Cette édition
Pambazuka News 66: La cause palestinienne vue sous l’angle de la lutte contre l’apartheid
Le journal électronique qui fait autorité est une plateforme de la justice sociale en Afrique.
Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847
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CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Nécrologie, 4. Arts & livres, 5. Zimbabwe, 6. Femmes & genre, 7. Droits humains, 8. Réfugiés & migration forcée, 9. Mouvements sociaux, 10. Elections & gouvernance, 11. Corruption, 12. Développement, 13. Santé & VIH/SIDA, 14. Environnement, 15. Média & liberté d'expression, 16. Bien-être social, 17. Plaidoyers & campagnes, 18. Conflits & urgences, 19. Internet & technologie
Sommaire de cette édition
CHRONIQUE : Fatima Hassan : La cause palestinienne vue sous l’angle de la lutte contre l’apartheid.
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Les manipulations autour de la dette du Tiers monde.
NECROLOGIE : 1500 personnes disent adieu à Youssef Chahine.
ARTS & LIVRES : Egypte : Un livre sur l’état du pays mis à l’index par le gouvernement.
ZIMBABWE : Morgan Tsvangirai satisfait des négociations.
FEMMES & GENRE : Global : Une juge sud-africaine nommée Haut commissaire aux Droits de l’homme de l’ONU
DROITS HUMAINS : Afrique : Accord de transfert de prisonniers entre Maurice et Madagascar.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Afrique du Sud : Les réfugiés congolais s’insurgent contre la réduction de leur visa de séjour.
ELECTIONS & GOUVERNANCE : Côte d’Ivoire : L’opposition indignée par la menace de remaniement.
CORRUPTION : Afrique du Sud : Jacob Zuma perd un dernier recours avant son procès.
DEVELOPPEMENT : Afrique : Le manioc pour la sécurité alimentaire et énergétique ?
SANTE ET VIH/SIDA : Afrique du Sud : L’optimise se renforce dans la lutte contre le sida.
ENVIRONNEMENT : Afrique : Lien souvent ignoré entre l’échec agricole et le changement climatique.
MEDIAS & LIBERTE D’EXPRESSION : Mauritanie : Deux journalistes écroués pour « humiliation de la justice ».
BIEN ETRE SOCIAL : Gabon : Les handicapés trouvent un créneau contre la pauvreté.
PLAIDOYERS & CAMPAGNE : Global : Déclaration de la 7e édition du Forum des peuples.
CONFLITS ET URGENCES : Afrique : Le PAM renforce ses secours d’urgence.
INTERNET & TECHNOLOGIE : Namibie : La technologie pour combattre le blanchiment de l’argent sale.
Chroniques
Fatima Hassan : La cause palestinienne vue sous l’angle de la lutte contre l’apartheid
2008-08-03
Mukoma Wa Ngugi
Fatima Hassan est avocate sud-africaine, bien connue en matière de défense des Droits de l’homme. Début juillet 2008, elle a fait partie d’une délégation sud-africaine de défense des Droits de l’homme qui a visité Israël et les territoires occupés en Palestine. Cette mission avait pour objectif de «soutenir les Palestiniens et Israéliens travaillant quotidiennement, par des moyens non violents, à mettre fin à l’occupation israélienne d’après 1967, à mettre fin aux abus des Droits de l’homme et aux violations du droit international et à favoriser des relations paisibles et un règlement juste de la question palestinienne». Mais il s’agissait aussi, à travers cette visite, d’exprimer leur solidarité avec ceux qui vivent dans des circonstances oppressives, restrictives et dangereuses, et d’attirer l’attention sur l’injustice de l’occupation, ainsi que ses conséquences désastreuses…
Mukoma Wa Ngugi a interviewé Fatima Hassan sur cette visite de solidarité et les implications que peut avoir la lutte des Palestiniens pour les Africains.
Pambazuka News : Un article paru dans un journal indépendant vous cite disant que “le fait de devoir emprunter des routes différentes, d’avoir [des plaques d’immatriculation différentes] sur des voitures conduites par des nationalités différentes, l’indignité de produire une autorisation chaque fois qu’un soldat vous le demande, et d’attendre dans de longues files d’attente sous un soleil ardent au niveau des postes de contrôle juste pour entrer dans votre propre ville, je crois que c’est pire que ce que nous avons connu sous le régime de l’apartheid." Mais le même article poursuit en disant que “Mme Hassan elle-même a dit que la comparaison avec l’apartheid lui semble être une « habile diversion ». Pouvez-vous parler davantage de ces deux positions ?
Fatima Hassan : Je pense que le débat/discours autour de la question de savoir s’il s’agit d’un Apartheid ou pas ne nous aide pas à progresser. Trop souvent, en voulant trouver une réponse à cette question, on s’enlise. Et on peut s’en servir comme moyen de savoir si la situation en Palestine et en Israël est intolérable du point de vue juridique et moral. Bien sûr, il y a des similitudes pour ce qui est du caractère indigne et inhumain des conséquences de l’occupation. Et les gens en Palestine et en Israël donnent au mur érigé par Israël le nom de « mur de l’Apartheid » parce qu’il est fondé sur une politique de séparation et de fermeture.
Mais le contexte est différent et le débat autour de la question de savoir s’il s’agit d’un apartheid ou pas nous détourne de la vraie question de l’occupation, de l’accaparement d’une plus grande partie des terres, de l’indignité de l’occupation et de la conduite des militaires et de la police. J’ai vu le poste de contrôle à Naplouse, j’ai rencontré des palestiniens à Hébron, j’ai rencontré les villageois qui sont contre le mur, j’ai rencontré des Israéliens et des Palestiniens ayant perdu des membres de leurs familles, leurs terres et leurs maisons. Ils n’ont pas perdu espoir cependant et ils croient en une bataille conjointe contre l’occupation et sont prêts, avec des moyens non violents, à transformer au quotidien les formes directes et indirectes d’injustice et de violence.
Pour résumer – il y a une transgression qui se poursuit sans relâche – appelez la comme vous voulez, apartheid, séparation, fermeture, sécurité – elle demeure une transgression.
PZN : Pensez-vous que les Palestiniens de Cisjordanie vivant sous l’occupation israélienne se battent pour l’intégration, pour les droits humains à l’intérieur d’Israël ou pour un Etat palestinien viable ?
FH : Je pense m’être rendu compte que physiquement et géographiquement - avec l’accaparement massif des terres - une solution basée sur l’existence de deux Etats n’est pas réaliste. Mais il ne m’appartient pas de déterminer les solutions pour les gens qui y vivent.
Quant aux Palestiniens, ils nous ont souligné qu’ils sont contre l’occupation et la négation des Droits de l’homme. Ce qu’ils veulent dépend de ceux à qui vous parlez et de là où ils vivent. Bien sûr, tous ceux à qui nous avons parlé ont mis l’accent sur l’intégration, la dignité et l’autonomie.
PZN: L’évolution en Afrique du sud peut-elle servir de source d’inspiration aux Palestiniens et aux Israéliens ? De quelles manières?
FH: Dans une certaine mesure oui, dans un autre sens non. En Afrique du Sud, nous étions convenus de nous accepter non pas comme des ennemis mais d’abord comme des personnes, avant de nous parler, ce que nous continuons à faire jusqu’ici. Dennis Davis, un membre de notre délégation, l’a bien résumé dans les propos suivants : « Ils parlent de divorce tandis que nous (Afrique du sud) parlons de mariage ».
Nous avions des barrières invisibles et une route pour tout le monde. Ils ont des barrières, des postes de contrôle presque partout et des routes différentes ! Ils ont des enfants qui jettent des pierres à d’autres enfants qui essaient d’aller à l’école (Hébron) ; nous avions la Banthoustanisation de l’enseignement et une langue qui nous été imposée et non les scénarios que nous avons vus et dont nous avons entendu parler à Hébron.
Nous n’avions pas des points de vue et des prétentions profondément religieux qui justifieraient l’injustice et l’accaparement des terres. En effet, les organisations confessionnelles se sont mobilisées contre l’apartheid. En Afrique du sud, nous avons une expérience (limitée) de la race et du traitement du racisme, mais pas d’un racisme qui tire ses origines de la religion.
PZN: Les Palestiniens peuvent-ils tirer une quelconque leçon de la lutte contre l’Apartheid en Afrique du sud ?
FH : La solidarité internationale et la dénonciation de l’injustice sont capitales. Nous avons utilisé plusieurs moyens pour nous battre, entre la solidarité et les sanctions, la lutte armée limitée et la mobilisation de masse. La lutte conjointe des Israéliens et Palestiniens est peut-être le meilleur moyen pour nous d’offrir la solidarité, d’autant que notre bataille était à la fois inclusive et était celle des masses.
PZN: Les Sud-Africains ont-ils une responsabilité spéciale vis-à-vis des Palestiniens? Existe-t-il une solidarité historique entre l’OLP et l’ANC?
FH: Je crois qu’il faut poser la question des alliances historiques à l’ANC elle-même. Mais il va de soi qu’ils étaient historiquement liés.
Qui plus est, je dois d’être solidaire à ma communauté et au monde en général, N’importe où on est confronté à l’injustice. Je la leur dois en tant qu’être humain, mais aussi en tant que Sud-Africain – parce qu’ils nous ont témoigné de leur solidarité pendant les années d’oppression raciale. Oui, nous avons une obligation spéciale de condamner et de réagir contre l’injustice étant donné notre propre honteuse histoire.
PZN: Dans le passé, les Etats africains ne faisaient pas mystère de leur soutien aux Palestiniens. Par exemple dans les années 70, un certain nombre de pays africains avaient rompu leurs relations diplomatiques avec Israël. Quels types de mesures la génération actuelle de chefs d’Etat africains peuvent/doivent-ils prendre ?
FH: D’abord il importe de bâtir un consensus autour de la condamnation de l’oppression et de l’injustice en Israël et ailleurs. S’assurer que les marchés ne sont pas offerts aux sociétés qui tirent profit de la construction du mur et de l’occupation. S’assurer que les chefs d’Etat rendent visite aux villageois moyens et aux défenseurs de la paix qui s’engagent dans des luttes conjointes pour la non violence plutôt que de se limiter à rencontrer les politiciens de carrière d’un bord ou de l’autre.
PZN: Avez-vous une idée exacte de la bataille en cours entre le Hamas et le Fatah ? Qu’est-ce qui, à votre avis, peut être une réponse constructive des Africains à cette scission?
