire et juste, de proclamer la reconnaissance mutuelle et l'exercice effectif du droit à l'indépendance des peuples d'Outre-Mer. Certains attributs de souveraineté qui seront exercés au niveau de cette Communauté devront se résumer en quatre domaines :
• Défense
• Relations diplomatiques
• Monnaie
• Enseignement supérieur
Un pays qui exclut toute interdépendance dispose de quatre pouvoirs essentiels:
1. La défense
2. La monnaie
3. Les relations extérieures et la diplomatie
4. La justice et la législation
Nous acceptons volontairement certains abandons de souveraineté au profit d'un ensemble plus vaste, parce que nous espérons que la confiance placée dans le peuple français et notre participation effective au double échelon législatif et exécutif de cet ensemble sont autant de garantie et de sécurité pour nos intérêts moraux et matériels.
Nous ne renonçons pas et ne renoncerons jamais à notre droit légitime et naturel à l'indépendance car, à l'échelon franco-africain nous entendons exercer souverainement ce droit. Nous ne confondons pas non plus la jouissance de ce droit à l'indépendance avec la sécession d'avec la France, à laquelle nous entendons rester liés et collaborer à l'épanouissement de nos richesses communes. Le projet de Constitution ne doit pas s'enfermer dans la logique du régime colonial qui a fait juridiquement de nous des citoyens français, et de nos territoires, une partie intégrante de la République française une et indivisible.
Nous sommes africains et nos territoires ne sauraient être une partie de la France. Nous serons citoyens de nos Etats africains, membres de la Communauté franco-africaine. En effet, la République française, dans l'Association franco-africaine, sera un élément tout comme les Etats africains seront également des éléments constitutifs de cette grande Communauté multinationale composée d'Etats libres et égaux. Dans cette association avec la France, nous viendrons en peuples libres et fiers de leur personnalité et de leur originalité, en peuples conscients de leur apport au patrimoine commun, enfin en peuples souverains participant par conséquent à la discussion et à la détermination de tout ce qui, directement ou indirectement, doit conditionner leur existence.
La qualité ou plutôt la nouvelle nature des rapports entre la France et ses anciennes colonies devra être déterminée sans paternalisme et sans duperie. En disant NON de manière catégorique à tout aménagement du régime colonial et à tout esprit paternaliste, nous entendons ainsi sauver dans le temps et dans l'espace les engagements qui seront conclus par la nouvelle Communauté franco-africaine. En dehors de tout sentiment de révolte, nous sommes des participants résolus et conscients à une évolution politique en Afrique noire, condition essentielle à la reconversion de tout l'acquis colonial vers et pour les populations africaines.
Le nom de notre association nous importe peu, ce qui importe sera le contenu de notre association, la somme des possibilités nouvelles d'évolution qu'elle offrira aux Territoires africains actuellement engagés dans le grand mouvement d'émancipation qui exige la disparition totale du phénomène colonial et l'établissement d'une ère de liberté vraie, d'égalité et de fraternité agissante.
Monsieur le président, nous savons que vous vous êtes donné pour mission de sauver l'unité de la nation française. Cette noble ambition, l'effort qu'elle suppose seront à la mesure de votre pouvoir si elle comprend et sait respecter également les points de sensibilisation de l'action des peuples associés à la nation française.
En effet, les territoires actuels d'AOF et d'AEF ne doivent pas être des entités définitives.
L'immense majorité des populations intéressées veut substituer aux actuelles entités AOF-Togo et AEF deux Etats puissants fraternellement unis à la France.
Des considérations humaines et sociales autant qu'économiques et politiques plaident en faveur de la constitution de ces Etats qui seront dotés de parlements et de gouvernements démocratiques.
Ces grandes perspectives qui vont pouvoir accélérer l'histoire de nos pays, en leur permettant de transcender les particularismes et les égoïsmes ou plutôt leurs contradictions internes, demeurent pour notre génération la voie la plus sûre, la plus directe qui aboutit à la paix et au bonheur.
Ces mêmes perspectives, positives pour les Territoires d'Outre-mer et pour la grandeur de la France dans le monde, exigeront de nous, Africains, Malgaches et Français, des efforts plus grands, à la fois plus nobles et plus exaltants que ne l'aurait exigé la solution destructive d'une séparation.
Je rappelle souvent que la vie de l'homme va de zéro à cent alors que celle de nos peuples est éternelle.
Nous sommes quant à nous Africains de Guinée, sûrs que notre courage et notre loyauté, notre communion d'action créatrice de biens, et notre amour de la justice et du progrès sauront conduire, à travers le temps, notre future Communauté avec toujours plus de puissance, et dans la prospérité et la liberté. Pour résumer la position guinéenne vis-à-vis du projet de Constitution qui fera l'objet du référendum du 28 septembre, nous affirmons qu'elle ne sera favorable qu'à condition que la Constitution proclame :
1. Le droit à l'indépendance et à l'égalité juridique des peuples associés, droit qui équivaut à la liberté pour ces peuples de se doter d'institutions de leur choix et d'exercer dans l'étendue de leurs Etats et au niveau de leur ensemble, leur pouvoir d'autodétermination et d'autogestion ;
2. Le droit de divorce sans lequel le mariage franco-africain pourra être considéré, dans le temps comme une construction arbitraire imposée aux générations montantes ;
3. La solidarité agissante des peuples et des Etats associés afin d'accélérer et d'harmoniser leur évolution.
Dans l'intérêt bien compris des peuples d'Outre-mer et de la France, nous osons penser, monsieur le président, que votre gouvernement saura proposer au Référendum un projet de Constitution tenant compte, non pas des conceptions juridiques basées sur un régime impopulaire, mais seulement des exigences exprimées par des peuples mûrs, tous solidairement et fermement décidés de se construire un destin de liberté, de dignité et de solidarité fraternelle pour la communauté multinationale que sera l'association de nos Etats, pour l'unité et l'émancipation de l'Afrique.
VIVE LA GUINEE !
VIVE LA FRANCE !
* Ahmed Sékou Touré a été le premier président de la Guinée. Il est décédé en 1984.
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Commentaires & analyses
Les nouvelles priorités de développement pour les ACP
2008-10-03
Abel Gbêtoénonmon
Le sixième sommet des chefs d'Etats et de gouvernement des pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) s'est ouvert le 2 octobre à Accra pour deux jours de travaux avec de nouvelles priorités.
Dans la décision rendue publique à l'issue du sommet, les chefs d'Etats et de gouvernement des pays ACP ont instruit le président du Conseil et du secrétariat général du Groupe ACP d'explorer, pour fin octobre 2008, les modalités d'organisation d'une rencontre de haut niveau engageant leurs homologues de l'Union européenne. Le Conseil des ministres ACP a aussi été mandaté pour poursuivre les réflexions en vue de la création d'une zone de libre échange pour l'ensemble des pays ACP.
Outre les négociations d'accords commerciaux en cours entre les ACP et l'Union européenne, les chefs d'Etats et de gouvernements intervenant à la tribune officielle ont mis l'accent sur de nouveaux enjeux tels que la crise alimentaire, la crise de l'énergie, la crise financière, le changement climatique, la question de l'aide au développement ainsi que les objectifs du millénaire pour le développement.
