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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

Fahamu a été sélectionné par le Tech Museum of Innovation parmi 301 candidats représentant 64 pays pour recevoir un prix Tech Museum Award . Ces candidats représentent « l’élite des technologistes dont les innovations bénéficient à l’humanité ». Fahamu est l’un des cinq lauréats Tech dans la catégorie éducation.

Surveillance de l’UA

Ce site a été établi par Fahamu dans le but de réguliérement fournir des informations sur ce qui se passe au sein de l’Union Africaine. Dans l’immédiat, nous téléchargerons réguliérement des informations depuis le sommet de Khartoum à partir du 26 janvier 2006.
Visitez le site de Surveillance de l'Union

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Pambazuka News has been voted one of the the top websites for 2008 in the annual 'Top 10 Who Are Changing the World of Internet and Politics' award organised by PoliticsOnline and eDemocracy Forum.
This is the fourth year running that Pambazuka News has been voted onto the shortlist, where it is once again the only Africa-related website. Pambazuka News is described by PoliticsOnline as
'..a pan-African community of over 1000 citizens - academics, social activists, women's organizations, writers, artists, poets, bloggers, and commentators who together produce insightful and thoughtful analyses that make it the most innovative and influential sites for social justice in Africa... Pambazuka has become the source of authentic voices of Africa's social analysts and activists.'
With thanks to all those who voted for us,
Editors
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Fahamu Books

Ending Aid DependenceYash Tandon (2008) Ending Aid Dependence.
New book from Fahamu
Developing countries reliant on aid want to escape this dependence, and yet they appear unable to do so. This book shows how they may liberate themselves from the aid that pretends to be developmental but is not.

China’s New Role in Africa and the SouthDorothy-Grace Guerrero and Firoze Manji (ed) (2008) China’s New Role in Africa and the South: A search for a new perspective.

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Chroniques

RSS Feed

Mamdani, Mugabe et la communauté scientifique africaine face au cauchemar du Zimbabwe

Horace Campbell (2008-12-19)

Au cours de ces dernières semaines, Pambazuka News a publié deux articles sur le Zimbabwe qui ont entraîné cette réaction fort polémiste mais très argumentée de la part d’Horace Campbell. Ce dernier réagit à l’appel lancé par des chercheurs du CODESRIA pour s’opposer à toute intervention militaire au Zimbabwe (1), mais aussi l’analyse faite par Mahmood Mamdani intitulé «Leçons du Zimbabwe».

Main basse sur les terres agricoles en pleine crise alimentaire et financière

Grain (2008-12-12)

La synergie actuelle entre la crise alimentaire et la crise financière a déclenché un nouvel « accaparement des terres » au niveau mondial. D’un côté, des gouvernements préoccupés par l’insécurité alimentaire qui recourent à des importations pour nourrir leurs populations s'emparent de vastes territoires agricoles à l’étranger pour assurer leur propre production alimentaire offshore. De l’autre, des sociétés agro-alimentaires et des investisseurs privés, affamés de profits dans un contexte d’aggravation de la crise financière, voient dans les investissements dans des terres agricoles à l’étranger une source de revenus importante et nouvelle.

La lutte contre le sida freinée par la crise financière internationale

Tidiane Kassé (2008-12-07)

La crise financière mondiale s’est invitée à la 15e Conférence internationales sur le sida et les maladies infectieuses (CISMA ; ICASA en anglais) qui s’est tenue à Dakar du 3 au 7 décembre 2008). La décision prise par le Fonds mondial de réduire ses prochains financements de 10 % (1re phase) puis de 25% suivant des conditionnalités (2e phase) constitue un choc. Les coupes ainsi prévues se montent à 3 milliards 100 millions de dollars. La mesure, prise lors du Conseil d’administration de l’agence tenu du 7 au 8 novembre 2008, est justifiée par la décision des bailleurs de fonds de réduire leurs engagements financiers. Ceci dans un contexte de crise financière internationale. Pour les organisations de la société civile africaine engagées dans la réponse à l’épidémie à VIH, c’est le début d’une ère d’incertitudes.