FH: Nous ne disposions que de cinq jours de visite, de sorte que c’est impossible de répondre correctement à votre question. Lorsque j’ai visité plusieurs villages, j’ai vu des activistes qui étaient à l’origine membres des deux mouvements et qui travaillent maintenant à nourrir les enfants, à les éduquer, à leur apporter de l’aide humanitaire, tout en travaillant avec les activistes dans le cadre d’une bataille non violente.
PZN: Quel est l’effet du mur sur les perspectives de paix et sur les Palestiniens?
Je pense que le mur est la plus grosse faute et le plus grand obstacle à la paix. Sa présence physique, sa capacité à couper les personnes de leurs terres, de leurs écoles, de leurs voisins, des Israéliens et des Juifs ne peuvent faire penser à personne que la paix est même sur la table de négociation.
Les parties du mur que nous voyons, les nombreuses ordonnances de démolition qui devaient être prises contre certaines parties du mur démontrent une parfaite incompréhension des moyens d’existence des populations des deux côtés du mur. Le mur signifie que plusieurs milliers de palestiniens ont perdu l’accès à leurs terres et à leurs moyens d’existence. Environ 250 000 personnes sont touchées, avec 8.000 familles palestiniennes dans la zone de sécurité.
Le mur brise les voisinages et, à mon avis, ne protège que les peuplements. Pourrais-je ajouter que la plupart des peuplements sont effectivement illégaux et sont considérés comme des avant-postes illégaux. Pour les faire fonctionner, ils ont mis en oeuvre des systèmes complexes de permis – même un cheval a besoin d’un permis pour traverser. C’est vraiment une honte.
PZN: Etant donné que la solution d’un Etat n’est même pas sur la table, et qu’il me semble qu’Israël ne prévoit pas un Etat palestinien indépendant et prospère, par quel moyen l’une des deux solutions peut-elle fonctionner?
FH : Je ne peux pas commenter sur les perspectives parce que, encore une fois, ma visite n’a duré que cinq jours – je ne pense pas pouvoir commenter sur les solutions – j’y suis allé pour apprendre. Bien sûr, on peut espérer voir un seul Etat fondé sur les Droits de l’homme pour tous, avec la dignité et l’intégration pour tous.
PZN: Nous n’entendons jamais parler des mouvements de solidarité juifs/palestiniens, et pourtant ils existent. Pouvez-vous nous en parler davantage?
FH: Le nombre de tels mouvements va croissant. Ils peuvent être petits et « marginaux » mais je pense que leur message est simple et de portée universelle – la non violence et l’intégration de toutes les populations qui forment les communautés israélienne et palestinienne. Ils vont devenir plus fort grâce à notre solidarité. ‘Combatants for Peace’, ‘Anarchists against the wall’, ‘Breaking the Silence’, ‘Bereaved Parents Families Forum’ en sont quelques exemples. Ainsi que les comités populaires dans les villages, tels que ‘Ta'ayush’ et ‘Children of Abraham’.
Leur plus grande force maintenant réside dans le fait qu’ils perçoivent tout le monde comme des êtres humains dans une lutte commune pour la paix. Leur plus grande menace est qu’ils parlent de la paix et des Droits de l’homme – ils nous ont souvent dit que la plus grande menace contre la suppression des barrières c’est la peur – et je pense qu’ils ont raison. Les gens sont effrayés en Israël comme en Palestine – ils ont peur de la paix.
* Mukoma Wa Ngugi est co-éditeur de Pambazuka News.
* Pour de plus amples renseignements sur la visite de la solidarité, veuillez cliquer ici: South African Human Rights Delegation.
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Commentaires & analyses
Les manipulations autour de la dette du Tiers monde
2008-08-03
Abdourahmane Ndiaye et Samir Amin
Le discours dominant attribue la seule responsabilité de la dette aux pays emprunteurs dont les comportements auraient été injustifiables (corruption, facilité et irrationalité des décideurs politiques, nationalisme outrancier, etc.). La réalité est tout autre. Une bonne partie des emprunts a été, en fait, le résultat de politiques systématiques mises en œuvre par les prêteurs cherchant à placer un excédent de capitaux qui – du fait de la crise économique profonde des vingt dernières années – ne trouvaient pas de débouché dans l’investissement productif ni dans les pays riches ni dans ceux censés pouvoir recevoir leurs capitaux. Des débouchés alternatifs factices ont donc été fabriqués pour éviter la dévalorisation des capitaux excédentaires. L’explosion des mouvements de capitaux « spéculatifs » placés à très court terme résulte de ces politiques, comme leur placement dans la « dette » du tiers monde et des pays de l’Est.
La Banque mondiale, en particulier, mais tout également beaucoup des grandes banques privées des Etats Unis, d’Europe et du Japon, comme les transnationales, ont une part de responsabilité majeure dont on ne parle jamais. La « corruption » s’est greffée sur ces politiques, avec la double complicité des prêteurs (Banque mondiale, Banques privées, transnationales) et de responsables des Etats concernés du Sud et de l’Est. Un audit systématique des « dettes » s’impose en priorité. Il démontrerait qu’une grande partie des dettes en question est juridiquement illégitime.
Le poids du service de la dette est rigoureusement insupportable non seulement pour les pays les plus pauvres du Sud, mais même pour ceux qui ne le sont pas. Doit-on rappeler ici que, lorsqu’aux lendemains de la première guerre mondiale l’Allemagne fut condamnée à payer des réparations qui s’élevaient à 7 % de ses exportations, les économistes libéraux de l’époque concluaient que cette charge était insoutenable et que l’appareil productif de ce pays ne pourrait s’y « ajuster » ? Aujourd’hui, les économistes de la même école libérale n’hésitent pas à proposer « l’ajustement » des économies du tiers monde aux exigences du service d’une dette qui est cinq ou parfois dix fois plus lourde. Deux poids, deux mesures.
Rarement le discours libéral aura-t-il été autant cynique. En réalité donc, le service de la dette est aujourd’hui une forme de pillage des richesses et du travail des peuples du Sud (et de l’Est). Une forme particulièrement juteuse puisqu’elle est parvenue à faire des pays les plus pauvres de la planète des exportateurs de capitaux vers le Nord. Une forme particulièrement brutale qui libère les capitaux dominants des soucis et des aléas de la gestion d’entreprises et des forces de travail que celles-ci mettent en œuvre. Le service de la dette est dû, c’est tout. Il appartient aux Etats concernés (et non aux capitaux des « prêteurs ») de l’extraire du travail de leurs peuples. Le capitalisme dominant est libéré de toute responsabilité et souci : indice de sénilité ?
Un « classement » des dettes s’impose. Celles-ci peuvent être rangées sous l’une des trois rubriques suivantes :
* Les dettes indécentes et immorales : Un bel exemple de celles-ci est fourni par les emprunts du gouvernement de l’apartheid de l’Afrique du Sud de l’époque, emprunts destinés à l’achat d’armes pour faire face à la révolte de son peuple africain. Pourquoi celui-ci devrait-il aujourd’hui « rembourser » cette dette ou en subir la charge ? Que les vendeurs d’armes en question se retournent contre leurs propres gouvernements qui ont toléré leur engagement actif au service de l’apartheid.
• Les dettes douteuses : Il s’agit de ces emprunts qui ont été largement suggérés par les puissances financières du Nord (Banque mondiale incluse) et rendus possibles par des procédés de corruption dont les créanciers ont été les acteurs autant que les débiteurs. La plupart de ces emprunts n’ont pas été investis dans les projets qui en déguisaient l’octroi (et le fait était connu des prêteurs complices). Dans ces cas, les dettes sont purement et simplement illégales aux yeux d’une justice quelconque digne de ce nom. Dans quelques cas, les emprunts ont bien été investis, mais dans des projets absurdes imposés par les prêteurs (et notamment par la Banque mondiale). Ici aussi, c’est le procès de la Banque qui mériterait d’être fait. Mais cette institution n’est pas « responsable » financièrement, s’étant placée elle même au dessus des lois et des discours du libéralisme sur les « risques » !
Ces dettes comme les précédentes doivent être répudiées après constatation par des audits appropriés de leur caractère douteux pour le moins qu’on puisse dire.
• Enfin les dettes acceptables : Lorsque les emprunts ont été effectivement utilisés aux fins auxquels ils étaient destinés la reconnaissance de la dette n’est pas discutable.
La stratégie que nous avons proposée aux Etats du Tiers monde et de l’Afrique en particulier est fondée sur le classement dessiné ci-dessus. Non seulement les dettes indécentes et douteuses doivent être unilatéralement répudiées (après audit), mais encore les paiements opérés à leur titre doivent être remboursés par les « créanciers », après leur capitalisation aux taux d’intérêts qui furent ceux que les débiteurs ont dû supporter. On verrait alors que c’est le Nord qui, en fait, est largement débiteur de ses victimes du Sud.
La gestion de la dette proposée aux « Pays Pauvres Très Endettés » (PPTE) relève d’une toute autre logique. L’ensemble de la dette est considéré comme parfaitement « légitime » sans examen ni audit. La proposition, analysée dans ce qui suit, relève du seul principe – inacceptable – de la « charité ». Il s’agit « d’alléger » la charge pour les « peuples très pauvres », mais par la même occasion, de leur imposer des conditions draconiennes supplémentaires qui les placent définitivement dans une catégorie proche de celle de « colonies administrées directement par l’étranger ».
Les principaux mécanismes de gestion de la dette des PMA avant l’Initiative des PPTE sont les suivants.
* Les rééchelonnements : ce sont des aménagements négociés des échéances de remboursement au Club de Paris. Des délais de grâce sont alors accordés sans que les intérêts ne continuent de courir.
• Les rachats de dettes “ debt buy backs ” : l’emprunteur rachète la dette en profitant d’une décote qu’elle subit sur le marché secondaire des dettes. Il évite à l’avenir d’avoir à verser les intérêts afférents à la dette et à rembourser la totalité du capital emprunté. En revanche, cet achat s’opère dans des devises car le prêteur souhaite que le remboursement se fasse dans la monnaie d’emprunt ou tout au moins en monnaie convertible. C’est l’importance du coût en devises pour le pays endetté qui limite le nombre de ces rachats. Plus la décote est élevée, moins l’effort demandé à l’emprunteur est grand. Ainsi, la banque créancière qui récupère de “ l’argent frais ” assainit son bilan mais subit une perte d’actifs équivalant à la décote.