Ce sommet intervient à un moment où les négociations entre l'Union européenne et les régions ACP se trouvent dans une phase assez délicate pour des régions comme l'Afrique de l'Ouest, mise sous pression par la signature des Accords de partenariat économique intérimaires qui constitue un sujet de controverse entre les pays ACP. Il s'agit d'accords commerciaux impliquant l'accès libre des produits ACP (sauf le riz et le sucre) au marché européen depuis le 1er janvier 2008, en échange d'une ouverture progressive d'au moins 80% des marchés ACP aux produits européens, paraphés par certains pays ACP devant l'impossibilité de parvenir à des accords complets avec l'Union européenne au 31 décembre 2007.
Pendant que les officiels soulèvent ces enjeux, ainsi que leur répercussions sur les pays ACP, appelant à une augmentation de l'aide de l'Union européenne en faveur de leurs pays, les représentants de la société civile présents à Accra exigent toujours l'exclusion de l'investissement et des questions dites de Singapour, des négociations d'accords commerciaux en cours entre l'Union européenne et les régions ACP.
Pour certains officiels, l'Afrique doit inclure la question de l'investissement au coeur de la coopération ACP-UE, pour créer des conditions propices à l'attrait des capitaux étrangers, les représentants de la société civile impliqués dans la « campagne arrêtez les APE », maintiennent que « les investissements doivent rester en dehors des APE pour permettre aux pays ACP de garder leur souveraineté sur la conception et la mise en oeuvre des mesures de politique en ce qui concerne l'investissement ».
Coordonnateur du « Programme commerce » de l'ONG Enda Tiers Monde, coordonnatrice de la Plate-forme ouest-africaine pour le suivi de l'Accord de Cotonou, Cheikh Tidiane Dièye estime que « les pays comme la Chine, qui ont attiré le plus l'investissement dans le monde, n'ont pas eu nécessairement recours à des législations laxistes en matière d'investissement ». Il estime que tout en acceptant de ne pas prendre en compte l'investissement comme chapitre à part entière dans l'APE, « l'Union européenne est en train d'utiliser les services pour faire passer la pilule de l'investissement ».
A la question de savoir que faire en fin juin 2009, si l'Afrique de l'Ouest ne parvient pas à la signature d'un APE global, la plupart des représentants de la société civile reconnaissent que la région serait face à un dilemme qui se pose ainsi : signer dans la précipitation un accord commercial peu satisfaisant pour sauvegarder l'intégration régionale avec la Côte d'Ivoire et le Ghana (deux pays qui ont paraphés les accords intérimaires), ou ne pas signer un accord commercial avec l'Uion européenne et poursuivre la consolidation de l'intégration régionale sans ces deux pays.
Venus à Accra à la tête d'une caravane de la société civile qui a sillonné les frontières Niger-Bénin, Bénin-Togo et Togo-Ghana pour évaluer la mise en oeuvre du protocole de la CEDEAO sur la libre circulation des biens et des personnes, Sébastien Dohou et Ernest Pédro du Bénin, Laoual Sayabou du Niger, et Ema Esso du Togo ont montré que « l'Afrique de l'Ouest n'est pas pas prête et ne sera pas prête en juin 2009 », nouvelle date-butoir pour la signature de l’APE avec l’Union européenne. Pour eux, tous les indicateurs de l'état de préparation de la région qui ont justifié la non signature le 31 décembre 2007 demeurent intacts. « L'Afrique de l'ouest est encore dans une situation de déficit de capacité et sans combler ces insuffisances, il ne sert à rien de se précipiter dans une aventure », estiment-ils.
Avec ce sommet des chefs d'Etats et de gouvernement des pays Afrique-Caraïbes-Pacifique, Accra a été trois fois en six mois, la capitale de rencontres internationales de haut niveau sur les enjeux mondiaux de développement. Il y eut d’abord la douzième session de la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (CNUCED XII) et ensuite la troisième rencontre de haut niveau sur l’efficacité de l’aide publique au développement,
La douzième Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED XII) tenue du 20 au 25 avril 2008, avait débouché sur un document de consensus baptisé “Accord d'Accra” et une déclaration. La plupart des délégués, y compris les africains, ont estimé en ce moment là que l'accord offre une “feuille de route pour accroître l'efficacité de la Cnuced au cours des quatre prochaines années”.
Déjà à ce rendez-vous l'essentiel des sujets objet de discussion dans le cadre de ce sixième sommet ACP étaient au coeur des préoccupations. Il s'agit notamment des négociations d'accords commerciaux (APE et multilatéral), de la crise alimentaire et de la situation des produits de base sur le marché international, de la problématique des investissements dans le commerce, de la crise énergétique et des opportunités et menaces liées à la production des biocarburants.
Le troisième Forum de haut niveau sur l'efficacité de l'aide, organisé du 2 au 4 septembre derniers, est survenu après Rome en 2003, Paris en 2005. Il s'agit ici de rencontres de haut niveau qui interviennent à un moment où l'Afrique se trouve au coeur des grandes interrogations en ce qui concerne les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) fixés par les Nations-Unies pour l'horizon 2015. La réduction de la pauvreté étant l'enjeu majeur des OMD, il convient de se demander en quoi la tenue de ces différentes rencontres de haut niveau sur le développement dans une capitale africaine permet au continent de mieux se positionner sur l'échiquier mondial de l'amélioration du bien-être de ses populations ?
De nombreuses interrogations persistent également quant à la vision globale de politique économique qui guide la participation des pays africains à ces différents processus de dialogue. Une fois encore, la nécessité d'une analyse de cohérence s'impose pour assurer une efficiente participation de l'Afrique aux grands fora mondiaux de réflexion sur les enjeux de politique de développement. Il y va de la crédibilité des chefs d'Etat et de gouvernement qui constituent la caution morale et politique des engagements et options de développement pris pour le continent.
En refusant de se concentrer exclusivement sur les négociations d'Accord de partenariat économique (APE) entre l'Afrique de l'Ouest et l'Union européenne (actualité la plus brûlante de la coopération ACP-UE), le Sommet des ACP n'a fait que replacer à une échelle moindre le décor de la CNUCED XII centrée sur les mêmes questions de crise alimentaire, de crise énergétique, de négociations d'accords commerciaux et de la problématique de l'investissement dans le commerce.
A cela on pourrait ajouter d'autres grandes messes multilatérales à Genève, à Rome (pour ne citer que celles là) focalisées sur les mêmes questions où les chefs d'Etat africains jouent souvent le rôle de « Grande vedette » défendant la cause des plus pauvres.
N'est-on pas en droit de se demander ce qui a changé fondamentalement dans le vécu quotidien des ces millions d'être humains qui croupissent chaque jours sous le poids de famine, entre la fin de la douzième session de la CNUCED et l'ouverture de ce sixième sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays ACP ? Quelles heureuses implications a-t-on dégagées, dégage-t-on et dégagera-t-on de la multiplication des grandes messes régionales, bilatérales, plurilatérales et multilatérales focalisées plus ou moins sur les mêmes questions sans qu'aucune réponse réelle ne se pointe à l'horizon ?
Répondre à ces interrogations, c'est aussi veiller à la cohérence entre les réflexions sur l'efficacité de l'utilisation des ressources publiques et les autres dynamiques de dialogue politique et de coopération internationale visant l'amélioration du bien-être des citoyens africains.