Une vision optimiste et réaliste de la construction de l’Afrique du 21ème siècle

Momar Sokhna Diop (2008-11-28)

Au moment où des évènements politiques et économiques majeurs bouleversent l’humanité tout entière, une révolution culturelle et cultuelle de taille s’opère dans le continent dit le plus puissant au monde. Il s’agit de l’accès de Barack Obaman un Africain-Américain à la présidence des Etats-Unis. Son succès s’inscrit dans la lignée des «néo autodidactes politiques», c'est-à-dire ces militants dont l’unique conviction est la reconnaissance sociale de leur combat. La promotion socioprofessionnelle ne constitue pas toujours leur principale ou seule motivation, mais la volonté de se mettre au service du peuple pour le sortir de la misère et de l’asservissement.

Le Canada en Afrique : « la super puissance minière! »

Denis Tougas (2008-11-21)

Grâce à l’appui financier et diplomatique dont ils disposent de la part de leur gouvernement, les compagnies minières canadiennes occupent aujourd’hui une position leader dans le secteur de l’industrie extractive en Afrique. Dans un article qui met en évidence les intérêts importants en jeu sur un continent riche en ressources naturelles, Denis Tougas présente une vue d'ensemble de l’environnement douteux dans lequel évoluent les entreprises minières canadiennes en Afrique. On est loin de l’image d’un Canada partenaire désintéressé œuvrant pour le développement de l’Afrique. Au regard de ce qui ce lit dans cet article, cette vision fait maintenant partie d’un folklore dépassé.

Faut-il en finir avec la RDC ? Une lecture de l’histoire de l’humanité

Jacques Depelchin (2008-11-14)

Depuis l’événement du 30 juin 1960, il y a eu une constante par rapport au Congo : il fallait coûte que coûte en finir avec toute velléité d’indépendance réelle. Patrice Emery Lumumba (Premier ministre) a incarné la fidélité à cet événement. Une fidélité qui ne se lit pas seulement dans ses discours, ses appels à l’unité, sa lettre/testament à son épouse et à ses enfants, mais aussi et jusque dans les derniers jours et moments de sa vie. La force de cette fidélité fut telle que les assassins, après l’avoir enterré, l’ont déterré pour dissoudre ses restes dans un bain d’acide sulfurique. ...

Arrêtons de tuer et de lapider les femmes!

Codou Bop (2008-11-06)

Le réseau Femmes sous Lois Musulmanes (WLUML) est en train de lancer la Campagne Mondiale «Arrêtons de tuer et de lapider les femmes !». Il s’agit de mettre un terme aux abus commis sous le couvert de la culture et de la religion, pour justifier le fait que les femmes soient tuées au nom d’une violation des ‘normes’ imposées de comportement sexuel. La mise à mort des femmes – sous n’importe quel prétexte – est inacceptable. C’est aussi une violation grave et sérieuse des Droits de l’Homme.

Pourquoi la France est-elle si frileuse sur la question de son histoire avec l'Afrique ?

Mamadou Koulibaly (2008-10-28)

De tous les pays ayant pratiqué l’esclavage des Africains et disposé de colonies, la France semble être la seule grande démocratie occidentale à traîner lourdement les pas dans l’engagement au processus de pardon et réconciliation, comme le témoignent les propos récurrents du président Sarkozy. Mais pour le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Mamadou Koulibaly, qui évoque la grandeur de certains pays à faire face à leurs responsabilités dans certains drames qui ont frappé des peuples, l’attitude de la France ne saurait surprendre. Pour lui, si la France est si gênée et frileuse à s’engager dans l’initiative de la repentance, c’est parce qu’elle n’a pas encore véritablement rompu avec toutes les formes des faits qui nécessitent des excuses.

Economie informelle : L’autre face du sous-développement

Amady Aly Dieng (2008-10-19)

C’est au début des années 1980, au moment où les politiques d’ajustement structurel imposées par le FMI et la Banque Mondiale, commençaient à faire effet que l’économie informelle a commencé à prendre de l’ampleur en Afrique. Les populations créent et multiplient des activités comme un «amortisseur de crise» et les institutions financières internationales, la Banque en particulier, montrent leur fascination devant tant d’ingéniosité. Cependant, cette informalisation ne saurait remplacer ni l’Etat ni les grandes entreprises pour une économie stable, devant une crise plus forte encore. Bruno Lautier, économiste et sociologue, est professeur à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne (IEDES) a consacré un ouvrage au phénomène (1). Il fait ici l’objet d’une analyse par un économiste africain, Amady Aly Dieng, qui pose également les limites de ce segment des économies face aux crises de développement.