• Le rachat-conversion en actifs réels “ debt equity swap ” : L’emprunteur échange une créance contre une participation dans une entreprise publique ou, plus généralement, il rachète en monnaie locale et, avec la somme reçue, la banque investit dans le pays ou prend des participations dans des établissements financiers locaux. Cette opération met en relation une banque, un pays emprunteur et un investisseur.
• Les conversions en obligations “ exit bonds ” : Ce sont des obligations échangées sur la base d’une décote contre un titre généralement libellé dans la même devise que la dette. Leur durée est longue, de l’ordre d’une vingtaine d’années. Ces titres sont souvent négociables c’est-à-dire qu’ils peuvent être vendus librement sans l’accord de l’émetteur à toute personne morale ou physique désireuse de les acquérir.
• La réduction des intérêts ne s’applique en général que sur les dettes non concessionnelles. Elle s’opère si les pays du Nord consentent à octroyer des subventions aux banques qui acceptent de réduire leurs intérêts.
• L’annulation des créances : cette solution à la crise de l’endettement international n’est pas nouvelle. En effet, dès 1978, les premières annulations de dettes sont opérées par l’Allemagne (1,8 milliards $ US) et la Grande-Bretagne (228 millions $ US) à l’initiative de la CNUCED. Dix ans plus tard, 12 pays annulèrent un peu plus de 3 milliards $ US qui ont essentiellement profité aux pays d’Afrique subsaharienne mais ne représentent que 3 % du volume de la dette en 1988. Si une telle solution est souhaitable, il convient de remarquer que les annulations de dettes restent marginales lorsqu’on pose le problème de manière globale (2,3 milliards $ US entre 1980 et 1988). Même si les annulations ne constituent pas une solution idéale, elles représentent une bouffée d’oxygène pour les pays les plus endettés et les plus pauvres de la planète, notamment les PMA d’Afrique Subsaharienne.
La plupart des PMA ont exploité ces possibilités de désendettement pour obtenir au moins des annulations partielles. Entre 1978 et 1986, 33 des PMA ont bénéficié des mesures rétroactives de l’ajustement des conditions de la part des 15 pays du CAD, portant sur des dettes d’une valeur nominale totale de 4,1 milliards de dettes, dont 3 milliards de dollars sous forme d’annulation de la dette (CNUCED, 1986 : 128-134). Entre 1988 et 1998, presque tous les PMA ont bénéficié des remises de dettes dont le montant total nominal est 7,2 milliards $ US.
Durant les années 1990, les PMA ont entrepris un rééchelonnement dans le cadre du Club de Paris, et pour la plupart ce n’était pas le premier. En 1998, 12 PMA se sont adressés au moins cinq fois au Club de Paris pour une restructuration de leurs dettes. Dix PMA ont bénéficié d’une réduction de leur dette commerciale grâce au fonds de désendettement de l’IDA. Le montant total de la dette commerciale des PMA annulée au moyen d’opérations de rachat financées par ce fonds a atteint 620 millions de dollars, avec une forte décote (87 à 92 %) (CNUCED, 2000 : 140).
En 1998 pourtant, 27 des 42 PMA ploient sous le poids d’une dette extérieure jugée insoutenable. Or une lourde dette extérieure pèse de différentes manières sur l’investissement interne, moteur de la croissance et du développement. D’abord, les ressources versées au titre du service de la dette sont en concurrence directe avec la capacité des pays à importer des biens d’équipement et celle des pouvoirs publics à satisfaire les besoins de base des populations. Ensuite, une dette extérieure jugée insoutenable est source d’incertitudes pour les investisseurs nationaux et étrangers, elle nuit à la cote crédit du pays et donc à la perception du risque-pays pénalisant des entreprises potentiellement rentables d’accéder aux marchés financiers internationaux.
Comme on peut le constater, ces mécanismes “traditionnels” permettent sans doute d’alléger l’endettement de nombre de PMA, mais ils ne constituent pas une solution durable au problème de l’endettement extérieur excessif des pays. Pour déterminer l’ampleur de l’allégement de la dette, les créanciers évaluent le montant minimum à consentir afin que le service de la dette soit assuré sans renouvellement de l’annulation de dettes (Killick et Stevens, 1997 : 154). Compte tenu des conditions non favorables dans lesquelles se font les rééchelonnements, les pays débiteurs le répètent plusieurs fois et donc augmentent le stock de la dette. Pour que les rééchelonnements se fassent dans des conditions favorables, apparaissent les termes de Toronto (1988), de Londres (1991), de Naples (1995) et de Lyon (1998), décrétés par le G7 et mis en œuvre par les Institutions de Bretton Woods.
* Abdourahmane Ndiaye est économiste ; Samir Amin est directeur du Forum du Tiers monde – Cet article, dans une version plus longue comprenant également une analyse de l’Intiative Pays Pauvres très endettés est paru sur le site http://alternatives-international.net
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Un « cycle pour le développement » ne peut plus être un cycle de « libre échange »
2008-08-03
Evo Morales Ayma
« Le commerce international peut jouer un rôle important dans la promotion du développement économique et la diminution de la pauvreté. Nous reconnaissons le besoin qu'ont tous les peuples de bénéficier de l'augmentation des opportunités et des progrès du bien-être que génère un système multilatéral du commerce. La majorité des membres de l'OMC sont des pays en développement. Nous prétendons mettre leurs besoins et intérêts au centre du programme de travail adopté dans la présente déclaration. » Déclaration ministérielle de Doha de l'Organisation mondiale du Commerce, 14 novembre 2001. C'est par ces paroles qu'a débuté le cycle de négociations de l'OMC, il y a sept ans. Mais en réalité, le développement économique, la réduction de la pauvreté, les besoins de tous nos peuples, l'augmentation des opportunités pour les pays en développement sont-ils réellement au centre des négociations en cours à l'OMC ?
La première chose que je dois dire c'est que si tel était le cas, les 153 pays membres et surtout la grande majorité des pays en développement devraient être les principaux acteurs des négociations de l'OMC. Mais nous voyons en réalité qu'une poignée de 35 pays sont invités par le Directeur Général à des réunions informelles pour avancer dans l'essentiel de la négociation et préparer les accords de ce « cycle pour le développement » de l'OMC.
Les négociations de l'OMC se sont converties en une lutte des pays développés pour ouvrir les marchés des pays en développement en faveur de leurs grandes entreprises.
Les subventions agricoles du Nord, dont les principaux bénéficiaires sont les firmes agro-alimentaires des Etats-Unis et de l'Europe, non seulement vont se perpétuer, mais vont en augmentant, comme on peut le voir avec la Loi Agricole américaine “Farm Bill 2008”. Les pays en développement abaisseront les droits de douane des produits agricoles tandis que les subventions réelles des Etats-Unis et de l'Union Européenne à leurs produits agricoles ne diminueront pas.
En ce qui concerne le volet des produits industriels des négociations de l'OMC, le but recherché est d'assurer que les pays en développement réalisent des coupes de leurs droits de douane de 40 % à 60 %, tandis que les pays développés diminueront en moyenne leurs droits de douane de 25 % à 33 %.
Pour des pays comme la Bolivie, l'érosion des préférences douanières par la distribution généralisée des droits de douane aura des effets négatifs sur la compétitivité de nos exportations.
La reconnaissance des asymétries, et le traitement spécial et différencié réel et effectif en faveur des pays en développement est limité et sa mise en œuvre est bloquée par les pays développés.
Dans les négociations, on encourage la libéralisation des nouveaux secteurs des services, alors qu'il faudrait exclure définitivement les services de base que sont l'éducation, la santé, l'eau, l'énergie, et les télécommunications du texte de l'Accord Général sur le Commerce des Service de l'OMC. Ces services sont des droits humains qui ne peuvent être objet de commerce privé et de règles de libéralisation qui conduisent à leur privatisation.
La déréglementation et la privatisation des services financiers, entre autres, sont la cause de l'actuelle crise financière mondiale. Davantage de libéralisation des services n'amènera pas plus de développement, mais plus de possibilités de crise et de spéculation dans des domaines aussi vitaux que l'alimentation.
Le régime de la propriété intellectuelle établi par l'OMC a bénéficié surtout aux transnationales qui ont le monopole des brevets, renchérissant le prix des médicaments et d'autres produits vitaux, encourageant la privatisation et la marchandisation de la vie même, comme le prouvent les divers brevets sur les plantes, les animaux et même les gênes humains.
Les pays les plus pauvres seront les principaux perdants. Les projections économiques d'un possible accord à l'OMC, effectuées y compris par la Banque Mondiale, indiquent que les coûts accumulés en terme de perte d'emplois, de réduction du champ des décision possibles dans la définition des politiques nationales et de perte de revenus douaniers seront plus importants que les « bénéfices » du « cycle de Doha ».
Après sept ans, le cycle de Doha est ancré dans le passé et déphasé par rapport aux phénomènes les plus importants que nous vivons aujourd'hui : la crise alimentaire, la crise énergétique, le changement climatique et l'élimination de la diversité culturelle. On fait croire au monde qu'un accord est nécessaire pour résoudre un agenda mondial et cet accord ne représente pas cette réalité. Ses bases ne sont pas adéquates pour faire face à ce nouvel agenda mondial.
Des études de la FAO signalent que les actuelles forces de production agricoles sont capables de nourrir 12 milliards d'êtres humains, c'est-à-dire, quasiment le double de la population mondiale actuelle. Et pourtant, il y a une crise alimentaire, car on ne produit pas pour le bien-être de l'humanité, mais en fonction du marché, de la spéculation et de la rentabilité des grands producteurs et des grands négociants d'aliments. Pour faire face à la crise alimentaire, il est nécessaire de renforcer l'agriculture familiale, paysanne et communautaire. Nous, pays en développement, devons récupérer le droit de réglementer nos importations et nos exportations pour garantir l'alimentation de nos populations.
Nous devons en finir avec la consommation effrénée, le gaspillage et le luxe. Dans la partie la plus pauvre de la planète, des millions d'êtres humains meurent de faim chaque année. Dans la partie la plus riche de la planète, des millions de dollars sont dépensés pour combattre l'obésité. Nous consommons trop, nous gaspillons les ressources naturelles, et nous produisons des déchets qui polluent la Terre Mère.
