Cette édition
Pambazuka News 68: La militarisation des régimes politiques en Afrique
Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.
Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847
Pambazuka News, le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique. Il fournit des commentaires et des analyses approfondies sur la politique, les sujets d’actualité, le développement, les droits humains, les réfugiés, les questions de genre et la culture en Afrique.
Pour nous lire sur Internet, consultez le site http://www.pambazuka.org
Si vous ne souhaitez plus figurer sur la liste de nos abonnés, veuillez écrire à desabonnez@pamabazuka.org et votre adresse sera aussitôt retirée.
CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Courrier, 4. Nécrologie, 5. Arts & livres, 6. Zimbabwe, 7. Femmes & genre, 8. Réfugiés & migration forcée, 9. Mouvements sociaux, 10. Elections & gouvernance, 11. Corruption, 12. Développement, 13. Santé & VIH/SIDA, 14. Éducation, 15. Environnement, 16. Média & liberté d'expression, 17. Bien-être social, 18. Nouvelles de la diaspora, 19. Conflits & urgences, 20. Internet & technologie, 21. Cours, séminaires, & ateliers
Sommaire de cette édition
CHRONIQUE : La militarisation des régimes politiques en Afrique
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Burundi : La crise politique menace de déstabiliser le pays ?
COURRIER : Amnesty lance la campagne Contrôlez les armes.
NECROLOGIE : Zambie : 14 chefs d’Etat aux obsèques de Mnawassa.
ARTS & LIVRES : Bénin : Démarrage du 1er Festival international des Arts et spectacles.
ZIMBABWE : Harare pose des conditions à la reprise des activités des ONG.
FEMMES & GENRE : Afrique : Les ministres de la femmes discutent de l’égalité hommes-femmes.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : RD Congo : Plus de 5 000 réfugiés d’Angola sans assistance.
ELECTIONS & GOUVERNANCE : Congo : L’opposition retire ses représentants de la CONEL.
CORRUPTION : Burundi : L’Etat met fin aux abus dans l’enregistrement des naissances.
DEVELOPPEMENT : Global : Caracas et Pretoria lancent une coopération stratégique.
SANTE ET VIH/SIDA : Afrique : La circoncision inquiète les femmes par rapport au sida.
EDUCATION : Afrique : L’Afrique du Sud domine le classement des meilleures universités.
ENVIRONNEMENT : Afrique: Le Japon confirme son aide face aux changements climatiques.
MEDIAS & LIBERTE D’EXPRESSION : Sénégal ; Appel au dialogue entre la presse et le pouvoir.
BIEN ETRE SOCIAL : Afrique : Un Ramadan sous le signe de la hausse des prix.
NOUVELLES DE LA DIASPORA : La grand-mère d’Obama assurée du succès du son petit-fils.
CONFLITS ET URGENCES : Afrique : Bakassi, pomme de discorde entre le Cameroun et le Nigeria.
INTERNET ET TECHNOLOGIES : Global : Les ravages de l’usurpation d’identité à travers l’Internet.
COURS, SEMINAIRES ET ATELIERS : Cours sur la justice sociale et la transformation des conflits
Chroniques
La militarisation des régimes politiques en Afrique
2008-09-04
Mame Gnilane NDIAYE
La grande muette fait encore parler d’elle en Mauritanie. Pourtant après les nombreux coups d’Etat auxquels nous avions eu droit, nous pensions que la spirale de ces immixtions brutales de l'armée dans le champ politique était conjurée dans un monde où des élections libres peuvent être organisées. Premier président mauritanien démocratiquement élu en 2007, Sidi Ould Cheikh Abdallahi a fait les frais d’un coup d’Etat un an et trois mois après son élection. Le général putschiste, Ould Abdel Aziz, chef d'état-major, commandant de la garde présidentielle, nous ramène donc en arrière au coup d’Etat d’août 2005 qui avait renversé le président Taya. Ce coup d’Etat intervient suite à son limongeage de ses fonctions par le président Abdallahi. Quelles que soient les raisons de ce coup d’Etat, un tel acte ne peut être cautionné.
Dans l'histoire de l'Afrique de l'Ouest indépendante, une vague de mutineries a déferlé çà et là. Ce phénomène demeure préoccupant à plus d'un titre et pose brutalement le problème du rôle et du statut de l'armée dans le nouveau contexte africain. Le nouvel ordre démocratique est-il en crise ou simplement fragilisé ? Est-il incapable de contenir l’armée dans ses limites constitutionnelles ? Et quelle armée ?
Pour comprendre la logique militaire, nous nous intéresserons dans un premier point au processus de création des armées africaines. Dans un deuxième point, nous montrerons que l'armée constitue une corporation dominatrice dans le pouvoir en Afrique de l'Ouest. Enfin nous évoquerons, dans un troisième point, l'apparition des sociétés de sécurités privées dans un monde où les pouvoirs publics éprouvent parfois des difficultés à garantir la sécurité à l'aide de moyens classiques. Le processus de création des forces armées africaines
L'armée peut se définir comme un système d'hommes élaboré conjointement à un système d’armes, en vue d'obtenir la meilleure efficacité contre un ennemi, une menace externe ou interne, potentielle ou réelle, contre une menace pour l'intégrité territoriale et la vie des populations. A l’accession à l’indépendance, les Etats africains ont revendiqué la création de forces armées afin de symboliser la souveraineté de l’Etat sur le plan international et d’assurer la sécurité des biens et des personnes sur l'ensemble de leurs territoires.
Les armées des Etats de l'Afrique de l'Ouest peuvent être d'abord classées du point de vue du processus de leur formation. Aussi distingue-t-on, au moment des indépendances, les armées classiques issues d'une transition pacifique entre le pouvoir colonial et les nouveaux gouvernements africains, des armées populaires issues soit des mouvements de libération nationale, soit des guerres d'indépendance, ou encore de révolutions idéologiques, quelques années après les indépendances.
D'un point de vue organisationnel, quel que soit le processus par lequel l’armée a été créée, il y a des constantes repérables dans tous les pays subsahariens. En effet, les armées subsahariennes sont des armées de métier : peu d'entre elles pratiquent la conscription. Elles sont dominées par l'armée de terre (92,6 %) et brilIent par la faible proportion de la force aérienne (2,5 %) et de la marine (2,4 %). Au-delà de ces constantes, les politiques de formation et d'équipement ainsi que l'épineuse question du rapport entre le politique et le militaire diffèrent suivant que l'armée est héritière de la décolonisation ou est issue de la lutte armée.
La pression de l'Etat colonial en faveur de la continuité des liens politiques et militaires et les rapports de dépendance entre Etat colonial et ex-puissance coloniale sont tels qu'ils influencent lourdement sur la conception de la défense et de la sécurité en Afrique. Les forces armées ainsi constituées, à l'image de celles existant dans les anciens pays colonisateurs, ont évolué au fur et à mesure de l'évolution politique des Etats. Mais, dans tous les cas, c'est une conception étrangère de l'armée qui prévaut quand il s'agit d'un Etat centralisé.
Pour Dominique Bangoura, depuis le 19e siècle, les troupes africaines qui servent dans l'armée coloniale sont enrôlées de gré, le plus souvent de force, avec toutes les servitudes et les soumissions dues à l'occupation militaire. Leur mission consiste à assurer l’ordre colonial prélever les impôts, réprimer tout soulèvement ou mutinerie, faire appliquer les règlements. En résumé, les premières troupes africaines remplissent un rôle de police répressive.
Cette dénaturation des forces armées est exploitée dans les années soixante par les régimes politiques africains, qui se sont appuyés, et continuent de le faire, sur les forces militaires. Progressivement, et avec des nuances suivant les pays, elles sont devenues parties prenantes des préoccupations du pouvoir. Tantôt elles deviennent un instrument du pouvoir, tantôt elles se voient remplacées par des forces concurrentes (milices, garde présidentielle). Utilisées donc à des fins politiciennes, les forces armées, détournées de leurs missions et de leurs fonctions perdent leurs sens et leurs compétences et deviennent triplement conflictuelles au regard de la société qu'elles ne protègent plus et qu'elles agressent au regard d'elles-mêmes, car divisées, déséquilibrées, traitées différemment d'un corps à l'autre par le chef de l'Etat soucieux de les dominer ; au regard du pouvoir politique qu'elles ne sont ni habilitées, ni aptes à exercer.
Ces dernières décennies nous ont montré que le pouvoir en Afrique est une corporation dominée par l'armée. Le facteur militaire sur la scène politique est complexe en Afrique de I’Ouest, car dans les pays où elle s'est manifestée elle n'a joué ni le même rôle, ni revêtu la même signification.