En attendant, le président soudanais Omar el-Béchir, président sortant du groupe ACP, a transmis le flambeau au chef de l'Etat ghanéen John Kufuor, président entrant du groupe ACP. Ce dernier a insisté sur la volonté des ACP de réduire l'impact de la flambée des prix alimentaires en développant localement des unités de transformation des produits agricoles.
Créé en 1975, le groupe ACP comprend 79 pays, dont 48 d'Afrique sub-saharienne, 16 des Caraïbes et 15 du Pacifique. Depuis 1997, le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres du Groupe ACP est prévu pour se tenir tous les deux ans afin de fixer les grandes orientations de la politique générale du Groupe et donner au Conseil des ministres ACP des directives relatives à sa mise en œuvre.
* Abel Gbêtoénonmon est le directeur exécutif Agence Afrique Performance
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Guinée Bissau : Quelles nouvelles orientations au pays d’Amilcar Cabral ?
2008-10-03
Carlos Cardoso
La Guinée-Bissau, un pays d’environ 1,5 millions d’habitants et de la dimension de la Suisse, comptait, dans les années 1970, parmi les pays ayant le plus grand indice d'aide au développement par habitant. L'énorme prestige dont il jouissait au sein de la communauté internationale reposait sur des options assumées par les autorités politiques d'alors et qui pouvaient servir d'exemple à plusieurs titres. Bien qu’ayant adopté une orientation fidèle au non-alignement et à la pensée d'Amílcar Cabral, les dirigeants du pays ne sont jamais allés jusqu’à déclarer le marxisme-léninisme comme idéologie d'État, ainsi que l’ont fait leurs «compagnons de lutte» d'Angola et du Mozambique.
Jusque dans la première moitié des années 1980, et malgré des insuffisances enregistrées ici et là, le pays a donné des preuves d'utilisation judicieuse de l’aide internationale. Des progrès significatifs avaient été ainsi atteints dans les domaines sociaux, notamment en matière de scolarisation et d'alphabétisation, d’espérance de vie à la naissance et par rapport au taux de mortalité maternelle et infantile.
Plus de trente ans après ces glorieuses années, le pays semble avoir régressé à tous les niveaux. Pratiquement tous les secteurs de la vie nationale se trouvent plongés dans la crise et sans perspectives de solutions, malgré les efforts et l'attention que la communauté internationale lui accorde. La Guinée-Bissau d’aujourd'hui ne semble plus cheminer sur les sentiers de l’Etat de droit et ressemble à ces pays où les institutions, notamment celles liées à l'administration judiciaire, éprouvent de sérieuses difficultés de fonctionnement. Ces pays où les institutions qui constituent les piliers de la souveraineté de l'État ont du mal à coordonner leurs actions.
Plus préoccupant encore, les derniers développements indiquent qu’on se dirige vers une crise sociale et politique aux conséquences imprévisibles. Parmi ces développements négatifs, deux éléments semblent jouer un rôle central : le développement du trafic de drogue et le malentendu entre les structures de l'État, notamment entre la présidence de la République et les hauts gradés des forces armées.
Quelques observateurs internationaux se sont précipités pour qualifier la Guinée-Bissau de narco-Etat. Cette appréciation est loin de correspondre à la réalité, dans la mesure où ce pays ne se réunit pas les conditions pour le devenir. Les possibilités en termes d'organisation, de coordination et d'efficacité des structures et des institutions, pour aller vers un narco-Etat, sont loin d’être réunies. Par ailleurs, l’implication de hautes personnalités de l'État dans des affaires liées à la drogue ne peut être perçu comme un engagement des institutions dans de telles entreprises.
Il reste que si la Guinée-Bissau n’offre pas les conditions pouvant mener aul’établissement d’un narco-Etat, le trafic de drogues et la criminalisation de certaines sphères de l'État commencent à faire effet. Le pays est désormais considéré par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC) comme « la principale porte d'entrée de la cocaïne en Afrique de l’Ouest». Ce qui a contribué à détruire le peu de crédibilité étatique dont le pays disposait encore. Une des meilleures illustrations réside dans les malentendus entre la police et les forces militaires, qui aboutissent parfois à des confrontations directes.
Un autre facteur aggravant commence à se faire sentir au niveau de la santé et le bien-être des populations. Récemment, le Mouvement national de la société civile guinéenne estimait que le crime organisé autour du trafic de drogue avait «de graves répercussions sociales sur le quotidien des citoyens, en particulier sur la corruption, l'insécurité et la santé mentale des jeunes». Initialement qualifié de simple pays de transit, la Guinée-Bissau commence en effet à révéler des indices croissants et préoccupants de consommation de stupéfiants par les populations.
La désarticulation des structures de l'État, à laquelle on assiste, a été un des facteurs ayant conduit à la guerre civile de 1998. Aujourd'hui elle est en train de rendre difficile la stabilité politique dont a besoin le pays, rendant incertain tout pronostic quant à son développement. Cette désarticulation est surtout notoire dans les relations entre le président de la République, constitutionnellement reconnu comme le garant de la stabilité du pays, et la hiérarchie des forces armées qui, de par la loi fondamentale, sont considérées comme les garants de la sécurité intérieure et de l'ordre public du pays (Art. 20).
Aujourd’hui, l'interférence des officiers dans la gestion des affaires a atteint un niveau tel qu’ils pèsent dans la nomination des membres du gouvernement, en se prévalant, à cet effet, de la tacite approbation du chef de l'Exécutif qui, à son tour, semble intéressé, pour des raisons que la raison d’Etat ignore, à maintenir une alliance douteuse avec cette hiérarchie militaire. L'existence de deux types de pouvoir antagoniques, entre le pouvoir constitué et le pouvoir parallèle des militaires, reste la cause principale de l'instabilité chronique que connaît la Guinée-Bissau.
Au cours de ces deux dernières années, cette dualité du pouvoir a été personnifiée par le chef d'Etat-major des Forces armées qui, paradoxalement, se considère comme le défenseur des règles de fonctionnement d'un État démocratique. Une telle interférence des militaires dans des sphères normalement réservé aux élus ou à des personnes dûment mandatées, de même que leur implication dans le trafic de drogue, tendent à se transformer en menace à la stabilité político-militaire du pays. A cela s’ajoute la constitution d'alliances au sein des forces armées elles-mêmes et le développement d’un type de relations, entre hommes politiques et militaires, qui, loin de se baser sur des principes républicains, tendent à privilégier des soubassements ethniques.
L'approche des élections législatives, prévues le16 novembre 2008, ouvre de nouvelles perspectives au développement du pays. Notamment le retour à la stabilité politique, à la pacification sociale et à la croissance de l'économie. Mais ces perspectives peuvent se heurter à des obstacles. Le spectre d'une bipolarisation des candidatures, avec d'un côté le PAIGC, représenté par l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, et de l'autre le PRS de Kumba Yala (même si ce dernier a déclaré ne pas être candidat) préfigure trois scénarios électoraux.
Le premier scénario porte sur une victoire du PAIGC avec une majorité absolue qui lui permettrait de gouverner seul et d’aller vers sa réunification. Le pays connaîtrait alors une certaine stabilité politique, facilitée entre autres par la réduction du pouvoir parallèle des militaires, qui perdraient l’influence qui leur permet de peser sur le gouvernement, dans un contexte d'approfondissement de la restructuration des Forces armées, avec des promesses de bonnes retraites. Ce scénario s’accompagnerait d’une amélioration de la situation économique du pays, facilté, entre autres facteurs, par la crédibilité internationale dont jouit le Premier ministre et les opportunités, pour le pays, de mobiliser des financements extérieurs.