Chaque pays devrait consommer en priorité ce qu'il produit localement. Un bien qui traverse la moitié du monde pour arriver à destination est souvent moins cher que celui qui est produit chez soi, mais si nous tenons compte des coûts environnementaux du transport de cette marchandise, la consommation d'énergie et la quantité d'émissions de gaz carbonique que cela génère, alors nous arrivons à la conclusion qu'il serait plus sain pour la planète et l'humanité d'encourager la consommation de ce qui est produit localement.
Le commerce extérieur doit être un complément de la production locale. Nous ne devons privilégier d'aucune façon le marché extérieur aux dépends de la production nationale.
Le capitalisme veut tous nous uniformiser pour nous transformer en de simples consommateurs. Pour le Nord, il n'existe qu'un seul modèle de développement, le sien. Les modèles uniques sur le plan économique s'accompagnent de processus d'acculturation généralisée qui nous impose une seule culture, une seule mode, une seule façon de penser et de voir les choses. Détruire une culture, porter atteinte à l'identité d'un peuple, est le dommage le plus grave que l'on peut faire à l'humanité.
Le respect et la complémentarité pacifique et harmonique des diverses cultures et économies sont essentiels pour sauver la planète, l'humanité et la vie.
Pour que ce cycle de négociations soit effectivement un cycle du développement, ancré dans le présent et le futur de l'humanité et de la planète, il devrait :
Garantir la participation des pays en développement à toutes les réunions de l'OMC, et mettre un terme aux réunions exclusives de la « salle verte » [*] ;
Mettre en œuvre de véritables négociations asymétriques en faveur des pays en développement dans lesquelles les pays développés octroient des concessions conséquentes ;
Respecter les intérêts des pays en développement en ne limitant pas leur pouvoir de définir et de mise en œuvre de politiques nationales dans les secteurs de l'agriculture, de l'industrie et des services ;
Réduire effectivement les mesures protectionnistes et les subventions des pays développés ;
Garantir le droit des pays en développement à protéger, le temps qu'il faut, leurs industries naissantes, comme l'ont fait les pays industrialisés par le passé ;
Garantir le droit des pays en développement de contrôler et de définir leurs politiques en matière de services, en excluant de manière explicite les services essentiels de l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) de l'OMC ;
Limiter les monopoles des grandes entreprises sur la propriété intellectuelle, promouvoir le transfert de technologie, et interdire le brevetage de toute forme de vie ;
Garantir la souveraineté alimentaire des pays en éliminant toute limitation à la capacité des États à réglementer les exportations et les importations d'aliments ;
Adopter des mesures qui contribuent à limiter la consommation et le gaspillage des ressources naturelles, à éliminer les gaz à effet de serre et la production de déchets qui portent préjudice à la Terre Mère.
En ce XXIe siècle, un « cycle pour le développement » ne peut plus être un cycle de « libre échange ». Il doit au contraire promouvoir un commerce qui contribue à l'équilibre entre les pays, les régions et la mère nature, en établissant des indicateurs qui permettent d'évaluer et de corriger les règles du commerce en fonction d'un développement durable.
Sur nous qui gouvernons, repose une énorme responsabilité à l'égard de nos peuples. Des accords comme ceux de l'OMC doivent être largement connus et débattus par tous les citoyens et non seulement par des ministres, des entrepreneurs et des « experts ». Nous, peuples du monde, devons cesser de n'être que des victimes passives de ces négociations, et nous devons devenir des protagonistes de notre présent et de notre futur.
* Evo Morales Ayma, Président de la République de Bolivie
[*] “Green room meeting” ou “réunion dans la salle verte” est le nom des réunions informelles de négociation à l'OMC auxquelles participe un groupe de 35 pays élus par le Directeur général.
* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Nécrologie
Egypte : 1.500 personnes disent adieu à Youssef Chahine
2008-08-01
http://tinyurl.com/5oqpwa
Près de 1.500 personnes se sont rassemblées le 28 juillet dans une église du Caire pour faire leurs adieux au plus célèbre des cinéastes égyptiens, Youssef Chahine, décédé la veille à l'âge de 82 ans. Des centaines de vedettes et responsables politiques se sont entassés dans l'église, tandis que des centaines d'autres personnes se trouvaient à l'extérieur pour accueillir le cercueil du cinéaste, enveloppé dans un drapeau égyptien.
Arts & livres
Egypte : Un livre sur l’état du pays mis à l'index par le gouvernement
2008-08-01
http://tinyurl.com/58b4pl
Écrit par le journaliste anglais John R. Bradley, le livre 'Inside Egypt' s'est tout bonnement vu censuré et interdit sur le territoire égyptien. Entre autres, il y est question d’un pays dans lequel «politique et société se désagrègent lentement, sous la double pression d'une dictature militaire impitoyable à l'intérieur et une mauvaise politique pour le Moyen-Orient depuis Washington».
Liberia : Les ex-enfants soldats jouent leur rôle au cinéma
2008-08-01
http://fr.allafrica.com/stories/200807291006.html
Dans un tourbillon de réalisme, le nouveau long métrage "Johnny Mad Dog", tourné au Liberia, a utilisé d’ex-enfants soldats du Libéria pour décrire les vies violentes de cette jeunesse forcée à participer à des conflits armés. Emmanuel Jal, un ancien enfant soldat, devenu rappeur connu au plan international, a déclaré au cours de la projection du film, qui a eu lieu aux Nations Unies à New York : "La fuite des réfugiés et la peur que l'on peut lire dans leurs yeux dans le film m'ont ramené à un voyage que j'ai moi-même effectué une fois".
Zimbabwe
Morgan Tsvangirai "plutôt satisfait" des négociations
2008-08-03
http://tinyurl.com/66vlfb
Le dirigeant de l'opposition au Zimbabwe Morgan Tsvangirai, en visite le 31 juillet à Dakar pour "solliciter les avis et conseils" du chef de l'Etat sénégalais, s'est déclaré "plutôt satisfait" des discussions sur le partage du pouvoir avec le président zimbabwéen Robert Mugabe. "Je suis plutôt satisfait. Mais il y a, comme dans toutes négociations, des points d'achoppement qui ont besoin d'être éclaircis", a déclaré M. Tsvangirai devant la presse à l'issue d'une audience avec le président Abdoulaye Wade.
Femmes & genre
Global : Une juge sud-africaine, Haut commissaire aux Droits de l'homme de l'ONU
2008-08-01
http://tinyurl.com/5vmkry
Le secrétaire général de l'ONU a désigné le 24 juillet la juge sud-africaine Navanethem Pillay pour succéder à Louise Arbour comme Haut commissaire aux Droits de l'homme, un choix salué par les pays occidentaux et les défenseurs des libertés. Ban Ki-moon a formellement informé l'Assemblée générale des Nations unies de son intention de nommer Mme Pillay…
Madagascar : La lauréate du prix du Courage féminin 2008 récompensée
2008-08-01
http://www.afrik.com/article14700.html
Mathilde Rabary, juriste malgache de renom, recevra en octobre à New York le prix du courage féminin. Engagée dans la défense des droits humains et de la femme, elle est aussi présente sur le terrain à Madagascar que sur la scène politique nationale. Depuis quelques années, son engagement prend une ampleur internationale. Retour sur un parcours engagé.
Droits humains
Afrique : Accord de transfert des prisonniers entre Maurice et Madagascar
2008-08-01
http://tinyurl.com/57q66o
Maurice et Madagascar ont signé le 26 juillet un accord bilatéral portant sur le transfert des prisonniers entre les deux pays. Aux termes de l'accord, les Mauriciens condamnés à Madagascar pourront dorénavant être rapatriés à Maurice pour y purger leur peine, de même que les Malgaches condamnés à Maurice pourront rentrer chez eux. Le document prône également la réinsertion sociale des prisonniers.
Gambie : Media Foundation appelle à libérer ou à juger les détenus
2008-08-01
http://tinyurl.com/68s5ut
La Fondation des médias pour l'Afrique de l'ouest (MFWA) a exhorté le gouvernement gambien à respecter l'Etat de droit, dans un communiqué rendu public le 23 juillet. L'organisation demande à la Gambie "de libérer toutes les personnes détenues illégalement dans les prisons du pays ou de les présenter à une audience publique afin de leur assurer un procès rapide et juste".
Kenya : L'armée accusée de crimes de guerre
2008-08-01
http://tinyurl.com/6o9oha
Les responsables militaires kenyans sont à nouveau sous les feux de la rampe. Human Rights (HRW), fait état, dans un nouveau rapport, de la disparition d'une cinquantainte d'hommes et d'enfants de la région de Mount Elgon, dans l'ouest du Kenya, durant une opération de sécurité menée pour débusquer des rebelles présumés, qui ont également été accusés de crimes de guerre.
Libéria : La peine de mort rétablie pour stopper la criminalité
2008-08-01
http://tinyurl.com/62ex6e
Le parlement libérien a unanimement approuvé la loi rétablissant la peine de mort pour lutter la montée de la criminalité dans le pays. La loi votée par l'Assemblée nationale a été promulguée par la présidente Ellen Johnson Sirleaf. Selon les nouvelles dispositions, toute personne reconnue coupable d'acte criminel sera pendue en public. Le rétablissement de la peine capitale, abolie en 2000, est lié à la montée de la criminalité dans la capitale Monrovia où, au cours des deux derniers mois, plus de 300 vols à mains armées ont été signalés.
Nigeria : Les députés contre l'abolition de la peine de mort
2008-08-01
http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=4171
Les espoirs d'un acquittement pour des centaines de condamnés à mort au Nigeria ont été anéantis, lorsque les députés ont repoussé un projet de loi qui aurait dû commuer toutes les sentences de mort en réclusion à perpétuité et déclasser le vol avec coups et blessures à un crime non-capital. Le 10 juillet, les députés de tous les bords ont serré les rangs pour rejeter le projet de loi sur l'abolition de la peine de mort qui aurait dû lever également la menace d'exécution qui plane sur plusieurs milliers de procès en attente de procès de peine capitale, certains d'entre eux, depuis plusieurs années.
Rwanda ; 670 Burundais accusés d'avoir participé au génocide de 1994
2008-08-01
http://tinyurl.com/58vsa8
La justice rwandaise a transmis au Burundi les dossiers de 670 ressortissants burundais accusés d'avoir participé au génocide de 1994 au Rwanda, et a l'intention de lancer des mandats d'arrêt internationaux contre certains accusés, a annoncé le procureur général du pays. "Nous espérons une bonne coopération dans ce sens, car les informations que nous avons confirment que la plupart de ces 670 ressortissants burundais (...) sont toujours en vie et se baladent librement dans ce pays (le Burundi)", a déclaré le procureur général du Rwanda.