Les scandales cachés des industries extractives

Tidiane Kassé (2008-10-12)

De certains pays africains, on a pu dire qu’ils sont des scandales géologiques. Mais que ce soit la bauxite de la Guinée, l’or du Mali, le diamant de la Rd Congo, le cuivre de la Zambie ou l’uranium du Niger, les richesses du continent ont plus nourri des scandales et conduit à des drames multiformes, que favorisé le développement de ses populations. De sorte que les industries extractives passent pour faire le malheur des peuples plutôt que leur bonheur, alors que les richesses profitent à des intérêts bâtis dans l’opacité.

Les impacts économiques et sociaux des industries extractives

Moussa K. Traoré (2008-10-11)

Parler des industries extractives en Afrique de l’Ouest est un exercice assez difficile et délicat. Difficile dans la mesure où plusieurs étapes ont ponctué l’extraction minière en Afrique de l’Ouest. Pour cette raison, plusieurs lois et règlements ont été adoptés pour harmoniser / réglementer l’extraction minière. Tantôt les lois ont été dissuasives, tantôt elles ont été laxistes, tantôt elles sont dites attractives. Parfois il n’y avait même pas de lois et il a fallu en «fabriquer» pour faire face aux urgences du moment. C’est donc dire qu’à certains moments, la loi a été antérieure et /ou postérieure à l’implantation de l’industrie extractive. Cela induit du coup une diversité d’avantages et d’inconvénients.

Ahmed Sékou Touré : «Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage»

Tidiane Kasse (2008-10-05)

Le 28 septembre 1958, la Guinée vote «Non» à l’occasion du référendum sur le projet de Constitution proposé par le général Charles de Gaulle, pour l’établissement d’une Communauté franco-africaine. Elle est ainsi le seul territoire, parmi les colonie...

Entre «la pauvreté dans la liberté» et «l’opulence dans l'esclavage»

Sékou Touré (2008-10-02)

Le 28 septembre 1958, la Guinée vote «Non» à l’occasion du référendum sur le projet de Constitution pour l’établissement d’une Communauté franco-africaine. Elle est ainsi le seul territoire, parmi les colonies françaises d’Afrique, à prendre le chemin de l’Indépendance. Celle-ci sera prononcée le 2 octobre 1958. Cet acte de souveraineté internationale dont on fête le 50e anniversaire, avait été d’abord posé le 25 août 1958, dans un discours prononcé par Ahmed Sékou Touré. Une phrase restée dans la postérité en résume l’esprit : «Il n’y a pas de dignité sans liberté : nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage». A quoi de Gaulle avait répondu : «L’indépendance est à la disposition de la Guinée [mais] la France en tirera les conséquences’’. Pambazuka News vous rappelle ce discours culte.

Mauritanie : «Le coup d’Etat permis de séparer la bonne graine politique de l'ivraie politicienne»

Kaaw Touré et Ibra Mifo Sow (2008-09-26)

Amal Mint Cheikh Abdallah n'est pas que fille de l’ex-président Sidi Ould Cheikh Abdallah, victime d’un coup d’Etat le 6 août 2008. Elle est aussi une attachée de communication à la présidence de la République. Une position de proximité dont cette doctorante sur "les Fondements philosophiques de la pensée économique dans le moyen âge arabo-musulman" réclame la légitimité de par son "lourd bagage intellectuel". Elle juge sans complaisance les anciens compagnons de son père et ne mâche pas ses mots en particulier quand il s'agit des militaires. Elle a compris son monde. Elle est prête à s'assumer, comme elle le souligne dans cet entretien.