Le deuxième scénario verrait le PRS, soutenu par l'actuel chef d'État major des armées et par des subordonnés appartenant à la même ethnie que Kumba Yala, exercer le pouvoir sur la base d'une majorité parlementaire absolue. Cette éventualité pourrait être facilitée par une alliance tacite entre deux ex-candidats à l’élection présidentielle de 2005, à savoir Malam Bacai Sanhá, originaire de l'ethnie beafada, et Kumba Yala, président du PRS, récemment converti à l'Islam. Un tel scénario ferait revenir, peut-être avec plus de force encore, le danger d'un gouvernement basé sur des affinités ethniques, tel qu'il est arrivé dans le dernier mandat présidentiel de Kumba Yala (2000-2003). Et il n'exclurait pas un processus de chasse aux sorcières.
Par ailleurs, l'intervention des militaires dans les affaires politiques continuerait d’être une réalité, du fait du renouvellement des alliances basées sur les réseaux et les affinités ethniques. Tout serait donc propice à la perpétuation de l'instabilité politique, à l’aggravation de la récession économique, à la cessation de l’appui des partenaires économiques du fait d’une mauvaise gouvernance.
Le troisième scénario serait celui où aucun des partis en lice ne sortirait de ces élections avec une majorité absolue et que, face à l’équilibre des voix, les deux plus grandes formations politiques ne se retrouvent obligés de constituer un gouvernement d'union nationale. Le pays connaîtrait une certaine stabilité politique, mais on serait loin d’avoir un gouvernement compétent, à la hauteur des défis que la situation socio-économique et politique impose.
Vu les expériences du passé, le Premier ministre appelé à constituer un tel gouvernement aurait tendance à privilégier non pas la compétence des membres du gouvernement, mais la recherche d’un équilibre dans la distribution des postes entre les différentes forces politiques. On se retrouverait avec un gouvernement à la compétence technique limitée et en conséquence incapable de trouver les solutions aux problèmes du pays. Ses membres obéiraient plus à des orientations et à des stratégies partisanes, qu'aux intérêts du pays et aux directives du Premier ministre élu. Une telle situation a été vécue avec le Pacte de stabilité politique nationale signé en 2007 entre le PAIGC, le PUSD et le PRS. Prévu, en principe, pour garantir la stabilité politique, il avait fini par être mis en cause par le PAIGC. Ce schéma est le meilleur moyen de continuer dans l’errance sans prendre en charge les problèmes de fond.
Le chemin le mieux indiqué pour la patrie d'Amilcar Cabral tarde à être trouvé et le spectre de la crise qui continue de planer sur la Guinée-Bissau démontre, encore une fois, que l’avenir du pays continue de dépendre des caprices et des agendas des élites politique et militaire qui, au détriment des règles institutionnelles, cultivent les relations personnelles et le clientélisme.
* Carlos Cardoso est philosophe, chercheur et directeur exécutif du Codesria
* La version originale de ce texte est parue dans l’édition portugaise de Pambazuka News. Elle peut être consultée à l’adresse suivante : http://www.pambazuka.org/pt/category/features/50153
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Résumé de l'Édition Anglaise
Genre et disparités socio-spirituelles pendant le Ramadan
2008-10-03
Salma Maoulidi
http://www.pambazuka.org/en/category/comment/50925
Avec la fin du mois saint de Ramadan, Salma Maoulidi explore la perpétuation des inégalités spirituelles et séculaires éprouvées par les musulmanes de Tanzanie. A partir des écarts entre les objectifs spirituels et les réalités vécues, avec l'absence d'un système redistributif efficace de l'aumône et face aux réalités différentes vécues par les femmes et les hommes, l'auteur porte son analyse sur le point auquel un rituel symbolique de privation et de sacrifice a été transformé en opportunité calculée d’accumulation de richesse.
Le programme militaire AFRICOM et la présidentielle américaine
2008-10-03
Beth Tuckey
http://www.pambazuka.org/en/category/comment/50943
Avec le lancement du programme militaire américain AFRICOM, cette semaine, Beth Tuckey analyse les limites de ce plan conçu plus pour la protection d'intérêts militaires américains que pour le développement social en Afrique. Devant l’approbation, par Barack Obama et de John McCain, de cette initiative du président Bush, l'auteur démontre comment les démocrates et les républicains, en campagne pour la présidentielle, négligent cette question importante, et comment là où les sujets liés au Moyen-Orient et de à l’Asie souvent sont politisées, ceux relatifs à l’Afrique restent sans grand intérêt.
Les mouvements africains de libération et la «Fin de l’histoire»
2008-10-03
Henning Melber
http://www.pambazuka.org/en/category/features/50926
Dans une belle analyse de l'expérience d’après-lutte de libération en Afrique australe, Henning Melber explore le degré auquel les mentalités militaristes des gouvernements issus de ces mouvements ont sacrifié les objectifs affirmés d’affirmation des Droits de l'homme et d’idéal démocratique. En partant des exemples de l'Afrique du Sud, du Zimbabwe, de l'Angola et de la Namibie, Melber explore les contradictions existantes.
Zimbabwe
Mbeki à nouveau appelé à la rescousse pour sortir le pays de l'impasse
2008-10-02
http://tinyurl.com/4rutbk
L'ancien président sud-africain Thabo Mbeki est une nouvelle fois appelé à la rescousse comme médiateur au Zimbabwe, où le blocage se prolonge dans les discussions pour la formation d'un gouvernement d'union nationale. Le président zimbabwéen Robert Mugabe s'est entretenu le 30 septembre avec son rival et Premier ministre désigné Morgan Tsvangirai pour discuter de la répartition des portefeuilles dans le futur gouvernement. Mais les discussions ne semblent pas évoluer.
Moniteur de l'Union Africaine
L’Ultimatum de l’UA à la Mauritanie
Moniteur de l'UA: Résumé Hebdomadaire 153, 2008
2008-10-02
http://www.aumonitor.org
Un séminaire continental se tiendra pour analyser l’impact des Accords de partenariat économique entre les pays européens et africains sur l’intégration régionale. Organisé par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, il sera une occasion pour les pays africains d’étudier si l’incohérence entre les objectifs régionaux et certains accords commerciaux bilatéraux avec l’Union européenne ne met pas en danger l’intégration du continent. De plus, l’Union africaine (UA) et la Banque mondiale ont signé un accord de renforcer leur coopération dans les domaines de l’intégration régionale, de la gouvernance, de la gestion des situations post-conflit, des relations avec la diaspora et le VIH/Sida et autres maladies transmissibles. Par ailleurs, le douzième forum africain d’agriculture, soutenu par le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique et d’autres partenaires, a ouvert ses travaux à Addis Abeba. Les participants ont comme thème ‘faire de l’agrobusiness un moyen d’existence dans le monde rural’.