"Les informations recueillies lors des procès gacaca ont confirmé que ces Burundais ont trempé directement ou indirectement dans le génocide", a-t-il ajouté.
Les gacacas, juridictions populaires inspirées des anciennes assemblées villageoises rwandaises, peuvent juger tous les présumés auteurs du génocide, sauf les planificateurs et les violeurs qui eux sont jugés par les tribunaux conventionnels.
Une source gouvernementale au Burundi a confirmé mercredi que "tous ces dossiers" avaient été transmis par le Rwanda au ministère burundais des Relations extérieures, qui est "en train de les examiner avant de les transmettre à la justice".
"Nous avons désormais des preuves tangibles sur la responsabilité de ces 670 ressortissants burundais", a déclaré de son côté le procureur général adjoint du Rwanda, Alphonse Hitiyaremye, dans l'édition de mercredi du quotidien rwandais New Times.
Tanzanie : Les meurtres d’albinos se poursuivent
2008-08-01
http://tinyurl.com/6roljp
Les personnes atteintes d'albinisme sont encore tuées à des fins de sorcellerie en Tanzanie malgré les efforts menées par le gouvernement pour les protéger des malfaiteurs. Une enquête montre que depuis mars 2008, date à laquelle le président Jakaya Kikwete a annoncé une répression contre les sorciers utilisant les albinos et leurs clients, il y a eu 25 nouvelles victimes de meurtres de personnes souffrant d'albinisme, la dernière en date étant un bébé de sept mois.
Réfugiés & migration forcée
Afrique du Sud : Les réfugiés congolais s’insurgent contre la réduction de leur visa de séjour
2008-08-01
http://tinyurl.com/6dc3uq
Les Congolais vivant dans les camps de réfugiés en Afrique du Sud s'insurgent contre la mesure prise par Pretoria de réduire leur séjour à 6 mois après les attaques xénophobes. Selon une source diplomatique sud-africaine qui ne donne pas le nombre exact de ces réfugiés congolais, la plupart de ces derniers disent détenir des permis de séjour de 2 ans et ne veulent pas se soumettre à cette nouvelle mesure.
Mauritanie : De retour, les réfugiés réclament des terres
2008-08-01
http://fr.allafrica.com/stories/200807300200.html
Cinq mois après leur retour de l'autre côté de la Vallée du fleuve Sénégal, où ils ont été bien accueillis, les réfugiés mauritaniens s'inquiètent de l'avenir. A l'approche de l'hivernage, nombre d'entre eux aimeraient à nouveau cultiver leurs terres. Rentrés au début de l'année après 19 ans d'un exil forcé au Sénégal, après un conflit frontalier qui avait dégénéré en violences interethniques, la plupart sont des agriculteurs ou des éleveurs.
Global : Deux enfants nigérians morts parmi 400 clandestins arrivés en Italie
2008-08-01
http://tinyurl.com/5ak6cl
Deux jeunes enfants de 2 et 4 ans originaires du Nigéria sont morts durant la traversée vers l'Italie d'une barque transportant 75 immigrés clandestins. Les corps des deux enfants ont été jetés à la mer, a raconté leur père à l'équipage de la vedette italienne venue porter secours aux clandestins.
RD Congo : Le CICR au secours de 40.000 déplacés menacés de famine
2008-08-01
http://tinyurl.com/5b75n7
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé le 29 juillet avoir lancé une opération pour venir en aide à 40 000 déplacés au Nord-Kivu, menacés de famine en raison d'une mauvaise récolte et des violences. Le CICR va distribuer pendant trois mois 2.000 tonnes de vivres, des outils agricoles et des semences aux habitants qui avaient fui entre août et décembre 2007 les violences dans cette province frontalière.
Rd Congo : Programme de rapatriement de 700 000 réfugiés en Ouganda
2008-08-01
http://fr.allafrica.com/stories/200807250314.html
Nombreux sont les Congolais encore réfugiés dans les pays limitrophes après avoir fui la guerre et autres exactions de la part des groupes armés en activité à l'Est de la Rd Congo. En Ouganda, par exemple, sept cent mille réfugiés ont été recensés et attendent d'être rapatriés. Conformément à un accord tripartite signé en juin 2008 par les gouvernements congolais et ougandais et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), ces derniers doivent recevoir de l'aide pour rentrer chez eux dans le cadre d'un programme de rapatriement qui sera lancé en juillet 2009.
Mouvements sociaux
Gabon : Les anciens militaires en grogne à Libreville
2008-08-01
http://tinyurl.com/5bq4xs
Les militaires admis à la retraite sont descendus le 24 juillet dans les rues à Libreville et ont manifesté devant la présidence où ils ont été repoussés par les Forces de l'ordre. Selon ces agents de l’Etat à la retraite, il faut que la gouvernement rétribue les services rendus et leur fournisse le logement.
Elections & gouvernance
Côte d'Ivoire : l'opposition indignée par la menace de remaniement de Gbagbo
2008-08-01
http://www.orange.cf/actualites/?p=137701
Les principaux partis de l'opposition ivoirienne ont rejeté le 25 avril toute idée de remaniement du gouvernement d'union nationale issu de l'accord de paix de Ouagadougou, comme l'a menacé le 22 avril le président Laurent Gbagbo. Les présidents de ces partis, qui disposent de plusieurs ministres dans le gouvernement, "s'indignent des déclarations du chef de l'Etat selon lesquelles il disposerait d'armes institutionnelles qui lui permettraient de procéder à une dissolution du gouvernement, à quatre mois de la date de l'élection présidentielle".
Egypte : Les religieux opposés à une transmission héréditaire du pouvoir
2008-08-01
http://tinyurl.com/5j76ba
Le Conseil suprême pour les affaires islamiques en Egypte, a émis une fatwa, un décret religieux, faisant savoir que la présidence du pays ne peut être héréditaire. D'après cette fatwa, le transfert du pouvoir dans le pays doit se faire conformément aux dispositions de la Constitution, c'est à dire à travers un scrutin direct et secret. Ce décret religieux intervient après plusieurs années de spéculation autour du projet du président Moubarak de se retirer du pouvoir pour permettre à son fils, Gamal, de prendre les rênes du pays.
Mauritanie : La Première dame accusée d’outrages
2008-08-01
http://tinyurl.com/54w6xr
Plusieurs sénateurs mauritaniens ont dénoncé le 27 juillet, au cours d’une conférence de presse, les propos de la Première dame et présidente de la Fondation créée à son nom les qualifiant "de professionnels de la tricherie" qui ne méritent pas la confiance du peuple. Ces propos correspondent à ce que le code pénal mauritanien qualifie "de délit d’outrage envers les dépositaires de l’autorité publique",
Sénégal : Commission d’enquête parlementaire sur le coût du loyer
2008-08-01
http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=38300
Le parlement sénégalais a pris une Résolution portant constitution d’une Commission d’enquête parlementaire sur le prix des loyers à Dakar. La mise en place de cette Commission est une réponse pratique des parlementaires à la forte évolution notée sur le prix du loyer ces dernières années. Les populations s’étaient beaucoup inquiétées d’une telle situation manifestement difficile à maîtriser.
Sénégal : Le mandat présidentiel passe de 5 à 7 ans
2008-08-01
http://fr.allafrica.com/stories/200807290124.html
La durée du mandat du prochain président de la République sera de sept ans renouvelable une fois. Les députés de la majorité en ont décidé le 28 juillet, en votant le projet de loi modifiant la Constitution. L'opposition parlementaire s’y est opposée en vain. Le projet de loi voté récuse la rétroactivité, autrement dit la «présente modification ne s'applique pas au mandat du président de la République en exercice au moment de son adoption».
Sierra Leone : L'ONU salue la position de Freetown sur le narcoterrorisme
2008-08-01
http://tinyurl.com/6rzb4o
Le président du Conseil de sécurité de l'ONU a salué la position du président sierra léonais, Ernest Bai Koroma, sur le narcoterrorisme et le trafic de drogue. Dans une lettre adressée au président Koroma, il a qualifié d'"admirable" l'action du pays après la saisie d'une grande quantité de cocaïne découverte dans un petit avion avec un faux emblème de la Croix-rouge qui s'est posé sur l'aéroport sans autorisation le 26 juillet, et à bord duquel se trouvaient trois personnes et des acteurs locaux.
Tunisie : Ben Ali, candidat pour un cinquième mandat
2008-07-31
http://tinyurl.com/6pryr4
Zine El Abidine Ben Ali a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2009 pour un cinquième mandat de cinq ans. Au pouvoir depuis 1987, le président tunisien devrait être réélu en 2009 pour ce cinquième mandat consécutif qui a été rendu possible par un amendement de la Constitution approuvé par référendum en 2002. En 2004, cet amendement avait déjà permis à Zine El Abidine Ben Ali d'être réélu avec 94,49% des voix exprimées, face à trois concurrents de l'opposition parlementaire modérée.
Corruption
Afrique du Sud : Jacob Zuma perd un dernier recours avant son procès
2008-08-01
http://tinyurl.com/6bvs59
Le favori pour la présidence en 2009 en Afrique du Sud, Jacob Zuma, a perdu jeudi un dernier recours avant son procès pour corruption qui s'ouvre le 4 août, la Cour constitutionnelle ayant refusé d'invalider des documents à charge. Jacob Zuma, président du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), avait demandé à la Cour constitutionnelle d'invalider des perquisitions effectuées en 2001 et 2005 jusque dans l'île Maurice. En novembre, la Cour suprême avait validé ces perquisitions, ce qui avait permis de réintégrer dans le dossier d'accusation des documents clés.
Cameroun : Le business de la guerre autour de Bakassi
2008-07-31
http://www.camer.be/index1.php?art=2729
Derrière le conflit entre le Cameroun et le Nigeria autour de la presqu’île de Bakassi, le régime de Paul Biya est accusé de se lancer dans course à l’armement dont les dessous ne sont pas révélés. Le « business » de Bakassi se porte à merveille et le ministère de la Défense parle des mesures en cours pour sécuriser la région. Pendant ce temps, le chef suprême des armées, Paul Biya attend impatiemment que lui soit livré son avion, que l’Office d’armement Sofema aurait trouvé.