L'armée, une corporation dominatrice dans le pouvoir en Afrique de l'Ouest
L'analyse montre que (14 sur 16 pays analysés en Afrique de l’Ouest) ont connu des régimes militaires, soit 87,5 %. Sur l'ensemble des chefs d'Etat (91) qu'ont connu ces 16 pays, 48 sont des militaires soit un pourcentage de 52,747 %. Ces pays peuvent être divisés en trois catégories :
- les pays à régimes militaires de longue durée (un seul régime ou plusieurs régimes se succédant sans discontinuer) : le Togo, la Guinée, la Gambie, le Burkina Faso, le Ghana, la Sierra-Leone, la Mauritanie, le Nigeria et un peu le Niger ;
- - les pays dont les régimes militaires alternent de façon plus ou moins régulière avec des régimes civils : la Guinée Bissau, le Libéria, le Bénin, le Mali, la Côte d'Ivoire.
- les pays qui n'ont pas connu de régimes militaires en l'occurrence le Sénégal et le Cap -vert.
Les régimes militaires ont donc fortement marqué cette partie du continent africain pendant ces quarante (40) dernières années.
Le mariage militaire - pouvoir
L'armée est au pouvoir. De prétoriens, les militaires sont devenus César. Qui d'ailleurs mieux que celui chargé de la surveillance de l'Etat peut prendre celui-ci en otage. De tous les présidents portés démocratiquement au pouvoir par la volonté du peuple, au lendemain de la grande vague de décolonisation des armées soixante, seuls quelques-uns ont résisté aux ambitions prétoriennes de confiscation du pouvoir.
A l'origine, les militaires étaient perçus comme de véritables missionnaires au service de l'Etat et dont l'objectif n'est jamais de prendre le pouvoir pour le garder. Ne proclament-ils pas tout haut que quand ils sont appelés à exercer des responsabilités civiles, cela ne doit être qu'à titre exceptionnel et temporaire. Hélas, le pouvoir se révèle être une ardente maîtresse aux multiples et séduisants, avantages avec qui il n'est pas facile de rompre. C'est dans seulement quatre pays africains, le Mali, le Bénin, le Nigeria et récemment la Mauritanie que les militaires ont accepté de rendre le pouvoir aux civils. Alors qu'à chaque occasion, dans d'autres pays, étaient annoncés leurs retours imminents dans les casernes (1).
Pour Amadou Toumani Touré (président du Mali, plus connu sous le surnom d’ATT), dans chaque pays, il y a une armée et, si celle-ci n'est pas la tienne, elle sera celle du voisin : «Si tu tues ton chien parce qu'il est méchant, attends-toi à être mordu par le chien méchant du voisin». Pour lui, l'armée n'est pas le problème, mais elle fait partie du problème. Le marasme économique que nous connaissons avec l'effondrement du socle économique de nos sociétés - la chute tendancielle du prix des matières premières - a eu pour conséquence première la clochardisation de l'institution militaire, lui enlevant non seulement toute capacité opérationnelle, mais aussi toute dignité.
Pour ATT, malgré les situations bien difficiles survenues en Afrique et au centre desquelles se sont trouvées certaines armées, il serait injuste de considérer et de généraliser l'ordre kaki comme seule menace au processus démocratique en Afrique. Nous pouvons affirmer qu’ATT fait partie, entre autres, de l'exception qui confirme la règle. En prenant le pouvoir, il a mis en place un Comité de reconstruction nationale.
Son intervention a été positive sur deux points : d'abord, sur la maîtrise de la violence d'Etat qui a permis de mettre fin au dérapage des pouvoirs publics dans l'usage de la force pour contenir la contestation ; ensuite sur la décrispation de la dévolution du pouvoir, car le fait de ne pas se présenter aux élections était en soi une garantie supplémentaire en faveur de la transparence du processus électoral. Il n'a pas tout à fait tort, mais il apparaît, après analyse, que c'est le militaire qui est en train de parler pour redorer le blason des autres militaires qui n'ont pas la même vision que lui. Les femmes violées, les populations apeurées parleront-elles comme lui ? Le doute subsiste.
Les motivations qui poussent les militaires à conquérir le pouvoir sont aussi multiples que diverses. Ce qui rend fort difficile toute élaboration des causes générales. Cependant, il est possible de dégager quelques-unes des motivations répertoriées au cours de la longue période du règne militaire en Afrique. Ils prétendent presque tous être animés par la volonté de mettre fin à une corruption généralisée ou s'estiment être mandatés par la société pour mettre un terme aux pratiques de blocage du fonctionnement des systèmes politiques (Nigeria 1966) ; certains pour s'opposer à l'idéologie du pouvoir civil en place (Ghana 1966 ; Mali 1968) et d'autres pour promouvoir de vastes transformations sociales.
Pour Anatole Ayissi, ce n'est que de la mystification. Il est vrai que les Etats africains sont malades de leurs armées et les armées victimes de leurs Etats. Cependant, on ne peut coller la même étiquette à toutes les prises de pouvoir par les militaires. Dans certains cas, l'armée est un facteur de stabilité et de progrès : la résurgence du facteur militaire a été gardienne de la démocratie. C'est le cas au Mali en 1991 (voir ci-dessus), au Niger en 1998 et au Nigeria en 1998.
Pourtant, il existe des obstacles qui peuvent prévenir une éventuelle irruption violente de l'armée dans le débat politique. Parmi ceux-ci figure la qualification d'un tel acte comme un crime justifiable d’un traitement particulièrement rigoureux. De ce point de vue, deux grandes tendances se distinguent. La première consiste à considérer toute atteinte à l'ordre constitutionnel comme «crime de haute trahison» ou «crime contre la nation», termes utilisés au Bénin (art. 65) (2) et au Burkina Faso (art. 166) (3).
Ailleurs, on a introduit la notion d'imprescriptibilité d'un tel fait, ce qui est visiblement destiné à dissuader ceux qui pourraient être tentés par ce mode d'accession au pouvoir. Ce procédé est utilisé en République Centrafricaine (art 18 al. 4) (4), au Mali (art 121 al. 3) (5), ainsi qu'au Togo (art 148 et 149 al. 3) (6). Une autre modalité consiste à rappeler la soumission de l'armée au pouvoir civil. Certaines lois fondamentales y mettent même une affectation un peu suspecte qui laisse sourdre un sentiment de méfiance. Au Congo, il est indiqué que «la force publique» est subordonnée au pouvoir civil (art 162 al. 2). Le Togo est plus explicite puisque les forces armées sont «entièrement soumises à l'autorité politique constitutionnelle régulièrement établie».
Cette méfiance à l'égard des militaires ne va cependant pas, sauf exception, du moins si on s'en tient aux textes constitutionnels, jusqu'à interdire aux militaires de briguer un mandat politique. Tandis qu'une tradition républicaine, présente en France à la fin du XIXe et au début du XXe, contraint les officiers à abandonner leurs fonctions pour se présenter aux élections, cette règle est à peu près partout absente en Afrique francophone à l'exception du Bénin, de Djibouti et du Togo (7). Ainsi la loi fondamentale béninoise impose une démission préalable pour toute candidature tant pour la présidence de la République que pour l'Assemblée nationale. Cette mesure est d'autant plus rigoureuse qu'elle ne semble pas envisager de réintégration dans l'armée en cas d'échec électoral.
A l'inverse, trois Constitutions prévoient un élargissement du rôle de l'armée en lui laissant la possibilité de contribuer au développement économique et social de la nation (art.168 al. 2 congolais, 1er - 22°, al. 2 gabonais, et 194 tchadien). Dans une conception maximaliste de la fonction militaire, le Congo y ajoute une vocation de ses forces militaires à prendre part au développement culturel du pays, tandis que le Tchad leur fait obligation d'intervenir dans les opérations humanitaires (8).
Les diverses mesures élaborées par les constituants africains de la transition démocratique, pour empêcher le retour au pouvoir des militaires, n'offrent évidemment pas des garanties bien solides pour la préservation des libertés et du pluralisme politique. Un article de Constitution pèse peu face à des baïonnettes. La garantie de la sécurité à l'aide de moyens classiques s'avère difficile. Aussi, des forces de sécurité sont-elles apparues pour combler le vide dans les secteurs militaires et civils.
Armées nationales contre forces de sécurité privées ?
Chez les militaires, ces forces se présentent sous les formes les plus diverses : de l'agent simplement professionnel aux simples mercenaires. Dans le secteur civil, on rencontre aussi bien des firmes proposant des services de gardiennage que des groupes d'autodéfense. Le fait que ces agences soient apparues, témoigne de la faiblesse de certains Etats de la sous-région. Même si elles parviennent à garantir la sécurité à court terme, elles ne représentent pas une solution durable aux problèmes de l'Afrique (9). Le fait de s'en remettre à leurs services pourrait aggraver des situations déjà difficiles, en limitant davantage la capacité des institutions publiques à maintenir l'ordre. Une telle situation sape la légitimité des Etats qui doivent s'acquitter de leur responsabilité au lieu de la déléguer ou encore de l'abandonner à des prestataires de services privés.