Dans les nouvelles de paix et de sécurité, le président de la Commission de l’UA a exprimé son inquiétude sur l’insécurité qui prévaut à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Soulignant que l’UA devrait jouer son rôle en RDC, il a appelé aux Congolais de s’entendre pour consolider la paix à l’Est du pays de peur de mettre en danger la paix de la région des grands lacs. D’autre part, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a donné aux auteurs du coup d’état en Mauritanie jusqu’au 6 octobre pour rétablir l’ordre constitutionnel dans le pays et a déclaré nulles les mesures de nature constitutionnelle, institutionnelle et législative prises par les putschistes. Cependant, les nouvelles autorités mauritaniennes, qui jouissent d’un appui de la majorité des parlementaires, ont rejeté l’ultimatum de l’UA l’estimant non constructif et allant en l’encontre des intérêts de la Mauritanie. Le président de l’UA, déclarant que la communauté internationale était en train d’étudier la mise en œuvre de l’application des sanctions, a réitéré sa position qu’il faut trouver les voies et moyens de revenir à l’ordre constitutionnel. Cependant, l’UA a témoigné son souhait de reporter l’éventuelle inculpation du président soudanais Omar Al-Bachir pour donner la chance au déploiement de l’Opération hybride UA-ONU au Darfour et la gestion de la crise humanitaire dans la région.
Dans d’autres nouvelles, l’Afrique du Sud accueillera un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays du continent consacré à la diaspora africaine sous le thème ‘vers une Afrique unie avec sa diaspora’. Pour achever, une délégation d’opérateurs des secteurs privé et public de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont participé à un forum à Beijing avec l’objectif d’exploiter comment les investissements chinois peuvent stimuler l’économie de la région, générer des emplois et contribuer à la réalisation de l’ambition de cette communauté.
Droits humains
Afrique du sud : Le parquet fait appel de la relaxe de Zuma
2008-10-02
http://tinyurl.com/468toz
Le parquet fédéral fait appel le 30 septembre de l'arrêt disculpant Jacob Zuma, chef du Congrès national africain (ANC) et successeur pressenti du président Mbeki, des accusations de corruption dont il faisait l'objet. "Nous avons déposé nos documents aujourd'hui devant la Haute Cour de Pietermaritzburg", a déclaré le porte-parole du parquet.
Côte d’Ivoire : Ouverture du procès des déchets mortels du Probo Koala
2008-10-02
http://tinyurl.com/3gzv9s
Les déchets toxiques avaient fait 17 morts et des milliers d’intoxiqués à Abidjan. Deux ans après, le procès s’est ouvert le 29 septembre devant la cour d’assises ; il devrait durer une dizaine de jours. Douze personnes comparaissent, mais pas l’affréteur du bateau, la multinationale Trafigura. Elle a payé une compensaion de 100 milliards pour s’éviter d’être jugée.
Global : Le président Bongo condamné à restituer 457.347 euros
2008-10-02
http://tinyurl.com/54a7cj
La justice française a confirmé le 30 septembre la condamnation du président gabonais Omar Bongo à verser 457.347 euros au fils d'un Français qui avait dû payer cette somme pour faire libérer son père détenu à Libreville. En 1996, René Cardona avait été emprisonné, à la suite d'un différend avec le chef de l'État gabonais à qui il avait vendu sa société d'armement et de pêche.
Global : La bataille juridique entre Paris et Dakar fait rage
2008-10-02
http://tinyurl.com/3tlje3
Des démarches vont être "incessamment" engagées afin de faire annuler les neuf mandats d'arrêts internationaux délivrés par un juge français contre de hauts dignitaires sénégalais pour leur responsabilité présumée dans le naufrage du navire sénégalais Le Joola, ont annoncé le 25 septembre à Paris leurs avocats. Des Français faisaient partie des 1800 personnes qui avaient trouvé la mort dans ce drame, en 2002..
Guinée-Bissau : Le mendicité expose les enfants à tous les dangers
2008-10-02
http://tinyurl.com/5yedxo
La Guinée-Bissau, en plus d'être une plaque tournante de la drogue, traîne la triste réputation de carrefour du trafic d'enfants où s'enchevêtrent les mécanismes les plus osés et les stratagèmes les plus élaborés. Des voix s'élèvent pour indexer les marabouts qui "viennent chercher les enfants et reçoivent de l'argent de leurs amis marabouts, destinataires finaux de la « marchandise humaine ».
Rd Congo : Le recrutement forcé d'enfants soldats s'intensifie
2008-10-02
http://www.monuc.org/news.aspx?newsID=18259
Amnesty International dénonce l'intensification de l'enrôlement forcé des mineurs et la recrudescence des viols de femmes par les groupes armés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) dans un rapport publié le 29 septembre. Pour deux enfants libérés du joug des groupes armés, cinq sont enlevés et forcés à devenir des enfants soldats dans la province du Nord-Kivu.
Réfugiés & migration forcée
Global : Arrivée record de 230 clandestins dans une même barque aux Canaries
2008-10-02
http://tinyurl.com/3f9egw
Un record de 230 immigrés clandestins entassés dans une grosse pirogue de pêcheur à moteur a débarqué dans la nuit du 29 au 30 septembre sur l'île espagnole de Grande-Canarie après avoir été secourus en mer par la société de sauvetage espagnole, a indiqué la préfecture des Canaries. Cette arrivée constitue un "record" car c'est le total le plus important d'immigrés parvenus aux Canaries à bord d'une seule embarcation.
Nigéria : Afflux de rapatriés provenant de Bakassi
2008-10-02
http://www.afrik.com/article15312.html
Le gouvernement nigérian a annoncé qu’il n’était pas préparé à l’arrivée des dizaines de milliers d’habitants qui ont fui la province de Bakassi, dans le sud, ce dernier mois, et a appelé les Nations Unies à l’aider à gérer le retour inattendu de ces populations. Pas moins de 76 000 rapatriés se sont inscrits dans 12 camps dans les Etats d’Akwa Ibom et de Cross River.
Mouvements sociaux
Côte d’Ivoire : Des soldats ivoiriens réclament des primes alimentaires
2008-10-01
http://tinyurl.com/4atp9c
Des soldats du Centre de commandement intégré (CCI) basé à Yamoussoukro ont réclamé le paiement du reliquat de leur prime alimentaire, dans une déclaration diffusée le 28 septembre. Ces primes alimentaires étaient allouées pour les besoins de la couverture sécuritaire des audiences foraines qui se tiennent en vue de l’élection présidentielle.
Guinée Bissau : Menace de grève pour le paiement des salaires
2008-10-01
http://tinyurl.com/4stbsl
L’Union nationale des travailleurs de la Guinée-Bissau (UNTG) menace d’aller en grève de 72 heures si le gouvernement ne paie pas les salaires de la fonction publique. La grève sera déclenchée, « dès le 1er octobre « et « sera suivi par tous les membres de notre organisation, sur le territoire national », renchérit un leader syndical, qui n’exclut toutefois pas l’ouverture de négociations avec le gouvernement, pour « une solution immédiate amiable.
Mauritanie : Le gouvernement va interdire toutes les manifestations
2008-10-02
http://tinyurl.com/3nbqvr
Le Premier ministre nommé par la junte au pouvoir en Mauritanie depuis le putsch du 6 août a annoncé que le gouvernement allait interdire toutes les manifestations. "Je pense que le pays depuis le mois de mai ne fait que manifester, on va diminuer ça, d'ailleurs on va interdire toutes les manifestations, dans un sens ou dans un autre" a-t-il déclaré. Le Front anti-putsch a prévu une marche le dimanche 5 octobre.