Développement
Afrique : Le manioc pour la sécurité alimentaire et énergétique ?
2008-08-01
http://fr.allafrica.com/stories/200807250765.html
Le manioc pourrait contribuer à la sécurité alimentaire et énergétique des pays pauvres menacés par la flambée des prix des denrées alimentaires et du pétrole, selon la FAO. Lors d'une conférence mondiale organisée en Belgique, les experts ont préconisé un accroissement des investissements dans la recherche-développement afin d'augmenter les rendements et étudier des utilisations industrielles prometteuses du manioc, notamment dans la production de biocarburants.
Afrique : Les Femmes exposent leur vision pour des solutions à la crise alimentaire
2008-08-01
http://tinyurl.com/5p6z7t
La quatrième édition du Forum régional annuel du Réseau des Femmes d’Afrique de l’Ouest (Rafao) a démarré ses travaux le 28 juillet, à Dakar, pour quatre jours, sur une revendication en faveur de l’accès de la femme rurale à la terre. Le thème de la rencontre est axé sur la « Situation de la femme en milieu rural face à la crise alimentaire ».
Afrique : Une carte bancaire commune dans la zone CFA
2008-08-01
http://fr.allafrica.com/stories/200807240665.html
Les opérateurs économiques connaissent de multiples désagréments quand ils passent d’Afrique centrale à l’Afrique de l’Ouest, même s’ils circulent toujours dans la zone monétaire du CFA. L'opérateur économique qui part du Cameroun pour le Togo est obligé d'acheter les francs Cfa d'Afrique de l'Ouest. Il y laisse très souvent 10% de son argent. Selon le gouverneur de la Banque des Etats d’Afrique centrale, une harmonisation des moyens de paiements entre les deux zones est en bonne voie, cela devrait aboutir à la mise en place d’une carte bancaire commmune.
Gabon : Annonce de création de plus de 25 000 emplois au Gabon
2008-08-01
http://www.gabonews.ga/actualite/actualites_2007.php?Article=4032
Le Conseil de ministres tenu le 24 avril à Libreville a approuvé une proposition portant sur un Plan d'action et le programme d'investissement sur le secteur élevage au Gabon, permettant, à terme, la création de plus de 25 000 emplois. Selon le communiqué final, ce plan d'action permettra la réduction de la pauvreté à l'horizon 2015, de porter la production nationale de viande et de lait respectivement à 33 800 tonnes et 300 tonnes par an.
Santé & VIH/SIDA
Afrique du Sud : L'optimisme se renforce dans la lutte contre le sida
2008-08-01
http://tinyurl.com/5ct7mf
Les mères séropositives retrouvent de plus en plus le sourire en apprenant que leur enfant a évité la contamination par le VIH, illustrant l'optimisme qui regagne peu à peu l'Afrique du Sud dans sa lutte contre le sida. Le programme pour la prévention de la transmission mère commence à donner des résulats appréciable et constitue le baromètre des progrès de l'Afrique du Sud dans l'accès aux traitements, depuis le tournant de 2007. C'est à cette date que le pays a adopté son plan national stratégique contre le sida, qui affecte 5,5 des 48 millions de Sud-Africains.
Côte d'Ivoire : Un plan d'action pour les plus vulnérables au Vih/sida
2008-08-01
http://fr.allafrica.com/stories/200807250131.html
Les professionnels du sexe, homosexuels, populations carcérales et autres groupes classés parmi les plus hautement vulnérables au sida du fait de leurs activités, vont bénéficier d’un plan stratégique (2008-2011) de prise en charge, dans le cadre de la lutte contre le sida en Côte d’Ivoire. Selon la coordonnatrice du programme national de lutte contre le sida chez les personnes hautement vulnérables, il s'agit de renforcer les actions engagées depuis 2004.
Niger : MSF souhaite continuer ses activités
2008-08-01
http://www.temoust.org/spip.php?article6139
Médecin sans frontières (MSF) a déclaré souhaiter poursuivre la prise en charge des enfants nigériens après la décision des autorités de Niamey de suspendre ses autorisations de travail de dans le pays. Le ministre nigérien de l’Intérieur a publié le 22 juillet dernier un arrêté suspendant les autorisations de travail de la section française de MSF opérant depuis quelques années dans le pays. Mais le siège de l’organisation affirme ne pas avoir été informé des raisons motivant cette décision.
Sénégal : Une ancienne malade du cancer mobilise contre le fléau
2008-08-01
http://www.sudonline.sn/spip.php?article12795
L’histoire de Sos cancer est intimement liée au vécu personnel de Kiné Sow, engagée auprès des autres victimes de cette maladie depuis qu’elle a échappé à cette affection très répandue au Sénégal et qui est à l’origine de 13% des décès enregistrés. Aidée par ses frères et sœurs, elle a monté l’association il y a trois ans, après avoir été elle-même guérie du cancer. Désormais, elle vient ainsi en aide aux victimes de cette maladie, démunies et incapables de faire face aux dépenses pour les soins qu’elle nécessite…
Swaziland : Le sida a fait chuter la population de 18% en 10 ans
2008-08-01
http://tinyurl.com/6f45cx
Le Swaziland, où près de 40% des hommes sont atteints par le Vih, a vu sa population diminuer de près de 220 000 personnes depuis le dernier recensement réalisé en 1997. Selon le recensement de mai 2007, le royaume du Swaziland comptait 1 million 18 449 habitants, dont 78% vivaient en zone rurale.
Zambie : Baisse du taux de mortalité maternelle
2008-08-01
http://tinyurl.com/56vort
Le taux de mortalité maternelle en Zambie a baissé grâce aux efforts concertés pour rendre les compétences en matière de santé de reproduction plus accessibles à plus de mères dans le pays, a indiqué, le 29 juillet, le secrétaire permanent au ministère de la santé. Les données statistiques rassemblées par l’Enquête démographique et de santé 2007 indiquent cette tendance. Le taux actuel se situe à 429 décès pour 100 000 naissances vivantes, ce qui constitue une amélioration significative par rapport aux 700 décès pour 100 000 naissances vivantes enregistré naguère.
Environnement
Afrique : Lien souvent ignoré entre l'échec agricole et le changement climatique
2008-08-01
http://www.ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=4174
Le changement climatique a un effet intense sur la sécurité alimentaire en Afrique, puisque les températures croissantes et les modèles de pluie changeants réduisent l'accès à l'alimentation à travers le continent. C'est ce qui a filtré d'une conférence sur le réchauffement de la planète et le changement climatique, qui s’est déroulée au Cap, en Afrique du Sud, entre le 21 et le 24 juillet.
Burkina : Menaces sur les acquis de la lutte contre la désertification
2008-08-01
http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=4166
Malgré les millions de plants mis en terre chaque année pour lutter contre la désertification au Burkina Faso, ce pays sahélien d'Afrique de l'ouest risque de voir ses efforts annihilés par la forte pression des populations pour satisfaire leurs besoins socio-économiques. "Nous trouvons dans les réserves, les parcs nationaux, des habitations, des marchés, des lieux de culte, de véritables infrastructures", dénonce le ministre burkinabé de l'Environnement et du Cadre de Vie.
Madagascar : Les voitures polluantes interdites de circulation
2008-08-01
http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=19320
Au Madagascar, les voitures polluantes sont interdites de circulation jusqu'à ce qu'elles soient réparées. Protection de l'environnement oblige. Les contrôles inopinés menés contre ces véhicules sont de plus en plus stricts dans la capitale. Leur nombre augmente parallèlement à l’extension du parc automobile, mais grâce aux descentes inopinées réalisées avec les agents de la police de circulation, beaucoup de voitures ont été saisies.
Média & liberté d'expression
Mauritanie : Deux journalistes écroués pour "humiliation de la justice"
2008-08-01
http://tinyurl.com/5cm9tt
Le directeur de la publication du journal mauritanien Al Houriya et un journaliste du quotidien ont été inculpés et écroués le 23 juillet à Nouakchott pour "humiliation de la justice, mensonge, outrage et diffamation. Ils ont immédiatement été transportés à la prison civile de la capitale…
Bien-être social
Gabon : Les handicapés trouvent un créneau contre la pauvreté
2008-08-01
http://tinyurl.com/5uh5cl
Les handicapés moteurs de Libreville s’investissent dans la vente des cartes de recharge et l’exploitation de cabines ambulantes de téléphonie mobile en vue de lutter contre le chômage et l’oisiveté galopantes. Ils sont nombreux à exercer cette activité assez lucrative, mais «c’est un travail plein de risques pour certains qui se font rouler, parfois insulter par des individus et aussi par des automobilistes», déclare un handicapé - moteur.
Plaidoyers & campagnes
Global : Déclaration de la 7e édition du Forum des peuples
2008-08-03
Forum des peupes
Le monde entier traverse depuis plusieurs décennies une crise économique et sociale d’une extrême gravité. Elle se caractérise par une offensive générale du capital financier international laquelle se traduit par la destruction systématique des conquêtes sociales des travailleurs, la militarisation des relations internationales, l’intensification des guerres, de conquête coloniale et de domination impérialiste (Irak, Afghanistan, Palestine), le chantage nucléaire, la criminalisation de l’immigration, la flambée des prix des hydrocarbures, la crise alimentaire, la poursuite effrénée des reformes meurtrières des Institutions Financières Internationales (FMI- BM-OMC), les privatisations anarchiques des secteurs vitaux de nos économies.
Malgré l’extrême gravité de la situation dans le monde, le G8, ce directoire mondial informel, illégitime et antidémocratique continue à faire des effets d’annonce et des promesses non tenues. En 2005, son engagement en faveur des pays pauvres a permis l’annulation d’un montant dérisoire de 39 milliards de dollars US alors que le Continent africain à lui seul devait 215 milliards de dollar US et l’Amérique Latine 723,6 milliards de dollar US. Pour la même période, le transfert net de capitaux du Sud vers le Nord était de 354 milliards de dollar US pendant que l’aide publique au développement se réduisait comme une peau de chagrin et que le montant de la dette culminait à 2800 milliards de dollars !