Aucune loi internationale ne traite des agences de sécurité privée, même si plusieurs instruments juridiques internationaux ont été mis en place pour contrer la menace mercenaire : les protocoles additionnels à la convention de Genève adoptée en juin 1977, la convention pour l'élimination du mercenariat en Afrique adoptée en 1977 et appliquée à partir de 1985, la convention internationale contre le recrutement, l'utilisation, le financement et l'instruction des mercenaires adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1989. Ces textes internationaux méritent une lecture attentive, car ils préconisent une intervention nuancée de la souveraineté et du rôle de la force armée dans les affaires internationales et intérieures.
Les protocoles refusent aux mercenaires le statut de prisonniers de guerre pendant le déroulement d'un conflit. Ils ne remettent pas en cause le droit des Etats à louer les services de ces forces. Celles-ci sont en général intégrées, d'une manière ou d'une autre, aux forces armées des Etats pour lesquels elles se battent. A ce titre, elles ne correspondent plus à la définition de mercenaires au terme du droit international en vigueur.
La convention pour l'élimination du mercenariat en Afrique ne s'applique pas non plus aux forces de sécurité privée. La convention précise que sont uniquement considérées comme des mercenaires, les forces armées privées utilisées pour lutter contre un Etat existant. La réapparition récente des agences de sécurité privées et le caractère insuffisant et inapproprié du droit international en vigueur soulignent à quel point il est nécessaire de mettre en place de nouveaux cadres réglementaires.
La question posée est la suivante : comment faire pour que l'Etat redevienne responsable de la protection du domaine public ? Pour Holsti, il est manifeste que dans maints Etats du Tiers-monde, le contrôle de la force armée échappe de plus en plus aux autorités centrales, pour se diffuser à une multiplicité d'acteurs. A l'inverse, le fait qu'un Etat soit parvenu à neutraliser les forces militaires locales constitue un excellent indice de sa viabilité institutionnelle et de ses chances de progrès (10).
Rien ne sera possible aussi longtemps que les gouvernements ne s’attacheront pas, le cas échéant avec une aide extérieure, à constituer des forces de sécurité compétentes, bien encadrées et correctement équipées.
1 - Seydou, Lamine. Les princes africains. Paris : Libres Hallier, 1979, p 39-41
2 - Art 65 : Toute tentative de renversement du régime constitutionnel par les forces armées ou de sécurité publique sera considérée comme une forfaiture et un crime contre la nation et l'Etat et, sera sanctionnée conformément à la loi.
3 - Loi n° 002/97/Adp du 27 janvier 1997. La trahison de la patrie et l'atteinte à la Constitution constituent les crimes les plus graves commis à l'encontre du peuple.
4 - L'usurpation de la souveraineté nationale pour coups d'Etat ou par tout autre moyen constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne ou tout Etat tiers qui accomplirait de tels actes aura déclaré la guerre au peuple centrafricain.
5 - Tout coup d'Etat ou putsch est un crime imprescriptible contre le peuple malien.
6 - Cabanis, André, Martin, Louis Michel, Armées et pouvoir dans les nouvelles constitutions africaine. Revue juridique et politique, septembre – décembre 1998, n° 3, p 283 – 284.
7 - Ibid
8 - Ibid
9 - Rapport annuel de la Coalition Mondiale pour l’Afrique de 1999
10 - Holsti, Kal J. L’Etat de la guerre . Etudes Internationales, décembre 1990, n°4, vol XXI, p. 705-717
* Mame Gnilane NDIAYE est docteur en Science Politique
* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Commentaires & analyses
Burundi : La crise politique menace de déstabiliser encore le pays
2008-09-04
International Crisis Group
Le 2 septembre 2008, le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza et le leader du Palipehutu-FNL, Agathon Rwasa, se sont retrouvés, à huis-clos, pour de nouvelles négociations sur le chemin de la paix au Burundi. Car après dix années d’un conflit civil déclenché en 1993, et d’une crise socio-politique qui dure depuis quatorze ans, la classe politico-militaire burundaise ne parvient toujours pas à mettre le pays sur les rails d’une paix définitive. L’espoir de paix repose sur des compromis fragiles, alors que la situation politique porte les germes d’une nouvelle explosion de violence, ainsi que le note l’International Crisis Group, dont des extraits sont publiés ci-dessus. Notamment avec l’entrée en scène du Palipehutu-FNL, le dernier mouvement armé encore en activité.
« Burundi : renouer le dialogue politique »,* le dernier briefing de l’International Crisis Group, rappelle que le processus de désarmement au Burundi commence à peine et que l’intégration du mouvement rebelle dans les institutions politiques et sécuritaires n’est toujours pas réglée. Le pays ne peut pas se permettre d’avoir perdu trois années de blocage législatif puis de passer directement aux préparatifs d’un nouveau scrutin en 2010 sans travailler à redresser en priorité la situation économique du pays.
« L’absence de dialogue constructif entre le CNDD-FDD et les partis politiques d’opposition est dommageable au bon fonctionnement des institutions et à terme à la stabilité du pays » affirme François Grignon, directeur du Programme Afrique à Crisis Group. « Il est urgent que les acteurs politiques nationaux et les partenaires extérieurs du Burundi prennent la mesure des risques existants à gouverner de façon unilatérale ».
L’impasse politique trouve son origine dans la crise qui a divisé la direction du Conseil national pour la défense de la démocratie – Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD) début 2007 et le refus du président Pierre Nkurunziza de conclure un accord de gouvernement avec le Front pour la démocratie au Burundi et l’Union pour le progrès national. A l’Assemblée nationale, les tensions entre partis politiques se sont aggravées sur fond d’insécurité grandissante au point de paralyser l’action gouvernementale.
Début juin 2008, le CNDD-FDD a fait pression sur la Cour constitutionnelle pour qu’elle l’autorise, en violation de la Constitution, à remplacer 22 députés dissidents par des éléments fidèles au parti. Ce passage en force autoritaire illustre une volonté de mise au pas de l’ensemble des contrepouvoirs au gouvernement.
Pour prévenir les risques de débordements violents à l’approche des échéances de 2010, il est essentiel que des consultations politiques soient menées pour décider de la composition de la Commission électorale nationale indépendante et procéder à toute révision du code électoral. De même, toute révision constitutionnelle devrait être menée sur la base des recommandations d’un Comité national de réflexion sur la réforme des institutions, rassemblant l’ensemble des sensibilités politiques et des réalités ethnico-régionales du pays.
« Les tendances autoritaires du CNDD-FDD poussent les partis d’opposition à la radicalisation » avertit Daniela Kroslak, directrice adjointe du programme Afrique de Crisis Group. « Ils pourraient être tentés de chercher des alliances avec le Palipehutu-FNL lors du nouveau scrutin, ce qui pourrait déboucher sur une nouvelle ethnicisation du discours politique et la remise en cause des acquis d’Arusha ».
En dépit des progrès enregistrés dans la mise en œuvre de l’accord de paix avec le Parti pour la libération du peuple hutu – Forces nationales de libération (Palipehutu-FNL), dernier mouvement rebelle en activité dans le pays, le Burundi traverse une crise politique dangereuse qui risque de compromettre la tenue d’élections libres et démocratiques en 2010 et d’affecter la stabilité du pays. Le retour du chef rebelle Agathon Rwasa à Bujumbura, et la signature de l’accord politique de Magaliesburg le 11 juin 2008 sont des pas importants pour le processus de paix burundais. Toutefois, le processus de désarmement commence à peine, et la question de l’intégration du mouvement rebelle dans les institutions politiques et les corps de défense et de sécurité n’est toujours pas réglée.
Dans ce contexte, l’absence de dialogue avec les partis politiques d’opposition est dommageable à la bonne gestion du pays. Il est urgent que les acteurs politiques locaux et les partenaires extérieurs du Burundi prennent la mesure de ces risques et s’efforcent de les conjurer par un renouveau du dialogue national.
L’impasse politique actuelle trouve son origine dans la crise qui a frappé la direction du Conseil national pour la défense de la démocratie – Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), début 2007, et le refus du président Nkurunziza de conclure un accord de gouvernement avec les leaders du Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu) et de l’Union pour le progrès national (Uprona). Suite à la mise à l’écart d’Hussein Radjabu de la tête du parti, le CNDD-FDD s’est divisé et le camp resté fidèle au président Nkurunziza a perdu sa majorité à la chambre basse.
Le remaniement ministériel de novembre 2007, avec l’entrée de membres du Frodebu et de l’Uprona dans le gouvernement, n’a pas permis de régler durablement la crise. A l’Assemblée nationale, les tensions entre partis politiques se sont aggravées sur fond d’insécurité grandissante dans la capitale, d’attaques à la grenade contre des parlementaires de l’opposition et de recrutement continu du Palipehutu-FNL.