Genre et sécurité alimentaire

Lucia Direnberger (2008-09-20)

Entre février et mai 2008, des émeutes de la faim ont éclaté dans les pays du Sud et en particulier sur le continent africain. Le Sénégal, le Burkina Faso, le Mozambique, l’Egypte, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, Madagascar, le Cameroun et d’autres pays sont ainsi secoués par un cri d’alerte de la population qui ne peut plus faire face à l’envolée des prix des aliments de base comme le riz, l’huile d’arachide, les pommes de terre, le blé… Certaines révoltes ont été conduites par des femmes et beaucoup d’autres ont été soutenues par ces actrices trop souvent écartées des analyses journalistiques, institutionnelles et universitaires.

Violences contre les femmes dans les conflits armés : Quel rôle pour les soldats de maintien de la paix ?

Stephen Lewis (2008-09-12)

Si la violence sexuelle n'est pas prise en compte au cours d'un conflit, elle hantera l'après-guerre et la paix apparente ne sera qu'une mauvaise plaisanterie aux yeux de la moitié de la population. J’étais au Libéria récemment, où j'ai pu rencontrer de nombreuses personnalités, dont la présidente Ellen Johnson-Sirleaf. Malheureusement, je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer la Mission des Nations Unies au Libéria, dont les forces de maintien de la paix ont inévitablement été évoquées lors de chaque conversation. Le cadre dans lequel ces conversations ont eu lieu, est résumé par les mots de l'envoyée adjointe de l'ONU pour l'État de Droit au Libéria, lorsqu'elle a déclaré, le 20 mai dernier : « On ne peut pas s'attendre à ce que les futurs leaders du Libéria, les docteurs, les infirmières, les ingénieurs libériens puissent être élevés au sein d'une population de violeurs et de femmes en colère, souillées, terrifiées, troublées, souffrant de dépression et de honte.

La militarisation des régimes politiques en Afrique

Mame Gnilane NDIAYE (2008-09-04)

La grande muette fait encore parler d’elle en Mauritanie. Pourtant après les nombreux coups d’Etat auxquels nous avions eu droit, nous pensions que la spirale de ces immixtions brutales de l'armée dans le champ politique était conjurée dans un monde où des élections libres peuvent être organisées. Premier président mauritanien démocratiquement élu en 2007, Sidi Ould Cheikh Abdallahi a fait les frais d’un coup d’Etat un an et trois mois après son élection. Le général putschiste, Ould Abdel Aziz, chef d'état-major, commandant de la garde présidentielle, nous ramène donc en arrière au coup d’Etat d’août 2005 qui avait renversé le président Taya. Ce coup d’Etat intervient suite à son limongeage de ses fonctions par le président Abdallahi. Quelles que soient les raisons de ce coup d’Etat, un tel acte ne peut être cautionné.

Coup d'Etat en Mauritanie : Les militaires ferment la parenthèse civile

Tidiane Kassé (2008-08-08)

La transition démocratique aura été de courte durée en Mauritanie. Elu en mars 2007, le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi a été renversé le 6 août 2008 par des éléments de sa garde. Depuis le premier coup d’Etat qui a chassé Moktar Ould Daddah du pouvoir, en 1978, Nouakchott vit son cinquième régime militaire. Dans cette période de trente ans marquée par l’omniprésence de l’armée, les seize mois que vient de vivre un régime issu d’une expression populaire sonnent comme une parenthèse anachronique. La Mauritanie retrouve un ordre militaire qui l’a longtemps caractérisé, le règne éphémère des civils n’ayant pu se faire dans la stabilité qui lui aurait permis de s’inscrire dans la durée.

Fatima Hassan : La cause palestinienne vue sous l’angle de la lutte contre l’apartheid

Mukoma Wa Ngugi (2008-08-03)

Fatima Hassan est avocate sud-africaine. Début juillet 2008, elle a fait partie d’une délégation sud-africaine de défense des Droits de l’homme qui a visité Israël et les territoires occupés en Palestine. Cette mission avait pour objectif de «soutenir les Palestiniens et Israéliens travaillant quotidiennement, par des moyens non violents, à mettre fin à l’occupation israélienne d’après 1967, à mettre fin aux abus des Droits de l’homme et aux violations du droit international et à favoriser des relations paisibles et un règlement juste de la question palestinienne». Mukoma Wa Ngugi a interviewé Fatima Hassan sur cette visite de solidarité et les implications que peut avoir la lutte des Palestiniens pour les Africains.