Togo : La police disperse le sit-in des "victimes de la loterie visa" devant l’ambassade des USA
2008-10-02
http://tinyurl.com/4rdq5e
Les forces de l’ordre ont pris d’assaut dès les premières heures de la matinée du 1e octobre la devanture de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Lomé où manifestent, depuis plus de 5 mois, plusieurs personnes constituées en «collectif des victimes de Diversity Immigrant Program». Ces «victimes» veulent ainsi protester contre la réponse négative à leur demande de visas pour les Etats-Unis après avoir gagné au loterie visa de Diversity Immigrant Program.
Elections & gouvernance
Afrique du Sud : Après la démission de Thabo Mbeki, où va le pays
2008-10-02
http://tinyurl.com/4c5meg
Le numéro deux du Congrès national africain (ANC), Kgalema Motlanthe, a été élu le 25 septembre nouveau président de l’Afrique du Sud, en remplacement de Thabo Mbeki, chassé du pouvoir par la direction du parti. Crise passagère de la démocratie sud-africaine, ou déstabilisation durable du géant du continent ? Explications…
Mauritanie : le général Abdel Aziz rejette l’ultimatum de l’Union africaine
2008-10-02
http://tinyurl.com/4jwntu
La junte au pouvoir en Mauritanie a rejeté l’ultimatum de l’Union africaine qui leur a donné jusqu’au 6 octobre prochain pour libérer le président déchu, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, et pour rétablir l’ordre constitutionnel. La position de l’Union africaine "n’est pas constructive et ne sert pas les intérêts de la Mauritanie", a estimé dans une déclaration publiée le 27 septembre à Nouakchott, le président du Haut Conseil d’Etat (HCE), le général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui visitait un hôpital.
Comores : Mesures d’austérité pour conclure avec le FMI
2008-10-01
http://tinyurl.com/3gtx9x
Les autorités comoriennes viennent de prendre une série de mesures destinées à assainir les finances publiques en vue de pouvoir conclure, dès octobre, un programme d’urgence post-conflit avec le FMI. Ainsi, le ministère des Finances a décrété «le gel de recrutement des fonctionnaires à compter du 8 août, la réduction des portefeuilles ministérielles de l’Union et des îles de 35 à 26 et le lancement de l’informatisation des paiements des salaires».
Centrafrique : Vote d’ une Loi d’amnistie ouvrant la porte au dialogue inclusif
2008-10-01
http://tinyurl.com/4nwd4d
Le parlement centrafricain a voté le 28 septembre le projet de loi portant amnistie générale des personnalités civiles, militaires et des groupes rebelles auteurs d’infractions passibles de poursuites devant les juridictions nationales. Sont concernés par le nouveau projet de loi, les éléments des forces de défenses et de sécurité, les autorités civiles et militaires impliqués dans des opérations de maintien de l’ordre et de la défense du territoire. Il s’agit d’une mesure qui peut aider au dialogue politique dans le pays.
Corruption
Mali : Démission d'un ministre en rapport avec une enquête de l’UE
2008-10-02
http://tinyurl.com/3safr6
Le ministre malien de l'Energie, des Mines et de l'Eau, auquel l'Union européenne reproche des « conflits d'intérêt » alors qu'il dirigeait le Centre pour le Développement des Entreprises (CDE), a démissionné du gouvernement malien. M. Sow a rendu sa démission pour ne pas rendre encore « plus difficiles », les relations entre le Mali et l'UE.
Mali : Concertation sur la corruption et la délinquance financière
2008-10-02
http://tinyurl.com/3roalk
Les concertations régionales sur la corruption et la délinquance financière dans le district de Bamako se sont tenues en fin septembre. Les participants, comme indiqué dans le rapport final, ont livré leurs constats, leurs expériences et leurs vécus dans les domaines, entre autres, des structures économiques, de la douane, des impôts, des affaires économiques, la justice, l’éducation, la formation, la santé, l’administration, la fonction publique, les collectivités décentralisées, les mines, les forêts, les forces armées et de sécurité, les médias…
Développement
Afrique du sud : Le redressement économique retardé par la crise financière internationale
2008-10-02
http://tinyurl.com/4smoay
La crise financière internationale retarderait le redressement de l'économie de l'Afrique du Sud, qui a montré des signes de faiblesse au cours des derniers trimestres, a averti l'économiste en chef du groupe Standard Bank. Alors que dans un contexte normal, l'Afrique du Sud aurait retrouvé sa santé financière d'ici le milieu de l'année 2009, la crise internationale devrait reporter ce rétablissement à la fin de cette même année, a-t-il expliqué…
Global : L’aide humanitaire confrontée à la crise financière
2008-10-01
http://tinyurl.com/3gyws9
A l’heure de la plus grande restructuration financière jamais entreprise aux Etats-Unis depuis la Grande dépression, les organisations humanitaires et les ONG ont de bonnes raisons d’être inquiètes. Le gouvernement américain va probablement devoir injecter quelque 700 milliards de dollars, voire plus, pour maintenir les banques américaines à flot. Et il semble quasi certain que cela va calmer l’enthousiasme des Américains pour le financement à grande échelle de projets menés à l’étranger…
Rd Congo : Recettes pétrolières en hausse de plus de 50%
2008-10-01
http://tinyurl.com/4n5k7u
Les recettes pétrolières publiques du Congo pour 2008 ont été revues à la hausse de 51% en raison de la progression des cours du brut. Ces recettes, initialement prévues à 1.571,1 milliards de F CFA (2,4 milliards d'euros), ont été estimées à 2.373 milliards de F CFA (3,6 milliards d'euros), soit une augmentation de 801,9 milliards (1,2 milliard d'euros).
Santé & VIH/SIDA
Gabon : Inauguration d'un centre contre le paludisme
2008-10-02
http://tinyurl.com/3vnkk
Le Centre Chine-Gabon de prévention et de traitement du paludisme a été inauguré le 26 septembre à l'hôpital de coopération sino-gabonaise de Libreville. Le gouvernement chinois a décidé d'établir une trentaine de centres anti-paludisme en Afrique pour faire face à cette épidémie.
Afrique : La psychose du lait chinois s’étend
2008-10-02
http://www.afrik.com/article15267.html
La peur du lait chinois contaminé à la mélanine s’étend à l’étranger, alors qu’en Chine le nombre d’enfants victimes de cette fraude ne cesse de s’accroître. Quelque 53 000 enfants au total ont dû être soignés dans le pays tandis que 13 000 restent hospitalisés. Le Gabon, le Burundi et la Tanzanie qui sont gros importateurs de ces produits sont sur le qui-vive et ont pris des mesures de sauvegarde.
Droits humains
Libéria : Une firme chinoise lance un nouvel antipaludéen
2008-10-02
http://tinyurl.com/53jhyc
La société chinoise Kunming Pharmaceutical Corporation a lancé le 28 septembre, au Liberia, un nouvel antipaludique appelé ARCO, administré en une dose unique et pouvant éliminer immédiatement le paludisme. Selon un des responsables de la société, "le comprimé est pris dans la journée pour une meilleure efficacité ». Le représentant local de la firme Third Rock Chinese Pharmacy a officiellement remis le médicament au ministère libérien de la Santé.