Début juin 2008, le CNDD-FDD a fait pression sur la Cour constitutionnelle pour qu’elle l’autorise, en violation de la Constitution, à remplacer 22 députés dissidents par des éléments fidèles à la direction du parti. La Cour ayant cédé le 5 juin, le CNDD-FDD et ses alliés ont retrouvé une majorité des deux tiers à l’Assemblée nationale. Toutefois, ce passage en force ne règle pas durablement la crise. Au contraire, il illustre une volonté de mise au pas de l’ensemble des contrepouvoirs au gouvernement qui s’étend également aux médias et ONG de Droits de l’homme et de lutte contre la corruption. Cette ambition autoritaire pourrait provoquer une radicalisation des partis d’opposition, tentés alors de chercher des alliances avec le Palipehutu-FNL.
Alors que la participation du Palipehutu-FNL aux futurs scrutins pourrait déboucher sur une nouvelle ethnicisation du discours politique, que l’unité au sein des corps de défense et de sécurité demeure fragile et que l’autorité de la loi fondamentale et celle de la Cour constitutionnelle sont atteintes, la rupture du dialogue politique interne fait courir le risque d’une perte prématurée de crédibilité et de légitimité du scrutin, menant à des débordements violents pendant la campagne électorale. Afin d’éviter un tel scénario, il faut renouer le dialogue politique interne, préparer de manière consensuelle les évolutions constitutionnelles nécessaires à la poursuite du processus de paix, et mettre en place un cadre adapté à la tenue d’élections libres, crédibles et démocratiques en 2010.
Pour ce faire, il est essentiel que les partenaires régionaux et financiers du Burundi fassent pression sur l’ensemble de la classe politique afin que :
• Un dialogue politique interne constructif et orienté vers le compromis reprenne. Le CNDD-FDD, le Frodebu et l’Uprona doivent notamment trouver un accord politique sur la résolution des conflits de compétences entre ministres et vice-ministres ; sur la représentation du Frodebu et de l’Uprona dans l’administration et la haute fonction publique et parapublique ; et sur un programme minimal de réformes économiques, fiscales et législatives à engager d’urgence afin de rattraper le temps perdu depuis trois ans et pouvoir enfin apporter à la population les dividendes de la paix. Les pressions, tentatives d’intimidation et tracasseries judiciaires exercées contre les médias et la société civile doivent également prendre fin, et l’exercice des libertés individuelles et publiques doit être garanti.
• Un Comité national de réflexion sur la réforme des institutions soit créé. Rassemblant l’ensemble des sensibilités politiques et des réalités ethnico-régionales du pays, ce comité devrait auditionner les différentes parties prenantes ainsi que des experts nationaux et internationaux afin de dégager une série de propositions en vue d’une éventuelle révision de la loi fondamentale.
• Des consultations politiques soient ouvertes afin de parvenir à un consensus national sur la composition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), la révision du code électoral et la rédaction d’un code de bonne conduite entre les partis politiques et les forces de sécurité.
• Le bureau de l’Ombudsman, prévu par les accords d’Arusha et par la Constitution soit créé. Dirigé par une personnalité burundaise choisie par consensus et d’une autorité morale irréprochable, l’Ombudsman, destiné à recueillir les doléances des citoyens contre les agents de l’Etat, pourrait voir son mandat élargi à la recherche d’arbitrages et de compromis, en cas de crise politique au sein des institutions.
• Une consultation soit ouverte avec les partenaires extérieurs du Burundi et les Nations unies sur les possibilités d’appui international à l’organisation du scrutin et la présence d’unités de police internationales, aux côtés des forces de sécurité locales, et, également, l’accélération de la réforme du service national de renseignement soutenue par le Bureau intégré des Nations unies au Burundi (Binub). Par ailleurs, les partenaires financiers du Burundi et les pays garants du processus de paix pourraient également mettre en place un groupe de contact afin de mieux coordonner et concerter l’action internationale vis-à-vis du gouvernement.
* International Crisis Group est une Ong indépendante qui mène des analyses de terrain et une sensibilisation à haut niveau dans le but de prévention et de résolution des conflits.
* Pour disposer de l’intégralité du rapport sur le Burundi, aller à l’adresse : http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?l=2&id=5632
* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Mauritanie : La démocratie destituée !
2008-09-04
http://tinyurl.com/6ku2gk
La Mauritanie vient de rendre à l'Afrique un bien triste service : celui de lui rappeler que l'ère des colonels et des généraux est un printemps bien têtu ! Je mets à dessein « colonels et généraux » en minuscules. La majuscule serait de trop, en plus qu'elle serait injuste et inappropriée pour des gradés ivres de leurs seules ambitions. Ils sont les meubles dorés du pouvoir. On ne les déplace pas. À défaut, ce sont eux qui choisissent leur place. La démocratie a bien mal ! Elle n'aura pas fini de si tôt son chemin de croix face à la subtilité des tyrannies.
Courrier
Global : Amnesty lance la campagne Contrôlez les armes
2008-09-04
Chaque année, des millions de personnes subissent les conséquences d'un commerce des armes non régulé.
Chaque jour les armes tuent plus de 1 000 personnes. Beaucoup d'autres sont blessées, endeuillées, maltraitées et déplacées par les forces de sécurité, les groupes armés, les bandes criminelles et d'autres individus armés.
Soutenez la campagne Contrôlez les armes.
Découvrez notre nouveau jeu et faites passer le message !
Dites à votre gouvernement que le monde regarde et qu'il est temps d'adopter un traité sur le commerce des armes
Nécrologie
Zambie : 14 chefs d'Etat aux obsèques de Mwanawasa
2008-09-03
http://tinyurl.com/5qgz7m
Pas moins de 14 chefs d'Etat africains étaient attendus le 3 septembre aux obsèques du président zambien, Levy Mwanawasa, décédé le 19 août. De même, 28 pays devaient envoyer des représentants. Parmi les chefs d'Etat attendus le 2 septembre figuraient le président zimbabwéen Robert Mugabe, Joseph Kabila de la RD Congo, Thabo Mbeki d'Afrique du Sud et Paul Kagamé du Rwanda- arriveront mercredi. La dépouille du président Mwanawasa a effectué un périple dans les différentes capitales provinciales pour un dernier hommage, avant d’être exposée le 29 août au Centre international de conférence de Mulugushi.
Arts & livres
Bénin : Démarrage du 1er Festival international des Arts et spectacles
2008-09-02
http://tinyurl.com/6e2m3f
La première édition du Festival international des arts et des spectacles (FIAS), se déroulera du mercredi 3 au dimanche 7 septembre à Cotonou, a appris lundi APA, auprès des organisateurs. Cet événement se veut une rencontre annuelle des professionnels des arts et des spectacles africains et du monde entier. Il sera le second marché africain des arts et des spectacles après celui de la Côte d’Ivoire », a expliqué le directeur du Festival.
Zimbabwe
Harare pose ses conditions à la reprise des activités des ONG
2008-09-03
http://tinyurl.com/6zxbyq
Le régime zimbabwéen a demandé aux ONG de détailler leurs activités auprès du gouvernement, qui les avait autorisées le 29 août, à reprendre leurs programmes après trois mois de suspension. "Le gouvernement a introduit de nouveaux mécanismes pour les organisations non gouvernementales et les volontaires. Elles devront constamment référer au ministère leurs programmes, les lieux et modes d'opérations", souligne la presse zimbabwéenne. Elles doivent également détailler les fonds perçus entre juillet 2008 et juin 2009 et la façon dont ils ont été dépensés.
Le régime réitère son intention de former un gouvernement
2008-09-02
http://tinyurl.com/5sy2ll
Le régime zimbabwéen a réitéré le 28 août sa volonté de former un gouvernement, malgré le refus de l'opposition d'y participer tant qu'un accord de partage du pouvoir n'aura pas été conclu. Les deux factions de l'opposition, dont la principale formation est le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai, avaient dès le 27 août souligné qu'elles ne participeraient pas à un tel gouvernement en l'absence d'un accord négocié. Le dialogue entre les trois parties achoppe sur les prérogatives dévolues au Premier ministre et au président. Il a été suspendu sine die le 12 août.
Femmes & genre
Afrique : Les ministres de la Femme discutent de l’égalité hommes-femmes
2008-09-02
http://tinyurl.com/68bjyy
Les ministres en charge des Affaires de genre et de femmes en provenance de 24 pays africains sont réunis le 28 août à Addis-Abeba pour discuter de l’égalité entre hommes et femmes qui sont considérée comme un défi au développement du continent. La Conférence des ministres en charge des Affaires de genre et de femme est conjointement organisée par l’Union africaine et la Commission écononomique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et se tient sous le thème : « Faire face à l’égalité hommes-femmes : un défi persistant pour l’Afrique ».