La Fao (organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture) a souligné en 2008 que la part de l’agriculture dans l’aide publique au développement a chuté, passant de 17% en 1980 à 3% en 2006. Les Institutions Financières Internationales et Régionales ont baissé d’une manière drastique les ressources destinées à l’activité agricole qui est le moyen d’existence principal de 70% des pauvres dans le monde. Dans certains cas, le portefeuille de prêts à l’agriculture d’une institution est passé de 33% en 1979 à 1% en 2007 . Alors que la grande majorité des populations dans le monde souffre de manque de nourriture, quelque 2,3 millions de tonnes de riz sont actuellement stockées par le Gouvernement japonais dans une dizaine d’immenses hangars réfrigérés et risquent d’être livrés aux animaux.
En terme de maîtrise de l’eau, de construction d’infrastructure, de capacités de commercialisation, d’accroissement de la production végétale et de la réduction de la faim, la FAO précise qu’il faut un investissement de 25 milliards de dollars us par an. Alors que le monde ne demande que 30 milliards de dollars par an pour relancer l’agriculture et éradiquer définitivement la faim, 1200 milliards de dollars us sont dépensés pour l’armement pendant que 862 millions de personnes meurent de faim dans le monde ! Quel scandale !
Nous participants de la 7ème édition du Forum des Peuples tenue du 06 au 09 Juillet 2008 à Katibougou –Koulikoro ((Mali),
considérant :
- L’endettement massif des Pays du Sud contrastant avec l’état de pauvreté généralisée des populations de ces pays ;
- La mise sous tutelle des économies des Etats du Sud par les privatisations et le contrôle des entreprises privatisées par les multinationales ;
- La volonté manifeste du contrôle de notre agriculture à travers l’imposition des OGM (Organismes génétiquement modifiés) par les firmes multinationales de semence ;
- L’imposition de la signature des Accords de Partenariat Economique ( A. P.E.) entre l’Union Européenne et les Pays ACP ( Afrique, Caraïbe, Pacifique) par la division et la signature d’accords intérimaires avec certains pays africains ;
- Le pillage systématique organisé de nos ressources naturelles par les multinationales, propriétés du G8 et des pays émergents comme la Chine, avec la complicité affichée de nos Chefs d’Etat ;
- L’existence de la crise alimentaire artificiellement créée et entretenue par le système capitaliste néolibéral pour favoriser l’introduction des OGM et recourir permanemment à l’arme alimentaire comme politique de pression et de chantage ;
- L’absence totale de la société civile par rapport à la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide ;
- Le protectionnisme et les phobies de l’Europe qui impose d’une main des accords de libre commerce et de l’autre s’érige en forteresse assiégée, s’opposant à la libre circulation des populations du sud.
Nous participants à la 7e édition du forum des peuples de Koulikoro, Exigeons ce qui suit :
Auprès des Etats
- Le rejet des Accords de Partenariat Economique entre l’Union Européenne et les Pays ACP dans leurs formes actuelles
- Plus de transparence dans l’utilisation des recettes tirées de l’exploitation des ressources naturelles.
- La Mise en place de stratégies nationales de lutte contre la corruption
- Des démarches courageuses pour la promotion de l’agriculture paysanne (intrants, redevance d’eau, augmentation du budget de l’agriculture à hauteur de 10% du budget national)
- La prise de mesures courageuses contre les privatisations et pour l’extension des services publiques, au Mali, particulièrement, l’arrêt du processus de privatisation de la CMDT et de l’Office du Niger. Rendre justice aux travailleurs licenciés de l’HUICOMA
- L’augmentation significative des budgets alloués à l’éducation et la santé.
- L’arrêt des politiques de privatisation massives de l’école.
Au niveau international
- La Révision des politiques commerciales prônant le libre échange, source d’inégalités et d’injustice et la promotion de politiques commerciales socialement justes et écologiquement durables
- L’annulation totale et inconditionnelle de la dette extérieure des Pays du Tiers-monde
- La suppression pure et simple de la Banque Mondiale et du FMI et leur remplacement par la Banque du Sud instrument privilégié de coopération et de financement du développement sur des bases plus justes et équitables
- L’arrêt immédiat et sans condition des ingérences extérieures dans les affaires intérieures des Etats, et le respect strict du principe à l’autodétermination pour tous les peuples du monde
- L’arrêt des privatisations dans les pays du Sud, du contrôle des Entreprises par les multinationales protégées par l’Organisation mondiale du Commerce..
- L’Annulation de la directive retour dite « directive de la honte » de l’UE et la dénonciation du pacte européen pour l’exil de Nicolas Sarkozy ;
- La suppression du système FRONTEX, arsenal militaire pour protéger la forteresse européenne et arrêter les politiques répressives et racistes sur les migrations
A l’endroit des mouvements sociaux
- L’engagement sans faille des mouvements sociaux pour lutter contre la forme actuelle des Accords de Partenariat Économique
- La Sensibilisation de la population au changement de comportement de consommation en promouvant les produits locaux au profit des produits importés.
- La sensibilisation des populations aux enjeux des APE et la formation d’un front uni contre ces politiques libérales
- L’Encouragement des populations à s’approprier du contrôle citoyen de l’action publique .
Fait à Koulikoro (Mali), le 9 Juillet 2008
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RD Congo : Le processus de paix fragile, des civils en danger
2008-08-03
Congo Advocacy Coalition
Six mois après la signature d’un cessez-le-feu, une extrême violence oppresse toujours l’Est du Congo, selon une coalition de 64 organisations internationales et congolaises humanitaires et de défense des droits humains. Créée dans le courant du mois de juillet 2008 pour suivre le processus de paix, cette nouvelle coalition, appelée Congo Advocacy Coalition (Coalition pour le plaidoyer pour le Congo) appelle la communauté internationale à accroître les pressions sur les groupes armés afin qu’ils concrétisent leurs promesses de protéger les civils.
Le premier rapport de cette coalition révèle qu’au moins 150.000 personnes ont été contraintes de quitter leurs habitations depuis ce cessez-le-feu historique (l’Acte d’Engagement) signé le 23 janvier de cette année, à cause des conflits persistants. Les Nations Unies ont également rapporté plus de 200 violations de cessez-le-feu en moins de 180 jours entre les mois de janvier et juillet. Ces nouveaux déplacés s’ajoutent au million de personnes qui avaient déjà fui lors de précédentes vagues de violence dans le Nord et le Sud Kivu. Le nombre des déplacés dans les territoires les plus touchés comme Rutshuru et Masisi au Nord-Kivu est le plus important jamais relevé.
« L’accord de cessez-le-feu n’est pas parvenu à faire taire les armes et la population de l’Est du Congo continue à souffrir et à devoir fuir pour survivre », a déclaré Juliette Prodhan, responsable d’Oxfam Grande Bretagne pour la RDC. « Les parties à cet accord doivent redoubler d’efforts en urgence afin de tenir les engagements pris pour protéger les civils. »
Les femmes et les jeunes filles ont été particulièrement touchées par cette violence. Plus de 2.200 cas de viols ont été enregistrés au mois de juin 2008 dans la seule province du Nord-Kivu, ce qui ne reflète qu’une petite partie du nombre total d’agressions. Au moins 200 civils ont été tués dans des conflits persistants entre milices armées.
Les parties à l’accord de paix, les facilitateurs internationaux, les coordinateurs pour le processus de paix et les donateurs internationaux doivent redoubler leurs efforts pour faire fonctionner ce processus de paix. Congo Advocacy Coalition a appelé ces acteurs à :
Pousser publiquement tous les groupes armés à respecter les obligations de l’Accord de Goma et indiquer clairement que les abus contre les civils ne seront pas tolérés et seront passibles de sanctions ;
Nommer un conseiller spécial indépendant de haut niveau sur les droits humains pour l’Est du Congo afin de garantir que la question des droits humains, y compris les violences sexuelles et l’enrôlement d’enfants soldats, seront au cœur des discussions de paix ; et
Soutenir des efforts de médiation en finançant des programmes pour maintenir la paix et renforcer la protection de la population civile, comme les programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration qui aident les soldats à trouver des alternatives durables à la violence, ainsi que des programmes qui abordent la question des causes du conflit en s’axant sur les initiatives de paix, sur la réconciliation et sur la résolution des conflits fonciers.
Au Nord-Kivu, beaucoup de déplacés trouvent refuge dans des familles d’accueil et reçoivent le minimum de nourriture et d’assistance, pendant que d’autres cherchent la sécurité dans des camps pour les personnes déplacées. Le taux de malnutrition aigue atteint le chiffre alarmant de 17% dans certaines zones, ce qui est bien au delà du seuil d’alerte.
Des organisations humanitaires ont essayé d’étendre leurs programmes depuis l’avènement du processus de paix, mais elles ont subi un nombre croissant d’attaques de divers groupes armés et de bandits. Au moins 36 attaques ont été enregistrées depuis janvier 2008, et prennent pour la majorité la forme d’embuscades armées sur les routes principales et isolées au moment où le personnel humanitaire tente d’atteindre les populations vulnérables. Au cours des dernières semaines, les attaques contre les organisations humanitaires sur la route principale en direction de la ville de Masisi, ont sérieusement entravé l’aide apportée à une population d’au moins 186.000 personnes.
Près de 10.000 casques bleus ont été déployés pour tenter de s’interposer entre les parties en conflit au Nord et au Sud Kivu, mais ils sont très dispersés et n’ont pas réussi à empêcher un certain nombre d’attaques. Les civils, pour se protéger, établissent souvent des camps aux abords des bases de l’ONU.
Un vieil homme, forcé de fuir et vivant désormais dans un camp de réfugiés, a indiqué à la Congo Advocacy Coalition : « Les chefs du gouvernement et les groupes armés se sont vus à Goma et ils avaient dit qu’ils nous apporteraient la paix. Au lieu de ça, ils continuent à se battre. Nous perdons espoir. Nous voulons seulement la paix pour pouvoir rentrer chez nous. »
L’Accord de Goma, signé par 22 groupes armés ainsi que le gouvernement Congolais, était précédé d’un Accord datant du mois de novembre 2007 entre les gouvernements du Congo et du Rwanda, connu sous le nom de Communiqué de Nairobi. Ce dernier accord visait à régler le problème des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé rwandais basé à l’Est du Congo. D’après l’Article III de l’Accord de Goma (« Acte d’Engagement »), tous les signataires se sont engagés à respecter à la lettre le droit international humanitaire et les droits de l’Homme, et par là même de mettre fin à tout acte de violence et abus à l’encontre de la population civile.
Ces deux accords, ajoutés aux recommandations de la Conférence sur la Paix, la Sécurité et le Développement organisée par le gouvernement au début de l’année 2008, servent de base au programme de paix gouvernemental pour l’Est du Congo, connu sous le nom de Programme Amani.