«L’Etat fédéral reste le destin de l’Afrique»

Théophile Obenga (2008-07-25)

On le présente comme un des héritiers de feu Cheikh Anta Diop, chercheur et homme politique sénégalais, défenseur de l’antériorité de la civilisation nègre et militant panafricaniste. Théophile Obenga parle toujours du panafricanisme avec la conviction qu’il s’agit d’une exigence qui deviendra réalité. «Nous arriverons à l’Etat fédéral panafricain. C’est ça le destin africain», clame-t-il. Mais, comme il le souligne aussi dans cet entretien accordé à Freddy Mulumba Kabuayi, journaliste au quotidien Le Potentiel paraissant à Kinshasa, il importe que les dirigeants africains opèrent des ruptures indispensables. Ruptures dans leur vision de l’intégration, dans leurs rapports avec les bailleurs de fonds, dans la perception des intérêts et du devenir du continent.

90 ans de Mandela : Le symbole d’une vie et d’une œuvre pour l’Afrique

Tidiane Kassé (2008-07-18)

Ce 18 juillet 2008, Nelson Mandela fête ses 90 ans. Un événement dont le symbole dépasse la simple matérialisation du temps qui passe. Marquer cette étape, c’est magnifier la vie et l’œuvre d’un homme qui a fini d’entrer dans l’Histoire. Une vie de refus, de résistance, de lutte et de liberté confisquée qui symbolisent le passé de l’Anc. Mais aussi une vie de grandeur et de dépassement qui, à partir d’une vision, ont permis de bâtir l’Afrique du sud post-apartheid, pour en faire une nation arc-en-ciel alors que tous les facteurs de ruptures étaient là (politique, économique, social), pour installer un sombre chaos.

Et si Mandela n’avait pas quitté le pouvoir ?

Aminata Dramane Traoré (2008-07-17)

Mandela est un grand homme. Un homme de conviction et de courage qui a su libérer son pays. Un homme qui a redonné confiance à son peuple et à l'ensemble des peuples opprimés, malgré les résistances. Nelson Mandela est aussi un grand homme qui a su quitter le pouvoir au moment opportun. Cela est important, parce que les héros des luttes de libération nationale qui s'accrochent à leur projet finissent comme Mugabe, à partir du moment où ils s'obstinent à croire qu'un développement autre que la subordination aux grandes puissances est possible. Mugabe n'a pas eu cette chance de partir à temps. Il le paie cher.

Écoutons Mandela, ce n’est pas encore trop tard

Albert Tévoedjre (2008-07-16)

Ce que représente Mandela ? Un exemple et un espoir. Courage de se révolter et de s’engager. Exemple de fidélité à l’engagement. Aller jusqu’au bout de son choix. Nourrir son engagement par l’esprit et ne céder à aucune facilité qui distrait du but. Cela n’est pas donné à tous.

La société civile au sommet du G8 : Faut-il retourner à Gênes ou suivre Gleneagles?

Par Walden Bello* (2008-07-11)

Le Groupe des Huit a vu le jour en 1975 comme G 7, à un moment où le monde était empêtré dans une profonde crise économique, comme c'est le cas aujourd'hui. Son principal objectif était de coordonner les politiques macro-économiques des pays riches à une époque marquée par la stagnation et l'inflation, et de développer un stratégie commune vis-à-vis des pays en développement qui avaient relâché leur dépendance politique et économique des pays occidentaux à la faveur de l'euphorie née de la décolonisation, des luttes de libération nationale, et de l'émergence de l'Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP) comme pouvoir économique.

Le rapport Taubira redessine les APE

Maurice Oudet (2008-07-10)

Le 9 avril 2008, dans la perspective de sa prochaine présidence du Conseil de l’Union européenne, le président Nicolas Sarkozy écrivait à Mme Christiane Taubira, députée de la Guyane à l’Assemblée Nationale pour lui demander un rapport sur les Accords de partenariat économique (APE). Il lui disait en particulier : « Je souhaiterais que vous acceptiez de mener une mission permettant, sur la base de l’évaluation de la situation début 2008, d’approfondir les aspects suivants du sujet :

Zimbabwe : Le règne de la faim, de la terreur, des déplacements et de la mort

Mary Ndlovu (2008-07-04)