Angola : Des programmes ambitieux pour la participation politique des femmes
2008-09-02
http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=5017
Environ un tiers des candidats aux futures élections législatives en Angola sont des femmes, grâce à un nouveau quota imposé par le gouvernement. La règle des 30 pour cent a été conçue pour amener plus de femmes dans le parlement du pays, mais à mesure que la campagne évolue, les femmes continuent d'être en marge de la politique angolaise. Elles sont à peine visibles lors des rassemblements et avec quelques-unes seulement occupant de hautes responsabilités dans des partis.
Global : Deux Africaines dans le classement des femmes les plus puissantes du monde
2008-09-02
http://www.afrik.com/article15082.html
Hynd Bouhia, directrice générale de la bourse de Casablanca, et la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf sont les deux seules Africaines du classement des 100 femmes les plus puissantes du monde. La chancelière allemande Angela Merkel arrive en tête du palmarès annuel réalisé par le magazine Forbes. A 35 ans, Hynd figure à la 29e place. Ellen Johnson Sirleaf occupe la 66e place de ce classement annuel publié le 27 août.
Réfugiés & migration forcée
RD Congo : Plus de 5.000 refoulés d'Angola sans assistance
2008-09-02
http://tinyurl.com/6yk6wt
Plus de 5.000 Congolais refoulés d'Angola sont sans assistance dans la province du Bas-Congo, dans l'ouest de la RD Congo, annonce le Comité permanent inter agences. Parmi ces refoulés enregistrés entre janvier et août 2008, on compte 1.800 femmes et 200 enfants dont la situation sur place est préoccupante, à en croire le document, qui cite l'un des responsables de la Caritas/Bas-Congo.
Mouvements sociaux
Bénin: Grèves persistantes dans le secteur de la santé
2008-09-02
http://tinyurl.com/6cluwp
Déjà confronté au problème de manque d’infrastructures et de personnel, le système sanitaire béninois traverse depuis quelques semaines une crise sans pareille, du fait des grèves perlées des différents corps du personnel soignant et paramédical. Déjà catalogués comme des mouroirs, du fait du manque du matériel et de personnel, les hôpitaux publics du Bénin sont devenus des endroits où les malades ne se sentent plus en sécurité, en raison du débrayage devenu le seul moyen des agents de se faire entendre par le gouvernement.
Gabon : Grève des médecins et des infirmiers
2008-09-02
http://www.infosplusgabon.com/article.php3?id_article=2379
Après une tumultueuse protestation le 27 août dans le hall d’entrée du Centre Hospitalier de Libreville (CHL) et ce, au terme d’un préavis de grève déposé au début du mois d’août, les médecins et les infirmiers ont entamé une grève générale illimitée qui perturbe le service dans le plus grand hôpital du pays. L’assemblée générale qui a réuni mercredi les infirmiers du service public et leur syndicat, a conditionné la reprise du travail à l’augmentation, entre autres, des primes de logement qui n’ont pas évolué depuis de longues années entre 45 000 F CFA et 75 000 F CFA, selon les catégories.
Ghana : Les syndicats floués dans la lutte contre la pauvreté
2008-09-03
http://tinyurl.com/64eksm
La participation des syndicats ghanéens à la définition des stratégies de réduction de la pauvreté sous l’égide du FMI et de la Banque mondiale répond au double souci d’y représenter les travailleurs et d’y imprimer leurs revendications d’équité sociale, de travail décent et de répartition des richesses. Le bilan est négatif. Floués et mal préparés, les syndicats n’ont pu y infléchir les orientations libérales du « consensus de Washington ».
Elections & gouvernance
Congo : L'opposition retire ses représentants de la CONEL
2008-09-03
http://tinyurl.com/6n5u2s
L’Alliance pour une Nouvelle République (ANR), un groupement de trois principaux partis de l’opposition, ayant constaté une mascarade et fraude flagrante qui ont émaillé les élections législatives, locales et sénatoriales qui se sont déroulées au Congo a décidé de retirer ses représentants de la Commission Nationale d’organisation des élections (CONEL) ainsi que de toutes les autres Commissions locales d’organisation des élections (COLEL). Elle exige, entre autres, la neutralité et l’impartialité de toutes les administrations impliquées dans les opérations pour l’élection présidentielle de 2009.
Global : La France n'entend pas dédommager l'Algérie pour la colonisation
2008-09-03
http://tinyurl.com/5uev3b
La France n'entend pas imiter la décision sans précédent de l'Italie, qui a décidé de verser 5 milliards de dollars à la Libye en compensation pour la période coloniale. Pour le ministère des Affaires étrangères, l'accord signé entre Rome et Tripoli "n'est ni un précédent, ni une référence" car "chaque histoire bilatérale avance comme elle le souhaite, chaque histoire est spécifique", dans une comparaison avec la colonisation française en Algérie.
Mauritanie : Des réfugiés demandent l'instauration du fédéralisme
2008-09-02
http://tinyurl.com/62v6po
Nous voulons un Etat fédéral pour mettre fin au racisme et à la manière de gérer les ressources. Le problème en Mauritanie est un problème de racisme et de cohésion'', a déclaré un membre de SOS Réfugiés. ''Il faut que la communauté internationale prenne ses responsabilités pour l'instauration de la démocratie en Mauritanie. La démocratie n'est pas l'affaire des militaires mais celle du peuple'', a-t-il estimé, en réaction au coup d'Etat militaire qui a renversé le 6 août dernier, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, président démocratiquement élu de la Mauritanie.
Mauritanie : La junte forme un gouvernement sans fixer de durée à "la transition"
2008-09-02
http://tinyurl.com/6k9r9n
La junte qui dirige la Mauritanie depuis le coup d'Etat du 6 août a installé le 1er septembre un gouvernement sans fixer de durée à la "transition", au moment où l'opinion mauritanienne s'interroge sur le temps que les militaires mettront cette fois à restituer le pouvoir aux civils. Tard dans la soirée de dimanche 31 août, un communiqué de la présidence du Haut conseil d'Etat (junte) annonçait à la télévision d'Etat qu'un gouvernement de 22 ministres avait été formé "par décret", sous la direction du diplomate Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.
Mauritanie : Washington menace les responsables de la junte de sanctions
2008-09-02
http://tinyurl.com/6q8z8s
L'ambassadeur des Etats-Unis en Mauritanie a menacé d'appliquer des "sanctions ciblées" aux responsables de la junte qui a pris le pouvoir le 6 août par un coup d'Etat, envisageant de poser des "restrictions" à leurs voyages et leurs transactions financières. Les Etats-Unis "pourraient prendre des sanctions contre des personnalités militaires (qui sont des) obstacles au retour à la démocratie en Mauritanie", a déclaré l'ambassadeur Marc Bolware, au cours d'une conférence de presse à Nouakchott.
Sénégal : L'ancien ministre Farba Senghor entendu par le Procureur à Dakar
2008-09-02
http://www.apanews.net/apa.php?article74159
L’ancien ministre sénégalais de l’Artisanat et des Transports aériens, Farba Senghor, a été entendu le 1er septembre par le Procureur de la République, dans l’enquête ouverte suite au saccage, le 17 août dernier, des locaux de deux quotidiens privés, à Dakar. M. Senghor a été entendu pendant quatre heures ont précisé des médias sénégalais, selon qui l’ancien ministre aurait été confrontés aux présumés auteurs de ces actes de vandalisme, et en garde-à-vue depuis quelques jours…
Corruption
Burundi : l'Etat met fin aux abus dans l'enregistrement des naissances
2008-09-02
http://tinyurl.com/63j5tw
La récente décision du chef de l'Etat burundais de rendre gratuit l'extrait d'acte de naissance et de supprimer les amendes jusque-là exigées aux parents qui tardaient à faire enregistrer leurs nouveaux-nés à l'Etat civil, a été accueillie avec "satisfaction", selon le bureau de l’UNICEF au Burundi. L'extrait faisait parfois l'objet de marchandage et d'abus administratifs comme le versement frauduleux d'une amende allant jusqu'à 5.000 francs burundais (près de 5 dollars US) en cas d'enregistrement tardif du nouveau-né à l'Etat civil.
Développement
Global : Caracas et Pretoria lancent une "coopération stratégique"
2008-09-03
http://tinyurl.com/6k3ktg
Les présidents sud-africain et vénézuélien Thabo Mbeki et Hugo Chavez ont lancé le 2 septmbre à Pretoria une ère de "coopération stratégique" qu'ils veulent transformer en moteur dans les relations sud-sud. Une série d'accords ont été signés dans ce cadre, notamment dans les secteurs de l'énergie pétrolière, lors de la première visite d'Etat du président vénézuélien en Afrique du Sud. Ces ententes vont s'élargir d'ici la fin de l'année aux télécommunications, mais aussi aux arts ou la culture, a expliqué son homologue sud-africain.