« Le Programme Amani n’a pas conduit à des améliorations tangibles pour les citoyens de l’Est du Congo », a avancé Anneke Van Woudenberg, Chercheuse Senior au sein de la Division Afrique de Human Rights Watch. « La communauté internationale et le gouvernement congolais doivent garantir que le programme de paix devienne réalité et pas seulement une belle idée. Ils doivent s’assurer qu’il sera bien financé pour permettre de venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin. »
* La Congo Advocacy Coalition, composée d’organisations non gouvernementales locales et internationales a été créée pour s’assurer de la protection des civils et du respect des droits de l’homme dans le processus de paix à l’Est du Congo. La Coalition appelle les signataires de l’Accord de Goma, du Communiqué de Nairobi et du Programme national du gouvernement congolais Amani à tenir leurs engagements quant au respect du droit international humanitaire et à la protection des civils. La coalition publiera régulièrement des mises à jour sur le respect de ces engagements. Les membres du comité de pilotage de la Coalition incluent : ActionAid, ENOUGH, Human Rights Watch, International Rescue Committee (IRC), Mercy Corps, Norwegian Refugee Council (NRC), Oxfam, Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementales de Développement (CRONGD) - Nord Kivu, Promotion et Appui aux Initiatives Féminines (PAIF) – Nord Kivu, Institut Congolaise pour la Justice et la Paix (ICJP) – Sud Kivu, et Association des Femmes Juristes du Congo (AFEJUCO) – Sud Kivu.
Autres signataires :
Des ONG internationales : Agency for Technical Cooperation and Development (ACTED), Amnesty International, Beati I Costruttori di Pace (Blessed are the Peacemakers), Global Witness, International Alert, La Benevolencija, Premier Urgence, Refugees International, Save the Children – UK, Scottish Catholic International Aid Fund (SCIAF), Trocaire, War Child Holland, World Vision
Des ONG congolaises : Action de Promotion et d’Assistance pour l’Amélioration du Niveau des Vies des Populations (APANIVIP), Action Paysanne pour la Reconstruction et le Développement Communautaire (APREDECI), Action pour la Promotion et la Protection de l’Enfant et de la Femme (APPEF)/Nord Kivu, Action pour les Personnes Déshérites et victimes des exactions (APDEV), Action Sociale et Conseil pour le Développement et la Paix (ASCODEPA), Action Sociale pour la Paix et le Développement (ASPD), Alfa Ujuvi, Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO)/Sud-Kivu, Association des Jeunes pour la Défense des Droits de l’Enfant et la Lutte contre la Racisme et la Haine (AJERH), Association des Volontaires du Congo (ASVOCO), Association pour le Développement des Initiatives Paysannes (ASSODIP), Blessed Aid, Campagne Pour la Paix (CPP)/RDCongo, Centre d’Appui pour le Développement Rural Communautaire (CADERCO), Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme (CREDDHO), Centre d’Etudes et de Recherche en Education de Base pour le Développement Intégré (CEREBA), Centre pour la Paix et les Droits de l’Homme - Peace and Human Rights Center (CPDH-PHRC), Change Agents Peace Program (CAPP), Children’s Voice, Coalition to Stop the Use of Child Soldiers (Coalition Pour Mettre Fin a L’utilisation d’Enfants Soldats)/RDC, Collectif des Associations des Femmes Pour le Développement (CAFED)/Nord-Kivu, Comité d’Appui au Développement Rural Endogène (CADRE), Construisons la Paix et le Développement (COPADI), Dynamique des Femmes Juristes, Encadrement des Femmes Indigènes et des Ménages Vulnérables (EFIM), Groupement Féminin Nyamulisa, Groupes des voix de sans voix (GSV)/ Uvira, Heritiers de la Justice, Ministère de l’Eglise du Christ au Congo pour le Réfugies et les Urgences (ECC MERU)/ Sud Kivu, Promotion de la Démocratie et Protection des Droits Humains (PDH), Reseau des Associations Intègres dans les Droits Humains (Reseau AI/DH), Reseau d’Initiatives Locales pour le Développement Durable (REID), Réseau Femme et Développement (REFED)/Nord-Kivu, Réseau Provincial des ONGs de Droits de l’Homme (REPRODHOC)/Nord-Kivu, Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral (SOFEPADI)/Nord-Kivu, Solidarité pour la Promotion sociale et la Paix (SOPROP), SOS Grands Lacs, Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences Sexuelles, Union des Eglises Indépendantes du Congo au Sud-Kivu (UEIC), Villages Cobaye (VICO)
* Pour plus d’information, veuillez contacter :
Pour Enough : Colin Thomas-Jensen à Washington DC au + 1 202 682 6136 (English)
Pour Human Rights Watch : Anneke Van Woudenberg à New York au +44 (0)7711 664960 (English, French)
Pour Oxfam : Juliette Prodhan à Kinshasa au +243 (0)81 700 7135 (English)
Pour CRONGD (Nord-Kivu) : Kubuya Muhangi au +243 (0)99 861 0651 (French, Swahili)
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Conflits & urgences
Afrique : Le PAM renforce ses secours d’urgence
2008-08-01
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=70973
Le Programme alimentaire mondial (PAM) va renforcer ses opérations en Afrique de l’Ouest pour venir en aide à 1,4 million de personnes touchées par la flambée des prix. La Guinée, la Mauritanie, la Sierra Leone, le Liberia, le Burkina et le Sénégal sont les pays visés. Les populations bénéficiaires viennent s’ajouter aux 3,6 millions d’autres, qui reçoivent l’assistance du PAM, depuis le début de l’année, dans ces mêmes pays.
Côte d'Ivoire : L'ONU prolonge le mandat des forces de la paix
2008-08-01
http://tinyurl.com/5tf2sb
Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé à l'unanimité, le 28 juillet, une résolution de la France prolongeant de six mois le mandat des Casques bleus en Côte d'Ivoire et des soldats de la force française Licorne, afin de sécuriser le processus des élections. La résolution, également co-signée par le Burkina-Faso et l'Afrique du Sud, étend jusqu'au 31 janvier 2009 le mandat des quelque 8.000 Casques bleus de l'Onuci, ainsi que celui des 1.800 soldats de la force française Licorne, qui les soutient.
Global : Les Occidentaux opposés au report d'une possible inculpation de Béchir
2008-08-01
http://tinyurl.com/6lw2q3
L'Afrique du sud et la Libye ont soumis le 28 juillet au Conseil de sécurité une proposition visant à différer une possible inculpation du président soudanais Omar el-Béchir pour génocide au Darfour, mais ont rencontré l'opposition des Occidentaux. Les 15 membres du Conseil se sont rencontrés à huis clos pour examiner un projet de résolution britannique destiné à prolonger le mandat de la force de paix ONU-Union africaine (Minuad) d'un an, à compter du 31 juillet, après l'expiration de son mandat.
Namibie : 150 millions de dollars débloqués pour des vivres d'urgence
2008-08-01
http://tinyurl.com/64j472
La Namibie va dépenser environ 150 millions de dollars au titre de la distribution de vivres d'urgence et de la mise en place de mesures sociales destinées à atténuer les conditions des populations rurales affectées par la hausse des denrées alimentaires et du carburant. Une situation aggravée par l'impact de la sécheresse et de cycles d'inondations dévastatrices. Le programme vise à distribuer des vivres d'urgence à plus de 500.000 personnes.
Rwanda : Menace de retrait des casques bleus du Darfour
2008-08-01
http://www.agoraflux.com/article15543.html
Le quotidien américain The Washington Post rapporte que le Rwanda menace de retirer ses quelques 3 000 casques bleus du Darfour, si le commandant-adjoint de la Mission conjointe des Nations Unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD), le général Karaze Karenzi, est démis de ses fonctions. L’ONU aurait demandé à Kigali à remplacer le général qui est accusé d’avoir commis des crimes de guerre au Rwanda durant les années 1990.
Somalie : Possibilité de combats contre des soldats de l'ONU
2008-08-01
http://tinyurl.com/6c8k7l
Un nouveau chef de l'opposition somalienne a déclaré le 25 juillet que ses partisans pourraient prendre les armes contre une force de maintien de la paix de l'ONU envoyée dans le pays, si elle se rangeait au côté du gouvernement. Cheikh Hassan Dahir Aweys a pris cette semaine la direction d'un mouvement de l'opposition en exil. S'il dément tout lien avec des terroristes, Washington le soupçonne de collaborer avec Al-Qaïda.
Soudan : Menaces d'expulsion contre la Minuad en cas de poursuites contre Béchir
2008-08-01
http://tinyurl.com/6duvga
Le Soudan a averti le 25 avril qu'il "pourrait" demander le départ de la force de paix ONU-Union africaine (Minuad) déployée au Darfour, si le président soudanais Omar el-Béchir est visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide au Darfour. "Nous disons à la communauté internationale qu'en cas d'inculpation de notre président Omar el-Béchir, nous ne pouvons pas être responsables du bien-être des troupes étrangères au Darfour", a déclaré le conseiller du président soudanais, Bonal Malual.
Soudan : Pretoria demande de suspendre les poursuites contre al-Bashir
2008-08-01
http://fr.allafrica.com/stories/200807290728.html
Le gouvernement sud-africain, appuyé par la Chine, tente de persuader le Conseil de sécurité de l'ONU de suspendre la procédure initiée à l'encontre du président soudanais Omar al-Bashir à la Cour pénale internationale (CPI). Le gouvernement américain a pour sa part indiqué que même s'il s'oppose à la requête de l'Afrique du Sud, Washington pourrait user de son influence pour soutenir l'effort sud-africain si le gouvernement soudanais fait des concessions visant à ramener la paix dans la région.
Internet & technologie
Namibie : La technologie pour combattre le blanchiment d’argent
2008-08-01
http://www.spyworld-actu.com/spip.php?article8335
La technologie de l’information destinée à aider les pays à combattre les crimes tels que le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme a été installée dans le centre de renseignement financier de la Namibie. Avec l’aide de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le logiciel appelé "goAML" a été crée par l’ONUDC pour aider le renseignement financier, la justice et les forces de l’ordre à renforcer leur lutte contre le crime organisé.
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Fahamu – Réseaux pour la Justice Sociale
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ISSN 1753-6839

EDITORIAUX DE PAMBAZUKA NEWS 2004