Comme dans un remake de la solution kenyane, l’Union africaine a proposé un gouvernement d’union nationale au Zimbabwe, avec Mugabe comme président et Tsvangiraï comme Premier ministre. Le leader du MDC a rejeté la proposition, soulignant qu’il pouvait s’accommoder du maintien du chef de la ZANU PF au pouvoir dans la seule perspective de préparer une autre élection libre et démocratique. Dans cette logique, il est certain qu’avec la terreur qui règne depuis plusieurs mois au Zimbabwe, l’avenir de ce pays ne peut s’écrire sur la base d’un compromis bancal. Dans cet article, Mary Ndlovu rappelle le contexte qui avait poussé Tsvangiraï a renoncer à se présenter au second tour, le 27 juin dernier, et montre que le Zimbabwe a plutôt besoin d’un nouveau départ, au risque d'une descente aux enfers.

«Il est urgent de changer les mentalités sur le statut des femmes rurales»

Rosalie Ouoba (2008-06-27)

Depuis 2005, le Réseau d’Appui à la Citoyenneté des Femmes Rurales d’Afrique de l’Ouest et du Tchad (RESACIFROAT) s’active. Son objectif, «briser les stéréotypes quant à la capacité des femmes en milieu rural de parler pour eux-mêmes» et les amener à s’affirmer dans l’espace public et à s’investir dans les postes de décisions. A sa tête, Mme Rosalie Ouaba. Pour elle, une mutation décisive dans les sociétés implique des changements dans les rôles et statuts des femmes, en particulier des femmes rurales, là où vivent quelque 80%.

Hommage à Ousmane Sembène, l’Aîné des Anciens

Boubacar Boris Diop (2008-06-19)

Ousmane Sembène nous a quittés le 9 juin 2007, sans avoir jamais assigné la moindre limite à son mépris du qu’en-dira-t-on. A quatre-vingt-cinq ans, il se sentait si bien dans sa peau, qu’il se faisait appeler par dérision, l’«Aîné des Anciens». Le fait est, cependant, qu’il a vécu très longtemps en réussissant à préserver sa jeunesse d’esprit. Il y a là quelque chose de magique et peut-être, ce miracle est-il précisément celui d’une liberté dont il a choisi, jusqu’ à son dernier souffle, d’être l’esclave. Le 9 juin dernier, premier anniversaire de sa mort, un hommage national et officiel lui a été rendu. L’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop raconte, revise l'œuvre de Sembène et témoigne.

Les responsabilités du capitalisme mondial dans la crise alimentaire

Fodé Roland Diagne (2008-06-12)

La famine est une stratégie des impérialistes pour asservir les peuples et les nations. Le cynisme peut-il aller jusque-là, se diront certains. Mais c’est Henri Kissinger, qui a fait savoir en 1974, dans le Mémorandum d'études sur la sécurité nationale, que «les implications de la croissance de la population mondiale sur la sécurité et les intérêts étrangers des Etats-Unis (faisaient que) des famines récurrentes pourraient constituer de facto un instrument de contrôle de la population». Henry Kissinger a formulé ainsi les axes de la stratégie de puissance unilatérale pour l’impérialisme étasunien et occidental : «Contrôlez le pétrole et vous contrôlerez les nations, contrôlez la nourriture et vous contrôlerez la population.»

Centrafrique : Stratégie française et enjeux régionaux

Vincent Munié (2008-05-21)

Noyé dans le fourre-tout de l’agenda présidentiel du 19 novembre 2007, un rendez-vous eut lieu à l’Elysée entre MM. Nicolas Sarkozy et François Bozizé, président de la République centrafricaine (RCA). La discrétion et la brièveté (dix-sept minutes) de l’entrevue trahissent une certaine gêne. En effet, la RCA est loin d’être un pays anodin pour la France. L’indépendance, en 1960, de l’ancienne colonie, saignée pendant des décennies, n’a jamais mis fin à l’emprise politique et militaire de Paris. Mais alors, pourquoi cette rencontre au sommet accordée précipitamment et en catimini ? C’est que, ces derniers mois, un fossé s’est ouvert entre la France et la RCA.

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