Global : La pauvreté en recul dans le monde sauf en Afrique
2008-09-02
http://tinyurl.com/5jfhmg
La Banque mondiale a publié le 2 septembre une étude montrant que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté dans le monde avait nettement reculé entre 1981 et 2005, avec de fortes disparités régionales, l'Afrique subsaharienne continuant à souffrir. Même en relevant de 1 à 1,25 dollar par personne et par jour ce seuil de pauvreté aux prix de 2005, pour tenir compte de l'inflation, le nombre de pauvres a baissé de 1,9 à 1,4 milliard en un quart de siècle.
Global : L'Afrique vivier de croissance du groupe français Bolloré
2008-09-04
http://tinyurl.com/6b7vx7
Le groupe du Français Vincent Bolloré a développé en Afrique francophone un réseau qui couvre désormais la presque totalité du continent. Son dispositif a été complété cette année par l’acquisition d’un nouveau transporteur sud-africain au premier semestre et de multiples investissements en Ethiopie ou à Djibouti. Le groupe est ainsi en pôle position pour tirer parti de la croissance des flux observés en Afrique, le long des routes empruntées par les matières premières où l’on observe la multiplication des investissements étrangers.
Ouganda : La crise alimentaire mondiale sourit aux petits exploitants
2008-09-02
http://tinyurl.com/5rec22
La crise alimentaire mondiale ne fait pas que des malheureux : en Ouganda, elle est synonyme d'aubaine pour les petits exploitants agricoles depuis que le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies s'est tourné vers eux pour ses approvisionnements. Depuis 2007, la branche ougandaise du PAM a diminué ses importations de denrées alimentaires, notamment en provenance des Etats-Unis, l'un des principaux contributeurs de l'agence onusienne. Et elle a décidé de privilégier l'achat sur place de céréales, dynamisant ainsi le marché ougandais et les revenus des paysans.
Santé & VIH/SIDA
Afrique : La circoncision inquiète les femmes par rapport au sida
2008-09-02
http://www.afrik.com/article14948.html
Des Africaines estiment que promouvoir la circoncision pour combattre le sida pourrait les exposer plus encore au VIH. Entre autres, elles craignent que leur partenaire opéré multiplie les comportements sexuels à risque, s’estimant immunisé contre le virus. Des études scientifiques menées ces dernières années en Afrique du Sud, en Ouganda et au Kenya ont démontré qu’un homme circoncis avait 50% de risques en moins de contracter le VIH via sa partenaire infectée. Une étude réalisée au Kenya démontre cependant que les hommes circoncis ne deviennent pas plus laxistes.
Cameroun : Manifestation des personnes vivant le Vih/sida
2008-09-02
http://tinyurl.com/6r34e8
Les personnes vivant avec le vih/sida ont manifesté devant le siège du Comité national de lutte contre la sida (CNLS) le lundi 1er septembre à Yaoundé, pour fustiger la pénurie des anti-rétroviraux qui dure depuis deux mois au Cameroun. Les manifestants étaient au nombre d'une cinquantaine, avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire, "Combien coûtent nos vies", "Non au mensonge", "Nous voulons les ARV de deuxième ligne", "Sans médicaments, malades assassinés".
Global : Le secret des plantes pour alléger l’arthrose
2008-09-02
http://fr.allafrica.com/stories/200809010361.html
L'arthrose est la maladie rhumatismale la plus fréquente. C'est une maladie du cartilage, structure résistante et élastique qui recouvre les extrémités osseuses. Le cartilage s'altère progressivement avec l'âge : de petits fragments se détachent, constituent des corps étrangers libres dans l'articulation, qui deviennent sources d'inflammation. Le cartilage s'use progressivement. Les os frottent alors l'un sur l'autre. Des excroissances osseuses anormales se développent, accentuant les phénomènes douloureux. Quelques conseils pour prévenir ce mal…
Global : Les effets dangereux de la non-observance thérapeutique
2008-09-02
http://fr.allafrica.com/stories/200809020200.html
La non-observance thérapeutique, qui désigne le manque d'adéquation entre les comportements des patients et les prescriptions médicales, peut devenir quasi-suicidaire dans le cas des traitements à longue durée comme l'hypertension, le diabète, le cholestérol, rapporte Destination Santé. Présentée comme un problème important de la médecine moderne, la non-observance thérapeutique est révélatrice de la relation médecin-malade, en particulier dans le traitement des maladies chroniques.
Global : L'OMS lance un appel à la vaccination de tous les bébés contre l'hépatite B
2008-09-02
http://fr.allafrica.com/stories/200808270945.html
L'Organisation mondiale de la santé (Oms) rappelle que la vaccination des bébés est le meilleur moyen de lutter contre l'hépatite B, une maladie très contagieuse dont le traitement n'est pas encore disponible. L'hépatite B est une infection virale qui attaque le foie, y cause une maladie chronique grave qui peut conduire à la mort. Près de 2 milliards de personnes dans le monde portent le virus, et plus de 350 millions vivent avec une maladie chronique du foie due à ce virus…
Guinée-Bissau : 72 morts et 3.000 cas de choléra déclarés
2008-09-02
http://tinyurl.com/684kny
L’épidémie de choléra qui affecte la Guinée-Bissau depuis mai a tué 72 personnes et 3.200 cas ont été enregistrés. Le 19 août, le gouvernement bissau-guinéen avait déclaré n'être "plus en mesure de circonvenir" l'épidémie de choléra et avait lancé un appel à l'aide internationale. Le bilan était alors de 53 morts et 2.200 cas de choléra enregistrés. Depuis 1997, le pays subit régulièrement une épidémie de choléra à l'approche de la saison des grandes pluies, entre mai et octobre.
Madagascar : Les vaccins pédiatriques se font rares
2008-09-02
http://fr.allafrica.com/stories/200808280321.html
Depuis quelques jours, les mères de famille ont du mal à trouver des vaccins adéquats pour leurs enfants. Un changement au niveau de la nature du vaccin recommandé est à l'origine de cette perturbation. L'inquiétude gagne la plupart des parents d’Antananarive en apprenant que le vaccin combiné contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite et l'hépatite B (DTCPHepB), n'existe plus en stock.
Rwanda : Le sida touche davantage les personnes les mieux informées sur la pandémie
2008-09-02
http://fr.allafrica.com/stories/200808290724.html
Une enquête démographique et de santé menée conjointement pendant 2 ans par les ministères de la Santé publique et du Plan, en collaboration avec des partenaires, montre que le taux de prévalence du sida est plus élevé chez les personnes ayant une connaissance de la pandémie. Le Dr. Bernard Lututala, coordonnateur de l'enquête, explique cette situation par la réticence de cette catégorie de personnes au changement de comportement.
Togo : Le Moringa, une nouvelle arme contre la malnutrition
2008-09-03
http://www.mediaf.org/fr/medias/fiche.php?itm=3130&md=4
Le Moringa Oleifera, un arbuste aux multiples vertus, est devenu une nouvelle arme contre la malnutrition au Tog. L’une de ces vertues provient de ses feuilles, qui, transformées en poudre, constituent un complément alimentaire riche. Cette espèce pousse en masse et rapidement dans les pays tropicaux. Depuis 2006, l’association pour la promotion des planteurs d’essences forestières du Togo produit et distribue chaque année environ huit tonnes de poudre de Moringa destinées aux populations locales.
Éducation
Afrique : L'Afrique du sud domine le classement des meilleures universités
2008-09-04
http://www.webometrics.info/top100_continent.asp?cont=africa
Le dernier classement des universités africaines établies par Ranking Web of African University confirme la domination des institutions universitaires sud-africaines. Elles occupent les huit premières places, suivies de l'Université américaine du Caire, reviennent de la 10e à la 12e place, avant que n'apparaisse la première université francophone africaine, avec l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. En tête du classement figure l'Université de Cape Town. Cent insitutions universitaires figurent au classement.
Cameroun : Pénurie des livres scolaires sur le marché
2008-09-02
http://tinyurl.com/6ynoea
A une dizaine de jours de la rentrée scolaire 2008/2009, l'indisponibilité des livres scolaires dans les rayons des librairies de Yaoundé inquiète les parents. Selon un parent d’élèves, le problème vient du fait que plusieurs livres ont été adoptés dans chaque matière par la commission nationale du livre scolaire et qu'il appartient à chaque directeur d'établissement de choisir le livre qu'il juge bon pour ses élèves.