Liberia : Un seul praticien pour les besoins en santé mentale dans le pays
2008-10-02
http://tinyurl.com/47h9c8
Cinq ans à peine après la fin d’une violente guerre civile qui a duré 14 ans et fait quelque 150 000 morts, ainsi que des dizaines de milliers de déplacés et de blessés, il n’y a qu’un seul spécialiste de la santé mentale au Liberia, pour traiter les traumatismes et la dépression. Les responsables de la santé se préparaient à se réunir, le 2 octobre, pour trouver le moyen de répondre aux besoins croissants de la population en matière de santé mentale, malgré le manque de médecins qualifiés.
Rd Congo : Une enquête pour protéger les prostituées du sida
2008-10-02
http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=5062
Le Conseil national de lutte contre le sida au Congo a validé une enquête sur les professionnelles du sexe à Brazzaville, à la mi-septembre. Les enquêteurs ont sillonné la capitale, et indexé six arrondissements, Makélékélé, Bacongo, Poto-Poto, Moungali, Ouenzé et Talangaï, très connus pour leur ambiance. Ici ou là, les prostituées s'affichent et sont bon marché, se livrant à moins d'un dollar parfois.
Cameroun : Les médicaments traditionnels ont le vent en poupe !
2008-10-02
http://www.afrik.com/article15309.html
L’usage du médicament traditionnel prend une ampleur considérable au Cameroun. Dans certains hôpitaux publics et privés, médecins modernes et tradipraticiens de santé travaillent en collaboration pour soigner les cas jugés délicats. La médecine traditionnelle demeure ancrée dans la culture africaine et malgré ses inconvénients elle attire toujours des foules.
Togo : Opération d’abattage de 5000 volailles
2008-10-02
http://www.reussirbusiness.com/spip.php?article986
Une opération d’abattage sélectif de plus de 5000 volailles était prévue le 26 septembre dans le sud du Togo, dans le cadre de la lutte contre la grippe aviaire,. L’opération devait être menée sur un rayon de 3 km dans la zone d’Agbata, à l’est de Lomé par un groupe d’experts internationaux de la FAO, de l’USAID, de l’OMS et de l’Union Européenne déjà arrivés à Lomé. Ils ont prévu d’abattre et de détruire des volailles divagantes.
Cameroun : Plus de quatre millions de personnes souffrent de maladies cardiosvasculaires
2008-10-01
http://tinyurl.com/4w9guu
Plus de quatre millions de Camerounais, soit quelque 25 pour cent de la population totale du pays, souffrent d’hypertension artérielle, selon des statistiques du ministère de la Santé publique. Ces chiffres, d’après la Fondation camerounaise de cœur, connaissent une évolution rapide, car en plus de 24 pour cent de la population adulte du pays qui est touchée, on note une progression de la maladie parmi les couches jeunes.
Global : Le VIH en hausse parmi les usagers de drogues injectables
2008-10-01
http://tinyurl.com/3sarqr
Quelque trois millions de consommateurs de drogues injectables vivent avec le VIH dans 120 pays du monde, selon des estimations. Mais le manque de données sur l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Amérique latine pourrait masquer un problème sanitaire mondial encore plus grave, d’après une nouvelle étude publiée le 24 septembre dans la revue médicale britannique The Lancet.
Mali : Appel pour une réaction face au lait frelaté chinois
2008-10-01
http://tinyurl.com/4hrksp
Une polémique tourne autour du lait frelaté fabriqué en Chine, un des meilleurs partenaires des pays africains en général, du Mali en particulier. Mais face à certaines situations créées par des firmes chinoises dont le seul objectif est de réaliser vaille que vaille du profit, il n’est pas inamical de prendre des dispositions pour préserver la santé des populations quasiment démunies.
Éducation
Cote d’Ivoire : Les librairies informelles dictent leurs lois
2008-10-01
http://tinyurl.com/4w9guu
Des tables ou étals de différentes formes sur lesquelles sont mises en vente des fournitures scolaires, pullulent à Abidjan, en cette période de rentrée scolaire et attirent plus de clients que dans les librairies formelles. La vente de cahiers, livres et autres fournitures scolaires, n’est plus l’apanage des librairies conventionnelles laissant ainsi libre court à ce qu’on appelle communément « les librairies par terre ».
Zimbabwe : Le manque de personnel et d’eau gêne la rentrée universitaire
2008-10-01
http://tinyurl.com/4bbbnt
Deux universités au Zimbabwe ont indéfiniment reporté leur rentrée universitaire, car confrontées à de nombreuses difficultés relatives notamment au manque de personnel, d’eau et de nourriture. L’une de ces institutions, l’Université Technologique Chinhoyi (CUT) a informé ses étudiants que l’ouverture du premier semestre de l’année académique 2008/09, initialement prévue en janvier a été reportée jusqu’à nouvel ordre.
Gabon : Fermeture des établissements scolaires privés fantômes
2008-10-01
http://www.afrik.com/article15329.html
Le gouvernement gabonais vient, à la veille de la rentrée scolaire 2008-2009, de décider de la fermeture de près de 103 établissements scolaires privés. Cette mesure vise, selon les autorités du pays à assainir le secteur de l’éducation et à promouvoir une école de qualité.
Environnement
Afrique : L’ONU met en garde contre l’expansion des bidonvilles
2008-10-01
http://tinyurl.com/4tfsyc
L’agence des Nations unies en charge des questions d’habitat, UN-Habitat, a averti que le taux de croissance des bidonvilles au Nigeria et en Afrique en général représente une menace sérieuse de maladies et de dégradation de l’environnement. Contrairement à ce que l’on croit généralement, les habitants de ces bidonvilles sont tout aussi vulnérables que leurs homologues des zones rurales à la faim et aux maladies…
Cameroun : Renforcement du contrôle contre la chasse illégale
2008-10-01
http://tinyurl.com/4jdv9d
Des postes de contrôle forestier et de chasse au Cameroun seront renforcés pour réduire la chasse illégale et améliorer la gouvernance de la faune, a annoncé le ministre des Forêts et de la Faune. La faune camerounaise est parmi les plus variée du continent africain avec 54% d'espèces d'oiseaux, 48% de mammifères et près de 50% d'amphibies et de papillons. Mais, le secteur est infesté de la chasse illégale.
Comores : Un colloque international sur le volcan Karthala en novembre
2008-10-01
http://tinyurl.com/3px2o3
Le volcan Karthala, qui domine l’île de la Grande Comore et qui culmine à 2361 mètres d’altitude, fera l’objet d’un colloque scientifique international en novembre prochain. Plusieurs experts internationaux en provenance des Etats-Unis, de Suisse, de Philippines, de la Réunion ou encore de Djibouti, feront le déplacement de Moroni pour partager leurs expériences avec les géologues et volcanologues de l’archipel.
Média & liberté d'expression
Global : Six chaînes africaines diffusées en France
2008-10-02
http://tinyurl.com/4n5jhl
Deux distributeurs de chaînes de télévision, Thema et Canal Overseas Africa (groupe Canal+), se sont associés pour lancer en France un bouquet de six chaînes de télévision africaines distribuée par ADSL par le fournisseur d'accès internet Neuf Cegetel. Ce bouquet, destiné aux communautés d'Afrique sub-saharienne résidant en France, comprend deux chaînes du Sénégal, la chaîne publique du Cameroun, la chaîne publique de la Côte d'Ivoire , la chaîne publique du Mali et la chaîne publique du Burkina Faso.