Rd Congo : Les enseignants boycottent la rentrée scolaire dans l'ensemble du pays
2008-09-02
http://tinyurl.com/5hg3lw
Les enseignants des écoles publiques et conventionnées catholiques de la République démocratique du Congo (RDC) ont largement boycotté la rentrée scolaire sur l'ensemble du pays, le 1er septembre. Les enseignants entendent ainsi exiger des augmentations salariales, selon leurs syndicats. Ce mouvement social s'ajoute à celui des médecins des hôpitaux publics qui, depuis une dizaine de jours, n'assurent qu'un "service minimum" dans l'attente d'une concrétisation des promesses gouvernementales d'augmenter leurs salaires et de titulariser les vacataires…
Sénégal : Discussions pour un climat apaisé dans le secteur de l’éducation
2008-09-02
http://www.africanglobalnews.com/spip.php?article5391
Le comité national du dialogue social a organisé une concertation et des échanges avec les syndicats d’enseignants et d’autres partenaires de l’école, du 26 au 28 août 2008. Ces rencontres visent à mieux s’écouter et de s’entendre sur la situation qui gangrène le système éducatif. Des recommandations ont sanctionné la fin des travaux. Les parties prenantes ont accepté de retenir, la volonté de s’accorder sur la nécessité de parvenir à une unité d’actions et tendre vers une solidarité syndicale durable. Un dialogue permanent, planifié, concerté, périodique et fécond est envisagé.
Environnement
Afrique: Le Japon confirme son aide face aux changements climatiques
2008-09-02
http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=5021
Le Japon a réitéré son engagement à aider les pays africains dans leurs efforts pour lutter contre le changement climatique, avec une enveloppe globale de 10 milliards de dollars à mettre à la disposition des pays en développement. La confirmation de l'aide a été faite à la conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui s'est réunie du 21 au 27 août à Accra, la capitale du Ghana. Elle a regroupé un millier de participants venus de 160 pays aussi bien développés que moins avancés, pour préparer l'élaboration des grands axes d'un nouveau traité qui devrait remplacer le Protocole de Kyoto qui expire en 2012.
Cameroun : Des populations de Douala menacées par des émanations toxiques
2008-09-02
http://tinyurl.com/6hdlz3
Des populations de la Zone industrielle de Bonaberi (ZIB), à Douala, sont sous la menace des émanations de gaz de chlore, une substance toxique et cancérigène qui a provoqué l’hospitalisation, le 25 août, de cinq personnes. Abandonnée depuis quelques années dans la nature, à l’insu du public et des autorités, par une entreprise d’assainissement en liquidation, cette substance toxique a été découverte en début de semaine dernière, lorsque des riverains du site ont constaté que la végétation jaunissait de jour en jour…
Côte d’Ivoire : L'affaire des déchets toxiques jugée le 29 septembre
2008-09-03
http://tinyurl.com/5rj3og
Le Procureur général d'Abidjan a annoncé pour le 29 septembre, le jugement de l'affaire des déchets toxiques, dans laquelle « douze personnes vont comparaître pour empoisonnement ou complicité d'empoisonnement ». En août 2006, le navire Probo Koala affrété par la multinationale Trafigura, avait déversé dans différentes décharges à ciel ouvert d'Abidjan, quelque 500 tonnes de déchets toxiques, faisant « plus de seize morts », et causant des désagréments à des centaines d'autres, selon un bilan officiel. Huit personnes avaient été arrêtées et quatre hauts responsables de l'administration ivoirienne suspendus à la suite de ce drame écologique.
Global : L'Afrique exige des compensations pour faire face aux changements climatiques
2008-09-02
http://www.afrik.com/article15080.html
Plusieurs pays africains présents à Accra, au Ghana, à l’occasion des négociations sur le climat ont exigé des pays riches qu’ils paient plusieurs milliards à titre de compensation pour les effets du réchauffement de la planète. Cette demande a été faite le 27 août, à la clôture de la réunion qui s’est sous l’égide des Nations unies, et au cours de laquelle les participants se sont penchés sur la réduction des émissions produites par les activités de déforestation menées dans les pays en développement.
Global : Le changement de climat pourrait tuer des millions de personnes
2008-09-02
http://tinyurl.com/5nm4bt
Le changement climatique pourrait provoquer la mort de millions de personnes d'ici vingt ans en raison de ses effets sur la malnutrition et les maladies, estiment des experts réunis à Libreville pour une conférence interministérielle sur la santé et l'environnement en Afrique. Avec l'augmentation des températures et la fréquence accrue des inondations, le paludisme apparaît déjà dans des régions ou à des altitudes où des cas n'avaient pas été signalés jusqu'à présent. Autre source d'inquiétude, les maladies diarrhéiques. Là encore, la température joue un rôle crucial.
RD Congo : Formation pour le recyclage des déchets plastiques
2008-09-02
http://fr.allafrica.com/stories/200808270284.html
Pour lutter contre l'insalubrité, l'ONG Agir Mbwetete a organisé le lundi 25 août 2008, à Kinshasa, une formation des formateurs en techniques de recyclage et de valorisation des déchets plastiques légers. L’activité s’est tenue avec l'appui de la Coopération technique Belge et de l'Organisation néerlandaise de développement. Pour recycler les sachets, les formateurs ont appris le tressage pour fabriquer des cordes, le tricotage et crochage pour fabriquer le sous-tasse, plumier, pochettes de téléphone, etc et le tissage pour fabriquer le paillasson et autres.
Média & liberté d'expression
Sénégal: Appel au dialogue entre la presse et le pouvoir
2008-09-02
http://www.afrik.com/article15102.html
Le porte-parole du président Abdoulaye Wade a appelé le 31 août au dialogue entre la presse et le pouvoir au Sénégal, "pour dépasser la situation de crise actuelle", en référence aux actes de vandalisme perpétrés, il y a deux semaines, contre des journaux privés. Selon lui, «il y a lieu de procéder à un dialogue pour trouver un moyen qui permet à la presse d'exercer son métier de façon normale", ajoutant que le pouvoir ne peut se permettre d'avoir des problèmes avec la presse.
Tunisie : Impossible de créer un média indépendant
2008-09-02
http://tinyurl.com/6h5q62
Créer un média indépendant en Tunisie est une gageure bien que rien dans les textes de loi ne l'empêche véritablement. Les seuls médias édités dans le pays sont complaisants ou affichent un caractère apolitique. Les autres sont condamnés aux oubliettes, à l'exil ou doivent se contenter du Web. Au lendemain du changement politique du 7 novembre 1987, qui a vu arriver le président Ben Ali au pouvoir, on a enregistré la première demande d'ouverture d'une radio privée, Radio 7. Une trentaine d’autres dossiers ont depuis été présentés à l’administration. Tous sont restés sans suite.
Bien-être social
Afrique : Un Ramadan sous le signe de la hausse des prix
2008-09-02
http://tinyurl.com/62u9on
Les pouvoirs publics de plusieurs pays africains ont multiplié exonérations, concertations et promesses d'un contrôle strict des étiquettes pour réduire le risque d'emballement des prix durant le mois de Ramadan. Cette période de jeûne chez les musulmans est une plage redoutée par les ménages qui voient leurs dépenses décupler. Profitant de la forte pression exercées sur certaines denrées, des commerçants adeptes de la spéculation n'hésitent pas à jongler avec les étiquettes.
RD Congo : Etre sourd-muet n'est plus un handicap
2008-09-02
http://tinyurl.com/5l76sr
A Kisangani, au nord-est de la Rd Congo, une école spécialisée prépare les sourds-muets aux métiers du bâtiment, à la couture pour les filles. Leurs compétences sont aujourd'hui reconnues… Ils sont menuisiers, maçons, couturiers et même, depuis un temps, internautes... Au centre-ville de Kisangani, un bâtiment en dur vient d’être construit uniquement par des maçons sourds-muets dans le complexe scolaire "Espoir des sourds". Depuis que cette école d’encadrement et de réadaptation des sourds leur a permis d'accéder à certains enseignements, tout ou presque leur est désormais possible dans cette partie nord-est de la RD Congo.
Nouvelles de la diaspora
Global : La grand-mère d’Obama assurée du succès de son petit-fils
2008-09-03
http://tinyurl.com/6pk2qf
Sarah, 86 ans, grand-mère du candidat démocrate à la Maison-Blanche, Barack Obama, ne doute pas une seule seconde que son petit-fils ira «jusqu'au bout». Sarah est la troisième épouse du grand-père paternel de Barack Obama. Aucun lien biologique ne les unit, mais le candidat démocrate la considère comme sa grand-mère. «Je suis restée éveillée tard la nuit dernière (le 28 au soir) à regarder des images de la convention démocrate. Je me suis couchée tard et je n'ai pas pu voir le discours ce matin, parce que je me sentais un peu faible», a ajouté l'octogénaire.
Global : Le jusqu'au-boutisme des sans papiers maliens de France
2008-09-02
http://tinyurl.com/676d5p
Ils sont originaires du Mali, au total 19 salariés d'une entreprise de démolition de Montreuil en Seine-Saint-Denis. Tous, toujours aussi déterminés à poursuivre le siège des lieux, entamé depuis le 22 mai dernier, dans leur "combat pour l'obtention de titres de séjour. Début juin, le tribunal avait débouté le patron de cette PME du bâtiment qui réclamait l'expulsion par la force des salariés sans-papiers, devant la pression des syndicats. Finalement ce même tribunal a ordonné l'expulsion des 21 grévistes (dont les 19 sans-papiers) pour le 4 septembre 2008.
Conflits & urgences
Afrique : Bakassi, pomme de discorde entre le Cameroun et le Nigéria
2008-09-02
http://www.afrik.com/article15086.html
Parmi les problèmes frontaliers qui restent insolubles à l’Ouest du continent africain, le cas de Bakassi n’en finit pas de nourrir les prétentions territoriales du Cameroun et du Nigéria... Avec une insécurité persistante pour les habitants de la région ! Le 14 novembre dernier, la péninsule de Bakassi est revenue officiellement au Cameroun. Mais la tension demeure malgré une pression des puissances occidentales dans la résolution du conflit. Le Nigeria maintient une position floue : contrairement à ses engagements internationaux, il continue d’occuper une partie de Bakassi.
Burundi : Nouveau round des pourparlers inter-burundais de paix
2008-09-02
http://www.afrik.com/breve14173.html
Le président burundais, Pierre Nkurunziza et le leader du Parti pour la libération du peuple hutu/Front national de libération (PALIPEHUTU-FNL, rébellion), Agathon Rwasa, ont entamé, le 29 août, un nouveau round de négociations en vue d’un arrêt définitif de la guerre civile qui dure depuis plus de 14 ans au Burundi. La rencontre devait débuter le 28, mais les mauvaises conditions météorologiques de la journée auraient poussé l’avion qui transportait la délégation du dernier mouvement rebelle encore actif dans le pays à rebrousser chemin par mesure de précaution et retourner sur Bujumbura…
Afrique : Protocole de lutte contre le vol de bétail en Afrique de l'Est
2008-09-02
http://tinyurl.com/6mxbsr
Dans le cadre d'une initiative conjointe destinée à endiguer le vol de bétail dans les pays d'Afrique de l'Est, les ministres de l'Intérieur de dix pays de la sous-région ont signé vendredi un protocole visant à combattre ce crime. L'objectif principal dudit protocole est de prévenir, combattre et éradiquer le vol de bétail et les activités criminelles liées dans la sous-région grâce à une coopération renforcée et des opérations mixtes qui seront menées par les agences chargées de faire respecter la loi.
Afrique : Réunion des chefs de Police d'Afrique de l'Est
2008-09-02
http://tinyurl.com/6a5owy
Les chefs de Police des pays d'Afrique de l'Est ont entamé le 27 août une réunion de deux jours à Addis-Abeba, pour mener des réflexions sur le phénomène des crimes transfrontaliers, notamment le terrorisme, le trafic des armes et le blanchiment d'argent dans la région. Le vol de bétail, de véhicules, le trafic d'êtres humains, mais aussi la cybercriminalité et les crimes écologiques, font également l'objet de discussion à cette rencontre à laquelle participent des représentants d'Interpol, du Bureau des Nations unies pour le contrôle des drogues et des responsables policiers du Chili et de Singapour.
Rwanda : L'eau potable fait tomber les tensions entre communautés
2008-09-02
http://tinyurl.com/6oyg4r
Dans le district de Rwamagana, à l'est du Rwanda, les tensions qui régnaient, surtout entre les rescapés et les familles de présumés génocidaires, commencent à diminuer grâce à l'adduction d'eau potable qui alimente plus de 2 500 ménages. Selon un médecin, la population des plateaux du centre de ce district connaît depuis longtemps des maladies diarrhéiques ou des déshydrations récurrentes par manque d'eau potable. Une version à laquelle les villageois ont tardé à adhérer. "Depuis longtemps, chaque camp touché par des maladies des mains sales (vers intestinaux, choléra ou diarrhées, ndlr) soupçonnait l'autre de l'empoisonner", témoigne un villageois de Mwulire.
Kenya : Efforts de l'ONU pour maintenir sa présence en Somalie
2008-09-02
http://tinyurl.com/682qh3
Les travailleurs humanitaires des Nations unies et des autres organismes humanitaires luttent pour maintenir une présence en Somalie, sur fond de menaces de plus en plus grandes contre les travailleurs humanitaires et de déficit des financements destinés aux projets visant le renforcement des moyens de subsistance. Les opérations humanitaires des Nations unies souffrent d'un important déficit de financement et, compte tenu des menaces physiques brandies contre les travailleurs humanitaires, les organismes onusiens ont peu d'espoir de voir la crise humanitaire s'atténuer cette année.
Kenya : Menaces de résurgences des tensions ethniques
2008-09-03
http://tinyurl.com/65wmtw
Un accord de partage du pouvoir entre le Mouvement démocratique orange de l'opposition et le Parti de l'unité nationale au Kenya n'a pas pu régler les divisions ethniques, selon un nouveau rapport publié par 'Minority Rights Group International' (MRG). Les affrontements du début de cette année, qui ont suivi les élections, ont vu plus de 400.000 personnes chassés de leurs maisons et 1.500 ont été tués. Sans un engagement sérieux pour jeter des ponts entre ces communautés, la violence pourrait facilement éclater de nouveau, a averti MRG.
Internet & technologie
Global : Les ravages de l'usurpation d'identité à travers l'internet
2008-09-03
http://tinyurl.com/6rakcj
L’usurpation d’identité est une forme d’activité criminelle. Des usurpateurs d’identité tentent d’obtenir frauduleusement des informations personnelles, tels que vos mots de passe, vos détails de comptes bancaires ou les numéros de vos cartes de crédit, en se faisant passer, via un message apparemment officiel, pour les représentants d’une société. L’usurpation d’identité par message électronique est une activité en ligne criminelle menée par des cybercriminels. Comment l’usurpation d’identité par message électronique fonctionne-t-elle ?
Afrique : Highway Africa 2008 se focalise sur le journalisme citoyen
2008-09-03
http://highwayafrica.wordpress.com/
L’édition 2008 de la Conférence Highway Africa, organisée par l’Ecole de journalisme et d’études des médias de Rhodes University et la South African Broadcasting Corporation (SABC) se déroulera du 8-10 septembre 2008 à Grahamstown (Afrique du Sud). Le thème de cette année porte sur le «Journalisme citoyen», pratique qui permet de plus en plus aux citoyens, grâce à l’appropriation des Tic, de produire et diffuser eux-mêmes de l’information (blog, entre autres).
Cours, séminaires, & ateliers
Afrique : Cours sur la justice sociale et la transformation des conflits
2008-09-04
La première édition du cours francophone sur la justice sociale et la transformation des conflits en Afrique de l’Ouest va se tenir au Sénégal du 9 au 19 novembre 2008. Elle est organisée par Africa Consultants International (ACI), en partenariat avec World Education Sénégal, Karuna Center for Peacebuilding et SIT. Le cours est organisé à l’intention de trente six ressortissants de huit (8) pays de l’Afrique de l’Ouest : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Mali, Niger, Sénégal et Togo.
La fiche d’inscription est téléchargeable à partir des adresses suivantes :
http://www.acibaobab.org
http://groups.google.com/group/RFJSTC?hl=fr
/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\/\/\//\
Fahamu – Réseaux pour la Justice Sociale
http://www.fahamu.org
© Sauf indication contraire, tous les contenus publiés ici le sont avec autorisation sous les termes de la licence « Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 3.0 Unported »
Pour les détails supplémentaires: http://www.pambazuka.org/fr/about.php
Pambazuka news peut être visionné en ligne: http://www.pambazuka.org/fr/
Le RSS est disponible sur http://www.pambazuka.org/fr/newsfeed.php
Pambazuka News est publié grâce au soutien d’un certain nombre de bailleurs de fonds dont les coordonnées peuvent être obtenues en passant par l’adresse http://www.pambazuka.org/fr/about.php
Pour VOUS ABONNER ou VOUS DESABONNER, allez sur:
http://pambazuka.gn.apc.org/cgi-bin/mailman/listinfo/pambazuka-news-fr
ou envoyez un message à editor@pambazuka.org avec le mot ABONNER ou DESABONNER dans la case réservée à l’objet selon le cas.
Les points de vue exprimés ici sont ceux des auteurs eux-mêmes et ils ne représentent pas nécessairement ceux de Pambazuka News ou Fahamu.
ISSN 1753-6839

EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004