Cameroun : Le directeur de publication d’un journal emprisonné
2008-10-02
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=28701
Le directeur de publication de l’hebdomadaire privé La Détente libre a été transféré le 29 septembre 2008 à la prison centrale de New Bell. Le journaliste a comparu le 26 septembre devant le procureur de la République, puis placé sous mandat de dépôt. Il doit être présenté devant le juge d’instruction le 3 octobre pour être formellement inculpé. Selon des journalistes locaux, il serait poursuivi pour "publication de fausses nouvelles".
Maroc : Haro sur la presse gratuite
2008-10-02
http://www.yabiladi.com/article-societe-2757.html
Ambitieuse, pleine d’assurance, moderne, consciente du rôle qu’elle peut jouer dans la construction de la démocratie, la presse gratuite donne pourtant des frissons à la presse payante marocaine. Les professionnels de ce dernier secteur allant jusqu’à la qualifier de « menace ». Ainsi tout porterait à croire que la presse gratuite représente une brebis galeuse dans le troupeau journalistique…
Niger : Vers une grâce présidentielle pour Moussa Kaka ?
2008-10-02
http://tinyurl.com/52fb9v
Interpellé le 19 septembre 2007, Moussa Kaka a été placé sous mandat de dépôt le 26 septembre pour "complicité d'atteinte à l'autorité de l'Etat" en lien avec les rebelles touareg, Plus les mois passent, plus des voix s'élèvent pour demander la libération du journaliste. Parallèlement, la machine diplomatique se met en marche. Et pour la première fois, la télévision officielle nigérienne a laissé entrevoir, le 25 septembre, la possibilité d'une grâce présidentielle.
Bien-être social
Togo : Rush vers le secteur de la récupération des ferrailles
2008-10-01
http://tinyurl.com/3z59mw
La récupération des ferrailles est devenue ces trois dernières années un secteur porteur au Togo et attire chaque jour davantage d'opérateurs économiques qui y investissent. De fin 2007 à 2008, une vingtaine de sociétés se sont installées et sont très actives dans la récupération et le ramassage des ferrailles sur toute l'étendue du territoire. Elles s'approvisionnant également à partir des pays enclavés comme le Niger, le Burkina faso et le Mali.
Niger : Les handicapés veulent se faire une place au soleil
2008-10-01
http://tinyurl.com/3mxkxc
Pour gagner dignement leur vie, des jeunes handicapés du Niger ne manquent pas d’initiatives qui leur permettent de subvenir à leurs besoins par l’exercice de petits métiers porteurs de devises pour plusieurs d’entre eux. S’appropriant le dicton « seul le travail libère l’homme », de jeunes Nigériens souffrant de handicap divers ont déclaré la guerre au fatalisme, qui contraint nombre de leurs frères d’infortune à la mendicité.
Nouvelles de la diaspora
Afrique du Sud : Le sommet de la diaspora reporté à cause des ''problèmes internes''
2008-10-02
http://tinyurl.com/3oa8gc
Le sommet de la "diaspora africaine", initialement prévu du 10 au 11 octobre prochain à Johannesburg, a été reporté sine die, en raison de ''problèmes internes'' en Afrique du Sud. Quelque 79 chefs d'Etat et de gouvernement d'Afrique, d'Amérique Latine et des Caraïbes, ainsi que des représentants de la société civile venus de ces différentes parties du monde étaient annoncés à cette rencontre dont le thème est : ''vers une Afrique unie avec sa diaspora'
Conflits & urgences
Afrique : Signature d’un traité international sur l'interdiction des bombes à fragmentation
2008-10-02
http://tinyurl.com/4r5brf
Les représentants des gouvernements de 42 pays africains ont accepté de signer un traité international sur l'interdiction des bombes à fragmentation, selon une déclaration publiée à la fin de la réunion de deux jours le 30 septembre. La déclaration intitulée "Plan d'action de Kampala" appelle tous les États à signer la Convention sur les munitions à fragmentation (CCM) prévue pour le 3 décembre à Oslo (Norvège), pour démontrer l'engagement du continent dans l'éradication de ces munitions.
Somalie : Le casse-tête de l’insécurité
2008-10-01
http://tinyurl.com/3t3caw
Mogadiscio, la capitale, la Somalie, où la côte d'alerte a été atteinte depuis longtemps, sombre chaque jour dans une insécurité et une instabilité intenables. Faute de moyens, les troupes déployées par l'Union africaine en renfort à l'armée, afin d'aider à sortir de cet engrenage dans lequel le pays navigue depuis la chute du régime de Mohamed Siad Barré en 1991, peinent à venir à bout des insurgés…
Mali : L'insécurité persiste malgré l'arrestation d'un chef rebelle
2008-10-02
http://fr.allafrica.com/stories/200809300864.html
Tandis que le gouvernement s'efforce d'assurer la sécurité dans le nord du pays, en prenant des mesures répressives à l'encontre d'une milice accusée d'avoir orchestré dernièrement le meurtre de Touaregs, la paix durable reste hors d'atteinte, dans cette région. D'anciens combattants rétifs, la pauvreté extrême des populations du Sahel et le trafic de drogue empêchent un retour à la paix.
Cours, séminaires, & ateliers
Afrique : Conférence sur la publication et la diffusion électroniques
2008-10-01
http://www.codesria.org/
La troisième édition de la Conférence sur la publication et la diffusion électroniques, organisée par le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA), se déroulera les 6 et 7 octobre 2008 à Dakar (Sénégal). Portant sur la problématique « La mise en ligne des
revues scientifiques africaines : opportunités, implications et défis », elle réunira à la fois des chercheurs, des éditeurs et des professionnels de
l’information.
Afrique : Première conférence africaine sur la cybersécurité
2008-10-01
http://www.afcybersec.org/
La première conférence régionale africaine sur la cybersécurité (AF-CYBERSEC 08) se déroulera du 8 au 10 octobre 2008 à Abidjan (Côte d’ivoire). Co-organisée par le gouvernement ivoirien, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l'Union africaine (UA), elle intéressera aux enjeux de la cybersécurité dans toutes leurs dimensions.
Afrique : Conférence régionale des associations de consommateurs
2008-10-01
http://site.ldcb.org
Une conférence régionale intitulée « Services de télécommunications et droits des consommateurs en Afrique » se déroulera du 22 au 24 octobre 2008 à Cotonou (Bénin). Elle a pour objectif d’impulser une nouvelle dynamique au secteur des télécommunications à travers la prise en compte des préoccupations des consommateurs, en matière de qualité et de coût des services à l’échelle nationale et régionale. Elle rassemblera les membres de gouvernements, de parlements et d’instances de régulation des télécommunications, des opérateurs de téléphonie et des associations de consommateurs provenant de tous les pays CEDEAO, du Maroc, du Gabon, de l’Afrique du Sud, etc.
Global : Sommet du Commonwealth sur le TIC
2008-10-01
http://www.cto.int/
Le 6e Sommet du Commonwealth sur les TIC se déroulera du 6 au 10 octobre 2008 à Abuja (Nigeria). Organisé par le Commonwealth Telecommunications Organisation, en collaboration avec la Nigerian Communications Commission (NCC) et le ministère nigérian des communications, il coïncide cette année avec la réunion du conseil et du forum du Commonwealth.
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Fahamu – Réseaux pour la Justice Sociale
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ISSN 1753-6839

EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004